Connexion
Nos parlementaires

Cyrille Isaac-Sibille : « Une censure du budget ne ferait que précipiter la France dans une crise financière majeure »

Aux questions au gouvernement de ce mercredi 21 octobre, notre député du Rhône, Cyrille Isaac-Sibille, a interrogé le Premier ministre sur les taux d'emprunt de la France et le débat budgétaire, en particulier en matière de santé et de prévention.

Madame la Présidente, ma question s'adresse à Sébastien Lecornu, Premier ministre. 

Monsieur le Premier ministre, nous y sommes. Pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, la France emprunte à 5% à 10 ans. Vendredi, l'agence Moody's se prononcera à nouveau sur la qualité de notre signature. Ce qui se joue, c'est la crédibilité de la France et avec elle, notre capacité à financer demain nos services publics, écoles, santé, sécurité.

Chers collègues, membres de partis de gouvernement et notamment chers collègues socialistes, vous avez aujourd'hui une responsabilité particulière. Une censure ou un rejet du budget ne ferait que précipiter la France dans une crise financière majeure et d'en faire payer le prix à tous les Français, notamment les plus modestes. À l'inverse, un geste de votre part, un seul, en faveur de la stabilité budgétaire et du compromis, pourrait rassurer les marchés et épargner à terme des milliards d'euros à la France. Le moment est venu, le moment de primer l'intérêt du pays sur toute autre considération. 

Mais M. le Premier ministre, restaurer notre crédibilité suppose davantage que de réduire les déficits d'aujourd'hui. Il nous faut aussi avoir le courage de prévenir ceux de demain. C'est tout l'enjeu de nos comptes sociaux, dont le déficit alourdit chaque année la dette que nous léguons à nos enfants. 

Au-delà des économies nécessaires, que nous, députés Démocrates, appelons à renforcer. Il nous faut engager des réformes structurelles. Arrêtons de produire toujours plus de malades. Arrêtons de produire toujours plus de malades ! Aujourd'hui, 25 millions de Français vivent avec une maladie chronique. Demain, ils seront près de 30 millions. C'est ce qui est prévu en 2035. Derrière ces chiffres, ce sont des vies bouleversées, des familles éprouvées, des souffrances qui auraient pu être évitées et un système de santé toujours mis en tension. Or, notre santé se construit bien avant l'hôpital. La question : c'est comment restaurer la crédibilité financière de la France et comment faire de la prévention une priorité nationale ?

Je vous remercie.

 

Thématiques associées
Filtrer par