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Marina Ferrari : « C’est l’ensemble du sport qui souffre encore d’un manque de féminisation »

Invitée des 4 Vérités sur France 2 ce jeudi 5 juin, Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, est revenue sur les violences observées en marge de la finale de Ligue des champions avant d’évoquer l’un de ses grands combats : la féminisation de la pratique sportive.

Violences dans le sport : « Les forces de l'ordre ont fait un travail remarquable »

Interrogée sur les violences qui ont éclaté en marge de la finale entre le PSG et Arsenal, Marina Ferrari a d’abord tenu à distinguer les supporters des individus venus troubler l’ordre public. Si elle s’est réjouie des célébrations sportives et de l’engouement populaire suscité par les performances du club parisien, elle a rappelé que « nous sommes tous excédés par les images que nous avons vues ».

Beaucoup de choses ont été faites, parce que moi je tiens à saluer le travail des forces de l'ordre. 

 

Face à ces débordements, la ministre a défendu avec force l’action des pouvoirs publics et des forces de l’ordre. « Les forces de l'ordre ont fait un travail remarquable », a-t-elle affirmé, soulignant le renforcement des effectifs et le nombre important d’interpellations réalisées. Alors que certains responsables politiques ont critiqué l’action policière, Marina Ferrari a pris le contre-pied de ces accusations en rappelant le professionnalisme des agents mobilisés.

Pour la ministre, la réponse doit désormais être judiciaire. Rappelant qu’il y a eu « 45 % d’interpellations en plus », elle estime que « maintenant c'est la justice qui doit faire son travail avec des peines sévères ». Un message de fermeté qu’elle a réaffirmé tout au long de l’entretien : 

Nous ne lâchons rien sur le sujet. Et il faut absolument continuer.

 

Concernant les futures célébrations liées à la Coupe du monde de football, Marina Ferrari a rappelé que l’organisation des fan-zones relève des collectivités territoriales. Elle a néanmoins assuré qu’un travail étroit serait mené avec elles et le gouvernement afin d’adapter les dispositifs de sécurité en fonction de l’avancée de la compétition.

La ministre a également soutenu la ligne défendue par le gouvernement et le Premier ministre. Selon elle, ceux qui commettent des dégradations doivent répondre de leurs actes pénalement mais aussi financièrement. Reprenant une formule désormais assumée par l’exécutif, elle a rappelé : 

Aujourd’hui, nous appliquions un principe simple : qui casse doit aussi payer.

 

Enfin, Marina Ferrari a insisté sur le fait que ces violences dépassent largement le seul cadre sportif. Elle observe que ce type de comportements se retrouve également lors d’autres grands rassemblements populaires. « On est aujourd'hui, je pense, confrontés à des personnes qui veulent en découdre avec les forces de l'ordre », a-t-elle expliqué, plaidant pour une réponse ferme et durable face à un phénomène qui « s’installe en France ».

Ce n'est pas spécifique à la France, on l'a vu dans d'autres mouvements, dans d'autres pays, mais c'est vrai que c'est un phénomène qui aujourd'hui s'installe en France et contre lequel nous sommes extrêmement mobilisés. 

 

 

Féminisation du sport : « Une des grandes thématiques qui m'occupe beaucoup »

Autre sujet majeur de l’entretien : l’accès des femmes à la pratique sportive. Pour Marina Ferrari, il s’agit d’un enjeu central de l’action conduite au ministère. 

Les jeunes filles, les petites filles, les femmes aussi, malheureusement, c'est tout le sport qui souffre d'un manque de féminisation.

 

La ministre a souligné les multiples freins qui expliquent cette situation. Certains sont culturels, avec des jeunes filles qui pratiquent moins certaines disciplines. D’autres sont territoriaux, notamment dans certains quartiers où « l'accès des jeunes femmes est plus difficile ». À cela s’ajoutent des obstacles économiques, auxquels le gouvernement répond notamment à travers des dispositifs comme le Pass’Sport ou le développement du sport à l’école.

C'est une des grandes thématiques qui m'occupe beaucoup au ministère des Sports. 

 

Marina Ferrari a également insisté sur la nécessité de mieux prendre en compte les différentes étapes de la vie des sportives. La période de la puberté constitue, selon elle, un moment clé qui nécessite un accompagnement spécifique. C’est dans cette logique que le ministère a publié en début d’année plusieurs outils destinés aux éducateurs et aux encadrants sportifs. Elle a notamment cité le guide Puberté et performance, conçu pour que « l'évolution des jeunes femmes soit mieux prise en compte dans l'encadrement qui en est fait ».

Enfin, la ministre a rappelé que la féminisation du sport passe aussi par l’amélioration concrète des infrastructures. « On doit avoir des vestiaires adaptés aussi pour accueillir les femmes », a-t-elle souligné, illustrant une approche pragmatique visant à lever les obstacles du quotidien qui freinent encore la pratique sportive féminine.

 

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