Jean-Paul Matteï : « La charge de la dette va devenir le premier poste de dépense de l'État devant l'école, devant notre défense »
Lors des questions au gouvernement du mardi 7 juillet, notre député des Pyrénées-Atlantiques a interrogé le ministre de l’Action et des Comptes publics sur l’état des finances publiques.
Merci, merci Madame la Présidente et merci pour ce bel hommage. On a une pensée au groupe Les Démocrates pour Béatrice et sa famille, ainsi que les membres de son groupe parlementaire.
Ma question s'adresse à Monsieur le ministre de l'Action et des Comptes Publics. Le constat sur nos finances publiques était lourd, mais le comité d'alerte de ce matin confirme nos plus vives inquiétudes. Les chiffres sont implacables : 152 milliards de déficit en 2025, une dette franchissant les 3500 milliards et une croissance revue à 0,7% percutée par la crise du détroit d'Ormuz.
Disons-le clairement, la dépense n'est pas encore hors de contrôle. Les efforts initiés par François Bayrou ont été poursuivis et la trajectoire tenue par Sébastien Lecornu.
Pour autant, l'heure des choix est venue. La charge de la dette va devenir le premier poste de dépense de l'État devant l'école, devant notre défense. Face à cela, nos dettes sont de toute nature : budgétaires, bien sûr, mais aussi écologiques, productives, démographiques et par conséquent démocratiques.
Le prochain budget exigera des arbitrages forts. Au groupe Les Démocrates, nous voulons poser les jalons d'une solidarité intergénérationnelle, réinventer et investir pour la transition, la recherche, et l'innovation. Un budget court-termiste serait une impasse. Ce n'est pas parce que les cartes seront rebattues en 2027 que nous ne sommes exonérés de notre responsabilité de législateur ici et maintenant. Chacun devra assumer ses choix.
Alors, Monsieur le Ministre, trois questions simples. Quelles orientations privilégiez-vous à ce stade ? Quelle sera votre méthode puisque vous écartez toute loi de finances rectificatives ? Enfin, pouvez-vous vous engager à ce qu'une loi spéciale dont nous ne voulons pas ne soit pas la solution de facilité choisie par l'exécutif ?
Je vous remercie.