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Dans les médias

Marc Fesneau : « Avant les candidats, il faut un projet »

Invité de Public Sénat ce 31 mars, Marc Fesneau a défendu une ligne claire : responsabilité face aux crises internationales, exigence de vérité en politique et utilité concrète de l’action publique.

Guerre en Iran et hausse des carburants : « Il ne faut pas céder à toutes les tentations populistes »

Face aux conséquences économiques de la guerre en Iran, notamment sur les prix du carburant, Marc Fesneau a appelé à la responsabilité. Pour lui, la réponse ne peut pas être une fuite en avant budgétaire : il rappelle ainsi qu’« à date, à mon avis, non » il ne faut pas multiplier les aides généralisées, soulignant que des dispositifs ciblés existent déjà pour les ménages modestes par exemple.

Dans un contexte de tension internationale et de marchés instables, il insiste sur une réalité souvent occultée : 

Les chèques qu'on fait aujourd'hui, c'est de la dette de demain. 

Une ligne constante pour le Mouvement Démocrate, qui refuse les solutions de facilité et rappelle que « la dette, c'est les Français qui la payent ».

Marc Fesneau met également en garde contre les discours simplistes, dénonçant « la tentation populiste qui est de dire, il suffit de faire des chèques ». À l’inverse, il défend une approche lucide et ciblée, en fonction de la durée de la crise. Sur le fond, il relie directement la flambée des prix aux incertitudes géopolitiques, pointant les responsabilités internationales : « on ne sait pas ce qu'on appelle être les buts de guerre du président Trump », ce qui alimente l’instabilité et la hausse des prix.

Enfin, il rappelle que l’action publique doit rester équilibrée et sincère : « il faut arrêter de dire “il suffit de”, “il n'y a qu'à” », appelant à une gestion sérieuse des finances publiques et à des réponses structurelles, notamment pour le monde agricole.

Qu'il y ait des économies à faire dans ce pays, c'est pas un sujet qui est tout à fait nouveau et vous ne trouverez pas le Mouvement Démocrate en défaut de cette question. Mais pas de façon folle et de façon irréelle ou irréaliste. 

 

Élections : « Est-ce que c'est un déshonneur de défendre ses convictions ? La réponse est non »

À un an de la présidentielle, Marc Fesneau appelle à prendre du recul face aux sondages : « j'invite à la prudence sur les sondages un an avant », rappelant que les dynamiques électorales peuvent profondément évoluer.

Pour lui, le débat politique ne doit pas se limiter à un « casting », mais revenir à l’essentiel : 

La question c'est quel est le programme qui est susceptible de rassembler les Français. 

 

Une exigence qui s’inscrit dans la tradition centriste : construire une offre politique sur le fond plutôt que sur les seules personnalités.

Je refuse de rentrer dans la logique qui consiste à dire je rajoute des petits chevaux dans une courbe. 

 

Il appelle ainsi les forces centristes à travailler ensemble : « l'UDI et le Modem […] doivent parler », en mettant en avant la nécessité de « se reconnaître au travers d'un projet ». 

Refusant les alliances artificielles, il insiste sur la clarté politique et des projets : 

La droite c'est la droite, le centre c'est le centre et la gauche c'est la gauche. Il faut arrêter cette confusion des esprits. La question n'est pas d'avoir un candidat unique de la droite et du centre, la question c'est d'avoir un candidat qui soit capable, modéré, du camp de ceux qui peuvent gouverner sans mettre le pays en ébullition, en chaos. 

 

Une ligne qui vise à éviter toute confusion pour les électeurs et à préserver la crédibilité de l’offre politique.

Enfin, il rappelle une évidence démocratique : « personne ne peut gagner seul dans ce pays ». La victoire passe par la capacité à rassembler, sans renier ses convictions ni tromper les électeurs. Une approche équilibrée qui rejette les logiques d’exclusion et les « accords contre nature ».

Revenant sur les élections municipales, Marc Fesneau réfute toute lecture négative pour le MoDem, rappelant une progression nette : 

On a 50% d'élus municipaux de plus.

 

Niche parlementaire : « On a décidé de faire dans le concret »

Enfin, notre premier vice-président a mis en avant le travail parlementaire du groupe Les Démocrates, illustrant une méthode fondée sur l’efficacité. Contrairement à d’autres approches, il revendique une ligne claire et appliquée lors de la niche parlementaire de jeudi dernier : 

On a décidé de ne pas raconter et de blablater, mais de faire dans le concret. 

 

L’objectif est simple : faire adopter des lois utiles. « L'objectif […] c'est de pouvoir légiférer », insiste-t-il, en soulignant que plusieurs textes portés par le groupe ont abouti. Parmi eux, des mesures concrètes pour débloquer des situations d’indivision successorale ou faciliter la gestion des inondations, répondant directement aux préoccupations des Français. 

On a considéré que ce n’était pas inutile d'avoir des textes qui permettent de répondre au sujet quotidien des Français.

 

Au-delà des contenus, il salue aussi l’esprit de travail : « des parlementaires qui débattaient […] mais qui essayaient de faire avancer les textes ». Une vision apaisée et constructive du Parlement, toujours défendue et prônée par les élus démocrates.

Je me fiche de savoir si c'est clivant ou pas clivant, la question : c'est utile ou pas utile ?

 

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