Connexion
Nos parlementaires

Anne Bergantz : « Il faut continuer à réformer notre politique familiale autour du premier enfant »

Ce mercredi 4 février, notre députée de Yvelines Anne Bergantz a interrogé le gouvernement sur la natalité et la politique familiale.

Merci madame la présidente. 

Tout d'abord je veux exprimer au nom du groupe Les Démocrates notre solidarité à la famille, aux proches, aux élèves et aux collègues de la professeure victime d'une agression au couteau à Sanary-sur-Mer, hier soir. 

Ma question s'adresse à madame la ministre des Familles de l'Autonomie de la santé des personnes handicapées. 

En 2025, le nombre de décès a dépassé le nombre de naissances, une première depuis 1945 en France. Ce croisement des courbes, qui intervient dans un contexte de bouleversement démographique planétaire, nous interpelle collectivement, car il soulève des enjeux stratégiques pour notre avenir. 

La démographie, c'est évidemment une question qui est au cœur de l'avenir de notre modèle social et de sa soutenabilité. C'est la question du potentiel et de la vitalité humaine d'une nation dans sa capacité à être plus forte face aux multiples défis et mutations. C'est la question aussi du levier migratoire et d'une intégration plus efficace, humaine et choisie. 

Notre politique familiale est-elle à la hauteur du défi que représente le vieillissement de la population ? Se saisir de cette question, ce n'est pas appeler à une politique nataliste, mais s'orienter vers une politique qui accompagne le désir d'enfant des nouvelles familles et qui garantisse l'épanouissement des parents comme des enfants. 

Je suis fière d'avoir contribué à vos côtés, à une première avancée en tant que rapporteur de la branche famille avec la création du congé supplémentaire de naissance. Il faut continuer à réformer notre politique familiale autour du premier enfant, du soutien aux jeunes familles actives et de la meilleure prise en compte des familles monoparentales. 

Mais il faut penser plus loin, apporter des réponses sur les moyens de garde encore insuffisants, à la crise du logement, aux inégalités persistantes entre hommes et femmes dans la conciliation de la vie personnelle et professionnelle. Penser plus loin, c'est surtout et aussi exiger un sursaut de responsabilité de la classe politique qui doit cesser d'avoir les yeux rivés sur l'échéance électorale suivante. Dette démocratique, éducative, sociale, écologique, financière et donc dette démographique. 

Madame la ministre, quelle action structurelle le gouvernement prévoit-il en ce sens, en particulier sur notre politique familiale ? Nous devons agir maintenant. 

Je vous remercie.

 

Thématiques associées
Filtrer par