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Géraldine Bannier : « La lecture est le premier vecteur de lutte contre les inégalités sociales »

Aux questions au gouvernement de ce mardi 10 février, notre députée de la Mayenne, Géraldine Bannier, a interrogé la ministre de la Culture sur le quart d’heure lecture.

Ma question s'adresse à la ministre de la Culture. 

Madame la ministre, du 21 au 25 janvier dernier avaient lieu les nuits de la lecture. Le 10 mars prochain aura lieu le quart d'heure de lecture nationale. 

En 2022, pour rappel, la lecture avait été déclarée grande cause nationale. Et pour cause, nous ne saurions nous passer bien longtemps des bienfaits de la lecture : développement cérébral, langagier, capacité d'imagination, de réflexion, pensée critique, etc. 

Or, le contexte budgétaire a conduit l'ensemble des secteurs à consentir des efforts. Le livre et la culture y ont pris plus que leur part. C'est pourquoi plus de 200 personnalités du monde littéraire ont exprimé dans une lettre ouverte leurs inquiétudes face à la baisse conséquente des crédits consacrés au livre et au Centre national du livre. Toutes les branches de cette filière - auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires - s'inquiètent des conséquences de ces baisses. 

Les aides publiques ont permis jusqu'à maintenant de protéger tant bien que de mal un secteur du livre que l'époque fragilise : précarité des auteurs, baisse de la lecture des jeunes, massification de l'usage de l'IA qui interroge sur la capacité à distinguer la production humaine, librairie indépendante menacée… Les risques sont là. Le soutien à la filière permet de conserver l'exception culturelle française dont nous sommes si fiers. 

Pour rappel, la France se singularise par le prix unique du livre, la densité de son réseau de bibliothèques et de librairies, par le nombre de festivals littéraires, la puissance créative de ses auteurs. Il est primordial que notre soutien à cette filière se perpétue, car la lecture est le premier vecteur de lutte contre les inégalités sociales, contre la paresse cognitive qui guette nos démocraties. 

Je sais, Madame la Ministre, votre engagement sur la question. Vous aviez vous-même déclaré en décembre dernier qu'il faut mettre du livre partout. Aussi, que pouvez-vous faire afin de soutenir ce secteur d'exception qui mérite toute notre attention ?

 

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