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Dans les médias

Marina Ferrari : « Nous sommes à un moment charnière du sport professionnel »

À l'occasion de son passage sur Sud Radio, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marina Ferrari, est revenue sur plusieurs dossiers majeurs de l'actualité sportive : réforme du sport professionnel, préparation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030 ou encore place des athlètes russes dans les compétitions internationales.

Réforme du sport professionnel : « Cela vise aussi à permettre aux autres sports professionnels français à mieux se structurer »

Adoptée cette semaine par le Parlement, la réforme du sport professionnel marque une étape importante pour l'avenir des compétitions françaises. Marina Ferrari a tenu à rappeler qu'elle « ne concerne pas que le football », mais « tout le sport professionnel en France ».

On est à un moment charnière aujourd'hui du sport professionnel.

 

Premier objectif : mieux protéger l'économie du sport face au piratage, qui prive les clubs de ressources essentielles. La ministre a détaillé l'une des principales avancées du texte : la possibilité de bloquer en direct les retransmissions illégales. Jusqu'à présent, les décisions de justice intervenaient trop tard pour être efficaces. Désormais, « dès qu'on aura identifié les adresses IP, on pourra couper en live », une mesure déjà appliquée avec succès en Italie.

La réforme vise également à simplifier l'accès aux compétitions en permettant la commercialisation des droits audiovisuels « en un seul lot ». Une évolution qui doit permettre aux supporters de ne souscrire qu'à un seul abonnement, tout en réduisant le recours aux offres illégales.

C'est très attendu je pense par tous les amoureux du foot notamment : ils pourront voir, avec plus de confort et surtout avec moins de besoin, tous les matchs. 

 

Au-delà des droits médias, le texte modernise aussi la gouvernance du football professionnel en ouvrant la possibilité de transformer la Ligue en société commerciale, associant fédération et clubs. Pour Marina Ferrari, il ne s'agit pas d'une remise en cause des équilibres existants : 

Il ne faut pas avoir une prise de pouvoir, c'est plutôt une responsabilisation de tous les acteurs.

 

La ministre a également insisté sur un enjeu souvent moins visible : le développement du sport féminin. Elle a regretté que certaines équipes professionnelles disparaissent faute d'autonomie économique, estimant que cette réforme doit permettre « aux autres sports professionnels français de mieux se structurer » et de renforcer durablement la pratique féminine.

 

JO d'hiver 2030 : « Nous faisons les choses de la manière la plus responsable possible »

Interrogée sur le transfert des épreuves de glace de Nice vers la métropole lyonnaise pour les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030, Marina Ferrari a assumé un choix qu'elle présente comme guidé par la responsabilité budgétaire et les recommandations des instances sportives.

J'ai déploré la position du maire de Nice.

 

La ministre a rappelé que le refus du maire de Nice de mettre à disposition l'Allianz Riviera avait conduit l'État à étudier « toutes les solutions alternatives », mais que celles-ci représentaient un surcoût d'« environ 100 millions d'euros » par rapport au projet initial.

Les retours d'expérience des Jeux de Milano-Cortina et les recommandations du Comité international olympique ont également pesé dans la décision. Regrouper les sports de glace sur un même site permet d'améliorer l'expérience des athlètes, de faciliter les déplacements et d'optimiser l'organisation.

À regret, nous avons été conduits à déplacer le pôle de glace. 

 

Face aux critiques de certains élus, Marina Ferrari dénonce avant tout « de la posture » et « un peu (...) le règlement de compte politique ». Elle assure n'avoir « aucun sujet aujourd'hui à [se] présenter devant une commission d'enquête parlementaire » et revendique des décisions prises « de la manière la plus responsable possible ».

 

Athlètes russes : « Une politique des petits pas, que je juge néfaste »

Enfin, la ministre est revenue sur la décision du Comité international olympique de réintégrer le Comité national olympique russe. Une évolution qui suscite de fortes réserves de la France et de plusieurs partenaires européens.

Je le regrette, et nous le dénonçons au niveau européen.

 

Marina Ferrari a rappelé que la position française demeure inchangée : « Nous sommes contre le retour sous hymne et bannière des athlètes russes et biélorusses », tant que la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine se poursuit.

La ministre distingue toutefois clairement les athlètes des États qu'ils représentent. Selon elle, « la participation des athlètes russes et biélorusses ne nous pose pas de problème, mais dès lors qu'elle reste sous bannière neutre », afin de préserver la séparation entre le sport et les instrumentalisations politiques.

Estimant que les récentes décisions du CIO traduisent « une politique des petits pas, que je juge néfaste », Marina Ferrari a assuré que la France resterait pleinement mobilisée, aux côtés de plusieurs États européens, pour défendre les valeurs olympiques et empêcher toute instrumentalisation du sport à des fins politiques.

 

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