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Marina Ferrari : « On a encore des bonnes chances de médailles ! »

À l’invitation d’Apolline Matin sur RMC ce mercredi 18 février, la ministre des Sports Marina Ferrari a salué les performances françaises aux Jeux Olympiques d’hiver 2026 de Milan-Cortina et réaffirmé la détermination du Gouvernement pour préparer les Alpes 2030. Entre fierté, exigence et vision de long terme, un cap clair au service du sport français.

JO d’hiver 2026 : « C’est le fruit aussi d’un travail de longue haleine que nous menons depuis 2019 »

« Une ministre heureuse absolument, comme tous les Français d'ailleurs » : d’emblée, Marina Ferrari a partagé l’émotion d’un pays derrière ses athlètes. Avec « ce record déjà de 16 médailles », elle voit dans ces résultats « le fruit aussi d'un travail de longue haleine que nous menons depuis 2019 au service de la performance française ».

Un travail structuré, engagé dans la perspective de Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et poursuivi aujourd’hui « avec beaucoup d'attention pour nos athlètes, pour leur accompagnement ». L’objectif est assumé : 

On s'était fixé un objectif : plus 50% de médailles par rapport aux précédents Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver. Ça ferait 21, c'est possible !

 

Au-delà des chiffres, la ministre souligne la dynamique collective. Si les disciplines nordiques « ont pris le lead aujourd'hui », avec une domination en biathlon et des médailles « historiques en ski de fond », elle refuse toute lecture réductrice : « On ne va pas dire une dépendance [au biathlon]. » Elle rappelle aussi « de très belles surprises en alpin », citant la médaille d’argent de Romane Miradoli, première récompense en ski alpin féminin depuis 24 ans — « une belle histoire du sport français ».

On n'avait pas eu de médaille en ski alpin féminin depuis 24 ans, donc c'était aussi une belle histoire du sport français. 

 

Lucide sur « les déceptions » inhérentes à « une grande intensité » des Jeux, Marina Ferrari préfère mettre en lumière « des 4e ou 5e places qui augurent de très belles choses pour l'avenir », évoquant notamment Nils Allègre. Car l’ambition portée par le Gouvernement s’inscrit « dans le temps long » : avec le plan Ambition Bleue, la France est passée « d'une Olympiade (…) à deux Olympiades » et « travaille déjà sur Brisbane 2032 ».

Passé le moment de la déception, c'est vrai qu'on voit derrière qu'on a des beaux champions qui sont nés et qui augurent de belles choses dès qu'on aura des Jeux bientôt à la maison. 

 

Pour la ministre, ces succès dépassent le seul cadre sportif : 

C'est une famille et tout un pays derrière les Jeux, les Français vibrent. Et quand je vois les taux d'audience aujourd'hui, même les discussions qu'on peut avoir, ça fait du bien de voir nos bleus gagner. C'est une belle équipe de France !

 

JO d’hiver 2030 : « On ne va pas lâcher l’affaire »

À propos des Alpes françaises 2030, la détermination est sans ambiguïté : « Surtout pas, on ne va pas lâcher l'affaire. » Si la ministre reconnaît que « créer un COJOP (…) c'est une grosse machine » et que « dans l'humain (…) il peut y avoir des départs », elle refuse toute dramatisation. Les difficultés actuelles relèvent, selon elle, de « difficultés humaines ».

Je n'ai pas de grosses inquiétudes aujourd'hui concernant la préparation de ces Jeux. 

 

Sur le fond, « le travail technique, il a bien progressé. Ce dossier, il est sur les rails. » La France dispose désormais « d’une loi olympique », de « budgets (…) pour le comité d'organisation, mais également pour la Solidéo », ainsi que d’instances structurantes : « notre charte sociale environnementale, notre comité stratégique environnemental ». Autrement dit, « toute la structure est bien posée aujourd'hui » et l’enjeu est désormais de « remettre de l'ordre dans la gouvernance ».

Interrogée sur les recours visant la loi olympique, Marina Ferrari se veut confiante : « Moi, je n'ai pas d'inquiétude », rappelant que les dispositifs sont identiques à ceux adoptés pour Jeux Olympiques de Paris 2024 et que des recours similaires avaient déjà été engagés « avec le succès que l'on connaît ». Face aux oppositions, elle assume la constance de la majorité.

Malheureusement, nous sommes aujourd'hui confrontés à des anti-jeux olympiques ou paralympiques [avec] les mouvements politiques qui sont derrière. 

 

Enfin, la séquence symbolique s’annonce forte : avec le Premier ministre, elle sera présente pour la clôture des Jeux en Italie, puis à Albertville le 23 février, lorsque « le drapeau olympique va revenir (…) pour préparer justement les Alpes françaises 2030 ». Un retour aux sources :

Ça sera un beau moment aussi puisque vous savez que le dernier territoire olympique pour des Jeux d'hiver c'était Albertville donc c'est un beau message aussi puisqu'on capitalise sur l'héritage de 92 pour se projeter vers les Alpes 2030. 

 

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