Josy Poueyto : « Le 8 mai ne peut plus être une simple date commémorative mais redevenir un moment de prise de conscience collective »
Aux questions au gouvernement de ce mercredi 6 mai, notre députée des Pyrénées-Atlantiques a interrogé le ministre de l’Éducation nationale sur la portée et la signification du 8 mai.
Merci Madame la Présidente.
Ma question s'adresse à Monsieur le ministre de l’Éducation. Mais je souhaite par ailleurs y associer mes collègues Démocrates et particulièrement Christophe Blanchet et Laurent Croizier.
Dans quelques jours, notre pays commémorera le 8 mai 1945, la victoire sur la barbarie nazie, mais aussi le souvenir de celles et ceux qui ont payé de leur vie la défense de notre liberté.
Je souhaitais aussi vous interroger, Monsieur le ministre, sur la portée pédagogique de l'organisation de ces cérémonies. Il ne s'agit en effet pas seulement de se souvenir, mais bien aussi de transmettre. Transmettre le sens de l'engagement, le prix de la paix, la fragilité de nos démocraties, sans remettre en question la qualité des programmes, ni l'engagement de nos enseignants bien sûr, chacun voit bien que le contexte a changé.
Alors que l'Assemblée nationale examine en ce moment la loi de l'actualisation de la programmation militaire, et que dans le même temps, pardon, le monde bascule vers une instabilité croissante, je souhaite insister sur la nécessité de s'intéresser au sens profond de cette journée.
Dans ce contexte, le 8 mai ne peut en effet plus être une simple date commémorative, il doit redevenir un moment de prise de conscience collective, en particulier pour notre jeunesse. Dès 1981, année où le 8 mai est redevenu férié, le ministre Jean Laurin, appelé à mobiliser les médias et les esprits pour expliquer le sens de cette journée. Cette ambition reste plus actuelle que jamais, car nos jeunes sont en première ligne face aux cyberattaques, face aux manipulations de l'information, face aux stratégies d'influence qui fragilisent notre cohésion nationale. Car si nous ne sommes pas en guerre, nous ne sommes plus tout à fait en paix.
Dès lors, Monsieur le ministre, comment pourrions-nous impliquer davantage nos jeunes, nos écoles en particulier, non seulement dans la préparation des commémorations du 8 mai, mais aussi dans la compréhension des enjeux de défense qui caractérisent notre époque ?
Je vous remercie.