Sophie Mette : « Le Sud-Gironde et l'Ouest de la France sont en situation d'urgence absolue »
Aux questions au gouvernement de ce mercredi 18 février, notre députée de Gironde, Sophie Mette, a posé une question sur les inondations dont de nombreux départements sont victimes depuis plusieurs jours.
Monsieur le ministre, le Sud-Gironde et l'Ouest de la France sont en situation d'urgence absolue. J'associe à cette question Erwan Balanant et Philippe Bolo, ainsi que tous mes collègues dont les circonscriptions sont concernées.
Je veux avoir ici une pensée pour les familles des personnes décédées lors de ces événements. Ensuite, je veux saluer la mobilisation exemplaire des maires, des sapeurs-pompiers, des forces de l'ordre, des agents publics et des bénévoles engagés sans relâche, ainsi que les services de l'État.
La montée exceptionnelle des eaux de la Garonne a provoqué des débordements majeurs à Cadillac-sur-Garonne, à Barie, village complètement isolé, à Sainte-Croix-du-Mont, à Langon, à La Réole. En Gironde et en Lot-et-Garonne, près de 1600 personnes ont été évacuées. Des centaines de foyers restent encore privés d'électricité et de réseaux. Et la décrue demeure fragile.
Sachons d'abord répondre à l'urgence. Portons-nous au secours des sinistrés et reconnaissons rapidement l'état de catastrophe naturelle. Dans un second temps, regardons avec lucidité les enseignements que nous devons tirer cinq ans après de ces événements qui nous rappellent étrangement 2021.
Sur le régime de catastrophes naturelles, des évolutions financières ont été actées avec le budget 2025. Mais il faut s'interroger sur la nécessité de repenser ce régime d'assurance alors que ces phénomènes climatiques vont se multiplier et s'intensifier. Il en va de sa pérennité.
Sur la prévention, il nous faut investir dans l'entretien des digues et des cours d'eau, mais aussi aménager des retenues d'eau, simplifier les procédures. C'est l'objet d'une proposition de loi issue du Sénat que nous défendrons prochainement avec notre groupe. Sur la GEMAPI, en soutien aux intercommunalités, il est sans doute nécessaire de clarifier le cadre de gouvernance et de mieux penser la solidarité entre territoire amont et aval. Dernier point, donnons-nous enfin les capacités de stocker l'eau en période de crues pour limiter les inondations en aval et sécuriser l'irrigation agricole en période de sécheresse.
Monsieur le ministre, quelles actions comptez-vous mettre en œuvre en ce sens pour la résilience de nos territoires ?
Je vous remercie.