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Dans les médias

Marc Fesneau : « L’État de droit n’a jamais été autant contesté » 

Invité de la matinale de TF1 ce lundi 18 mai, Marc Fesneau a évoque la nécessité d'une ligne de responsabilité budgétaire, de justice sociale et de protection de l’État de droit. 

Carburants : « C’est le point d’équilibre qu’il faut essayer de trouver »

Alors que la hausse durable des prix des carburants pèse sur le quotidien des Français, Marc Fesneau a rappelé la nécessité de conjuguer soutien au pouvoir d’achat et sérieux budgétaire. Pour le président du groupe Les Démocrates, l’enjeu est de « poursuivre les mesures qui ont été prises pour un certain nombre de secteurs d’activité et pour les gros rouleurs », tout en réfléchissant à « d’autres profils et d’autres Français qui peuvent être ciblés peut-être ».

Mais il a également insisté sur une ligne constante des Démocrates : ne pas céder à la facilité de la dette. Il avertit :

Ce qu’on donne aux Français d’un côté, on sera obligé de le rembourser par de la dette.

 

Marc Fesneau a aussi défendu une approche structurelle du pouvoir d’achat, en privilégiant le travail et les salaires plutôt que les aides ponctuelles. « Moi je partage l’opinion selon laquelle il vaudrait mieux leur donner du salaire » plutôt que des aides, a-t-il affirmé, tout en rappelant la nécessité de préserver « les capacités de production ou la compétitivité de nos entreprises ».

Dans cette logique, il a remis sur la table les propositions portées depuis plusieurs mois par le groupe Les Démocrates sur les charges pesant sur le travail. Pour lui, « la meilleure façon » d’augmenter le revenu des Français consiste à « regarder comment on peut faire un transfert de charges ».

La question qu’on a posée depuis un certain nombre de temps au groupe Les Démocrates, c’est la question de la part du brut, la part du net.

 

Une réflexion de fond qui devra, selon lui, nourrir les prochains débats budgétaires… voire la future séquence présidentielle.

 

2027 : « Il est trop tôt pour déployer des soutiens à des candidatures »

Interrogé sur l'élection présidentielle de 2027 et les nombreuses ambitions qui émergent déjà dans le bloc central, Marc Fesneau a refusé toute logique de précipitation. « Il est trop tôt pour déployer des soutiens à des candidatures », a-t-il affirmé, jugeant qu’il y avait aujourd’hui « plutôt le trop-plein que le pas-assez » de prétendants.

Le responsable centriste a surtout insisté sur la nécessité de remettre le projet politique au cœur du débat. 

Je pense que la question qu'on a devant nous, c'est qu'est-ce qu'on dit aux Français ? Qu'est-ce qu'on a comme projet ? Et pas seulement la question du casting. 

 

Dans la continuité du combat mené depuis des décennies par François Bayrou, Marc Fesneau a également plaidé pour un renforcement de l’espace central face au risque de polarisation. « Le risque dans l’élection qui vient, c’est la bipolarisation à part les extrêmes », a-t-il alerté, redoutant que « l’espace central soit complètement avalé dans une logique droite-gauche ».

C’est pourquoi le MoDem travaille, avec ses partenaires centristes, à une meilleure coordination politique. « On essaie de regarder avec nos amis de l’UDI, avec nos amis du Parti Radical, avec d’autres forces, comment on peut mieux se parler, comment on peut mieux se coordonner », a-t-il expliqué, voyant dans ce rassemblement « un élément important » pour l’avenir.

 

État de droit : « La facilité, c’est de dire que c’est la faute du droit »

Enfin, Marc Fesneau a longuement alerté sur les remises en cause croissantes de l’État de droit, en France comme à l’international. Il a dénoncé les discours politiques qui font du droit un obstacle plutôt qu’une protection. « Le problème ce serait le droit, le problème ce serait la Constitution », a-t-il regretté, visant notamment les attaques répétées du Rassemblement national contre les principes fondamentaux de notre démocratie.

Notre premier vice-président a rappelé que, par exemple, « le principe de liberté individuelle est un principe qui a été inscrit dès la Révolution » et que l’État de droit demeure le garant des libertés collectives. Pour lui, la remise en cause actuelle dépasse largement le seul cadre national. Il a pointé un contexte international marqué par le recul du droit et de la vérité scientifique, citant notamment Donald Trump et Vladimir Poutine.

« Tout ça est en train d’être chahuté », a-t-il constaté, évoquant à la fois « le fait que la science soit un élément de la décision politique », « le fait que l’État de droit vienne protéger les libertés individuelles » et le rôle du droit international pour « conjurer les risques de conflit ».

Dans la séquence, la facilité, c’est de dire que c’est la faute du droit. Et c’est ça contre lequel on lutte.

 

 
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