Ce jour-là : journée de la fraternité
Tous les 4 février depuis 2020, nous célébrons la journée de la fraternité. Le troisième terme de notre devise républicaine Liberté, égalité, fraternité passe parfois inaperçu. La tension féconde entre liberté et égalité définit la démocratie, chez Tocqueville en particulier. Pourtant, ne serait-ce pas la pierre angulaire de l’ensemble ? Une société ne se constitue que par les liens entre les hommes. La démocratie se caractérise par le « sentiment du semblable » (De la Démocratie en Amérique).
Le frère, le prochain, ces mots ont également une connotation religieuse. La journée de la fraternité constitue, chaque année, un rappel utile : les religions peuvent et doivent dialoguer entre elles. Les idées de transcendance et de fraternité leur sont communes. C’est pour favoriser les échanges entre les religions et les cultures que l’ONU a décidé d’instaurer cette journée.
Dans des sociétés souvent divisées, où les prises de position identitaires ont de plus en plus droit de cité, il n’est pas inutile de réaffirmer que le Mouvement Démocrate tient la fraternité pour une disposition essentielle. Renvoyer les identités dos à dos fait le lit des extrémismes. L’ouverture à l’autre, quelles que soient sa religion ou son origine, est la condition d’une société unie. La curiosité envers l’autre, la connaissance d’autres cultures, doivent être cultivées.
Au Mouvement Démocrate, la fraternité s’exprime dans le souci constant des plus vulnérables, porté par nos élus. Ce sont les réflexions et actions pour lutter contre le mal-logement, pour penser une politique d’inclusion, c’est la vertu du plan anti-solitude initié à Pau, c’est le sens du Haut-commissariat à l’Enfance qui vise à améliorer la situation de tous les types de familles.
La fraternité s’éprouve, là où la solidarité, ou les solidarités, se construisent ensemble. Au Mouvement démocrate, la liberté se couple avec la responsabilité, pour des solidarités de justice, tournées vers le bien commun.