Marie-Pierre Vedrenne : « Je lance une campagne choc pour nommer, montrer, protéger contre les effets du protoxyde d’azote »
Sur le plateau de TF1 ce matin, notre ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, a expliqué la campagne choc de sensibilisation lancée par le ministère contre le fléau du protoxyde d’azote.
Sensibilisation : « Nommer un fléau »
Face à l’essor inquiétant de l’usage détourné du protoxyde d’azote, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté assume un choix fort : celui d’une campagne visuelle marquante. Elle souligne ainsi qu’« il fallait des images chocs face à ce fléau qui s'est complètement banalisé », insistant sur la nécessité de rompre avec une perception encore trop anodine du phénomène.
À travers cette campagne, nous avons voulu justement informer réellement de tous les dangers, à la fois les jeunes, à la fois les familles, avec des images chocs.
Longtemps associé à une image festive — « ce gaz hilarant, les ballons » —, le protoxyde d’azote cache pourtant des effets graves. C’est précisément pour corriger cette méconnaissance que la campagne a été pensée :
L'objectif […] c'est de nommer un fléau, de montrer les dangers, les conséquences […] et de protéger.
En se rendant sur le terrain, la ministre a pu constater l’ampleur du problème et échanger directement avec les jeunes, avec lesquels « nous avons convenu d'avoir une campagne choc ».
Loi : « Faire évoluer le cadre juridique »
Si la prévention est essentielle, elle ne saurait suffire face à un phénomène en pleine expansion. La ministre rappelle que « le gouvernement a déjà agi […] en adoptant une loi en 2021 », mais reconnaît lucidement ses limites. Car aujourd’hui, « face à la banalisation, face à la massification », il est devenu indispensable de renforcer l’arsenal juridique.
Face à la banalisation, face à la massification de ce phénomène, de ce fléau du protoxyde d'azote - je rappelle qu'il tue, qu'il paralyse, qu'il détruit - il faut faire évoluer le cadre de la loi.
Le projet de loi « Riposte », présenté par le ministre de l'Intérieur, vise ainsi à combler les lacunes existantes. Il prévoit notamment la création de trois délits : l’inhalation détournée, le transport sans motif légitime et la conduite sous protoxyde d’azote. Une réponse pragmatique à des situations concrètes, alors que « trop de jeunes ont perdu la vie sur la route » dans des circonstances liées à cette consommation.
Au-delà des sanctions pénales, des mesures administratives permettront également de fermer des points de vente abusifs, illustrant une volonté d’agir sur toute la chaîne du phénomène.
Protection : « Montrer les dangers »
Cette double approche — sensibilisation et régulation — répond à un même objectif : protéger. Car comme le rappelle avec gravité notre ministre déléguée, le protoxyde d’azote est un produit « qui tue, qui paralyse, qui détruit ».
Accessible, peu coûteux et parfois promu de manière agressive, il nécessite une réponse globale. « Il fallait […] faire évoluer les mentalités », explique-t-elle, en soulignant l’importance de « montrer les dangers » pour mieux prévenir.
Il fallait présenter ce projet de loi pour pouvoir faire évoluer les mentalités aussi et véritablement nommer les choses, montrer les dangers et pouvoir protéger tous les jeunes et tous les Français.
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