Marina Ferrari : « Nos Jeux des Alpes françaises 2030 seront sobres sur le plan budgétaire et sur le plan écologique »
Invitée de Dimanche en politique sur France 3 Alpes ce dimanche 11 janvier, Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative et secrétaire générale adjointe du MoDem, a défendu une ligne de responsabilité budgétaire et porté une ambition claire pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 : sobres, héritiers et ancrés dans les territoires.
Budget : « Le compromis ne veut pas dire compromission »
Dans un contexte budgétaire tendu, Marina Ferrari a rappelé la nécessité du dialogue parlementaire et de la recherche d’un accord, fidèle à l’ADN du Mouvement Démocrate. « Je garde espoir que nous puissions avoir un compromis autour du projet de loi de finances », a-t-elle affirmé, soulignant que « sur le budget, je souhaite que les parlementaires puissent se mettre d’accord ».
Compromis qui ne veut pas dire compromission d’ailleurs ! C’est la condition pour agir pour le pays.
Marina Ferrari a également rappelé le rôle central du Parlement : « le PLFSS est un texte du Parlement », car construit autour du compromis entre élus. Dans cet esprit, elle a dit espérer « que nous réussirons à trouver un accord entre les parlementaires », saluant un exécutif engagé dans la recherche de solutions : « le gouvernement est très aidant dans les discussions ».
Sans remettre en cause la trajectoire fixée, la ministre a réaffirmé la ligne de sérieux budgétaire : « l’idée n’est pas de remettre en cause l’horizon budgétaire qui a été fixé : un déficit à 5% l’année prochaine ». Une méthode assumée, menée, selon ses mots, « avec esprit de responsabilité ».
JO d’hiver 2030 : « Notre ambition est d’avoir les Jeux les plus sobres »
Sur les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises, notre ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative a tenu à rappeler le chemin parcouru en peu de temps. « Il faut regarder le chemin parcouru » en détaillant l'attribution des Jeux à la France en juillet 2024, « en 2025 on avait un pilote dans l’avion avec Edgar Grospiron, et depuis on a mis les choses en place ». Le cadre est désormais posé : « l’équipe du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver (COJOP) s’est constituée, ensuite nous avons voté le budget du COJOP qui était de 2,132 milliards, la SOLIDEO est également en place et a adopté un budget – les deux pieds sont bien partis ».
La ligne directrice est claire :
Notre ambition est d’avoir les Jeux les plus sobres : à la fois au niveau environnemental/écologique et financier.
Un engagement fort, d’autant plus crédible que « 95% des infrastructures sont déjà existantes ».
Marina Ferrari a également insisté sur l’importance du cadre démocratique et législatif, à l’approche du vote solennel du projet de loi :
Le vote solennel du projet de loi relatif aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 de mardi est crucial.
Un texte structurant, comprenant « 6 volets : contrat, éthique, urbanisme, consultation du public, environnemental et héritage des JO 2024 de Paris ».
Face aux critiques, notre ministre a répondu fermement : « ceux qui nous disent qu’il y a un déni de démocratie, ces Jeux ont été voulus par les deux régions qui ont délibéré », avant de rappeler que le vote mardi du « Parlement, c’est une étape. Ensuite vient le temps de la consultation du public : cette loi le permet et l’organise ». Elle a souligné l’innovation démocratique permise par le texte, avec « une consultation du public par voie électronique, ce qui va agrandir, élargir le périmètre des gens qui répondront ».
Sur l’urbanisme et l’environnement, Marina Ferrari a tenu à rassurer :
Il y a dans le texte de loi des dispositions d’urbanismes pour accélérer les procédures mais elles ne nous exonèrent absolument pas de la réglementation en vigueur notamment environnementale.
L’enjeu est aussi celui de l’héritage, avec « un héritage majeur : ces constructions vont servir aux habitants », notamment à travers la transformation du village olympique en logement par exemple.
Dans la lignée d’Albertville 1992 et de Paris 2024, elle a rappelé que « les Jeux seront porteurs d’un héritage qui bénéficiera aux Français ». Fort du succès des Jeux de Paris, malgré les critiques initiales, la ministre se montre confiante :
Le pari que nous faisons est que nous aurons le même succès pour les Jeux d’hiver que Paris 2024.
Enfin, Marina Ferrari a défendu une vision d’avenir pour la montagne : « l’ambition de ces Jeux est aussi de montrer ce que peut être la montagne demain », une montagne « toujours plus résiliente » et « vivante ». Un projet maîtrisé financièrement également, rappelant que « l’Italie est à 5 milliards d’euros pour ses Jeux de 2026, la France a prévu une enveloppe de 3,5 milliards » pour 2030, avec un financement reposant « à 75% par des financements privés ».
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