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Delphine Lingemann : « Notre groupe Les Démocrates a œuvré ces dernières années pour moderniser et renforcer notre démocratie locale »

Aux questions au gouvernement de ce mercredi 25 février, notre députée du Puy-de-Dôme, Delphine Lingemann, a interrogé la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation sur l’organisation des élections municipales, notamment à la suite de la généralisation de la parité aux communes de moins de 1000 habitants.

Merci madame la présidente. 

Ma question s'adresse à Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation. 

Madame la ministre, dans trois semaines se tiendront les élections municipales dans les 35 000 communes françaises. Ce qui est un temps de respiration et de débat et parfois l'occasion de menaces et de violences contre les candidats. C'est malheureusement le signe d'une société qui peine davantage qu'auparavant à accepter les différences d'opinion. 

Si nous ne décidons pas de protéger celles et ceux qui font le choix de s'engager au service des autres, alors à terme c'est une véritable crise de l'engagement politique que nous risquons de voir s'installer. 

Or chacun le constate sur le terrain, les vocations se raréfient, les pressions s'intensifient, les violences faites à l'encontre des élus et des candidats se multiplient. Enfin l'exercice des mandats locaux, pourtant passionnant, devient de plus en plus exigeant, parfois dissuasif. 

Dans ce contexte, Madame la ministre, quelle mesure le gouvernement entend-il mettre en œuvre pour mieux protéger les candidats et au-delà, pour renforcer durablement l'engagement politique dans notre pays ? 

Par ailleurs, notre groupe a œuvré ces dernières années pour moderniser et renforcer notre démocratie locale. Je pense notamment à la loi PLM initiée par Sylvain Maillard et rapportée par mon collègue Jean-Paul Matteï, qui permettra à Paris, Lyon et Marseille d'élire directement leur maire. 

Je pense aussi à l'introduction du mode de scrutin de liste paritaire dans les 25 000 communes de moins de 1 000 habitants qui concernent 9 millions de nos concitoyens. Cette loi que j'ai rapportée à l'initiative de notre collègue Élodie Jacquier-Laforge et soutenue par les associations d'élus répond à une réalité bien connue sur le terrain : celle de mécontentement individuel qui parfois s'exprime dans les urnes de manière ciblée. Cette réforme entraîne un changement majeur pour nos concitoyens. En effet, la fin du panachage dans les communes concernées modifie profondément les habitudes de vote. 

Alors, Madame la ministre, dans ce contexte, quelles mesures le gouvernement peut-il mettre en œuvre pour garantir une information claire, accessible et effective des électeurs sur ces nouvelles modalités de scrutin ?

 

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