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Sandro Gozi : « Combattre la haine et reconstruire l’avenir. L’urgence est là »

Invité de Franceinfo ce dimanche 25 octobre, notre eurodéputé Sandro Gozi est revenu sur l’attaque raciste survenue vendredi dans les Yvelines, les mobilisations contre la vie chère, les préoccupations de la jeunesse et la progression de l’extrême droite en France et en Europe.

Attentat terroriste : « C’est inacceptable »

Réagissant à l’attentat survenu dans les Yvelines, Sandro Gozi a dénoncé un acte « raciste, suprémaciste, blanc ». 

C’est inacceptable que dans la République française, on puisse être tué parce qu’on a la mauvaise couleur de peau selon l’assassin. 

 

Il a exprimé sa pensée pour les victimes et salué « la rapidité des interpellations ».

Notre eurodéputé a également mis en garde contre « l’instrumentalisation du fait religieux et du fait des couleurs de peau », estimant que ces phénomènes ne concernaient pas une seule communauté. Il a dénoncé les discours qui alimentent les tensions, qu’ils viennent de l’ultradroite ou de l’extrême gauche, et a appelé à ne pas instrumentaliser les questions religieuses et géopolitiques.

Interrogé sur la résurgence des idéologies néonazies, il a alerté sur les tentatives de « réécrire l’histoire » en Europe. « Il faut vraiment s’inscrire en feu contre cette stratégie », a-t-il insisté.

 

Jeunesse et pouvoir d’achat : « C’est une crise générationnelle mondiale »

À propos des mobilisations, Sandro Gozi a rappelé que « la frustration sociale ne peut jamais devenir violence ». Il a également souligné la nécessité de concilier le droit de manifester avec celui des habitants de vivre normalement.

Notre eurodéputé a ensuite insisté sur les inquiétudes de la jeunesse, en particulier en matière d’éducation et d’orientation. Il a rappelé que « la jeunesse est inquiète en France notamment pour la question de l’éducation ». Il appelle à des réponses concrètes sur le nombre de professeurs, les bâtiments scolaires et Parcoursup.

Il a poursuivi en affirmant : 

C’est une crise générationnelle mondiale.

 

Il évoque notamment le manque de perspectives chez les jeunes dans plusieurs pays et a souligné que les transformations liées à l’intelligence artificielle et à l’évolution démographique doivent conduire à « revoir notre modèle social ».

Sur le financement de l’éducation, Sandro Gozi a relevé une contradiction entre certaines revendications étudiantes et les débats sur les retraites. Il a estimé que la question des moyens consacrés aux jeunes ne pouvait être dissociée de celle du financement de notre modèle social.

Enfin, il a défendu le rôle de l’Union européenne face aux difficultés de pouvoir d’achat, notamment dans les domaines de l’énergie et du logement. Il a évoqué les fonds européens destinés à la construction de logements sociaux, la simplification des procédures et les aides aux jeunes ménages. « Ce n’est pas la solution tout entière, mais c’est une contribution européenne à la solution », a-t-il résumé.

 

Extrême droite et avenir européen : « Les nationalistes sont toujours en conflit »

Interrogé sur le congrès du Rassemblement national à Orléans et les mobilisations qu’il a suscitées, Sandro Gozi a estimé que les Français se mobilisent face à « un fait exceptionnel qu’on voudrait banaliser ». Il a rappelé que l’extrême droite reste, selon lui, « très éloignée des valeurs de liberté et de fraternité républicaine » et qu’elle est « absolument antieuropéenne ».

Notre eurodéputé a également mis en garde contre les conséquences d’une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle de 2027 : 

Marine Le Pen provoquerait tout de suite une crise budgétaire institutionnelle. 

 

Il estime que les nationalistes peuvent s’entendre pour paralyser l’Union européenne, mais peinent à construire un projet commun. Une alliance de ce type ne constituerait donc pas, selon lui, une alternative constructive pour l’Europe.

 

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