Connexion
Actualités

Jean-Noël Barrot : « Nous n'avons jamais cessé de nous tenir aux côtés du peuple syrien qui a été meurtri par des années de répression sanglante »  

Ce jeudi matin, Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, était l'invité de la matinale de TF1 pour évoquer la situation au Moyen-Orient, après les frappes américaines ayant visé l'Iran dans la nuit, mais aussi sa visite en Syrie en début de semaine ainsi que l'élection présidentielle.

Moyen-Orient : « Cette guerre n'a fait que des perdants » 

Cette nuit, l'armée américaine a annoncé avoir ciblé en Iran, les Iraniens qui avaient tiré sur les bases américaines, Jean-Noël Barrot a réagi : 

L'Iran a violé l'accord qui a été trouvé avec les États-Unis, violé aussi le droit international en s'en prenant à des navires qui circulaient à l'extérieur des eaux iraniennes.

 

Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a appelé à l'arrêt des représailles entre les deux parties pour que les engagements soient tenus, c'est-à-dire la réouverture du détroit d'Ormuz et que débute enfin une négociation « dont nous avons besoin pour encadrer strictement le programme nucléaire iranien. » Il ajoute sur la responsabilité de l'Iran : 

C'est l'Iran qui, en s'en prenant à des navires qui circulaient dans les eaux omanaises, a violé ses propres engagements, ainsi que le droit international et qui doit absolument cesser pour que ces négociations si importantes puissent se poursuivre dans les meilleures conditions.

 

Pour Jean-Noël Barrot, les États-Unis ont riposté face à la violation des engagements pris par l'Iran. Pour autant, le président américain a continué d'exprimer son intention à ce que les pourparlers se poursuivent puisque « cette guerre n'a fait que des perdants » pour les Iraniens, les Américains mais aussi nous les européens avec l'augmentation du prix de l'essence : 

Nous n'avons aucune intention de continuer à payer le prix des guerres qui ne sont pas les nôtres. 

 

Interrogé sur un possible retour du porte-avions Charles de Gaulle vers le détroit d'Ormuz, Jean-Noël Barrot a affirmé qu'il continue de se rendre vers son port d'attache à Toulon. Il a donc précisé l'état d'esprit de la France : 

Et donc c'est dans le même état d'esprit que nous restons, en souhaitant bien sûr que le calme revienne, que ces opérations de déminage puissent intervenir le plus rapidement possible pour que la navigation reprenne et que, si l'on peut dire, la pression qui s'est exercée sur le prix des hydrocarbures cesse. 

 

Notre ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a affirmé que les prix à la pompe n'augmenteraient pas et a souligné : « nous sommes opposés radicalement à toute forme d'entrave, de péage ou de chantage dans le détroit d'Ormuz et dans tous les détroits du monde. » Il ajoute : 

Nous ne sommes pas les seuls à tenir cette position, c'est l'ensemble de la communauté internationale qui voit le péril que représenterait un blocage ou un péage imposé par l'Iran.

 

Jean-Noël Barrot espère que ce cycle de représailles cesse immédiatement pour que les discussions reprennent.

 

Syrie : « Nous sommes aux côtés du peuple syrien » 

En début de semaine, Jean-Noël Barrot était avec le président de la République en Syrie. L'occasion d'évoquer les nouvelles stratégies économiques avec le pays dont la dictature de Bachar al-Assad s'est achevée depuis un an et demi maintenant. Pour notre ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, et avec le nouveau président syrien Ahmed al-Charaa, l'idée de préparer des voies alternatives est désormais possible. Il précise : 

La Syrie, après avoir renversé le dictateur sanguinaire Bachar al-Assad, il y a un an et demi maintenant, est en train de se réunifier, de se renforcer et de devenir potentiellement, en tout cas c'est ce que nous souhaitons, un carrefour pour les échanges économiques, que ce soit dans le domaine de l'énergie mais aussi dans le transfert des données. 

 

Pour notre vice-président, on peut imaginer désormais une Syrie renforcée, souveraine et réunifiée à l'écart de l'emprise de l'Iran. Il rappelle : 

Nous n'avons jamais cessé de nous tenir aux côtés du peuple syrien qui a été meurtri par des années de répression sanglante. C'était le premier message que nous venions apporter avec le président de la République en Syrie, nous sommes aux côtés du peuple syrien. 

 

Jean-Noël Barrot précise aussi que c'est un message de sécurité pour la France : « des pays renforcés, souverains, maîtres de leur destin, c'est la meilleure des choses que nous pouvons espérer pour notre propre sécurité. »  Et enfin, cette rencontre avec le gouvernement syrien a permis de développer et d'approfondir sur les sujets économiques. 

 

Présidentielle : « Nous combattrons Marine Le Pen et ses idées » 

À la fin de l'entretien, Jean-Noël Barrot a été interrogé sur la décision de justice qui condamne Marine Le Pen, finalement candidate à l'élection présidentielle : 

Ce que je peux dire, comme François Bayrou l'a dit à sa manière, c'est que nous combattrons Marine Le Pen et ses idées comme nous le faisons depuis 50 ans.

 

Sur les derniers sondages publiés qui place le Rassemblement national en tête des intentions de vote, Jean-Noël Barrot affirme « qu'il ne faut pas regarder les sondages un an avant l'élection ou même neuf mois avant l'élection. » Pour lui, l'importance est de se préparer à mener une campagne exigeante et difficile tout en disant la vérité sur le projet du Rassemblement national. Il précise : 

C'est un projet qui considère que la France a déjà perdu, qui ne fait pas confiance en la France dans sa capacité à relever tous les défis, qui au fond est un poison mortel pour le pays parce qu'ayant perdu tout espoir, son seul projet, c'est de dresser les Français les uns contre les autres, de désigner des boucs émissaires. 

 

Thématiques associées
Filtrer par