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Christophe Grudler : « L'indépendance énergétique européenne, c'est pour demain matin ! »

Invité d’Ici l’Europe sur France 24 et Public Sénat, notre député européen Christophe Grudler a débattu sur la crise énergétique provoquée par le conflit au Moyen-Orient en affirmant que l’Europe doit accélérer sa souveraineté énergétique et sortir de ses dépendances.

Dans un contexte marqué par les tensions au détroit d’Ormuz, Christophe Grudler appelle à un changement de cap stratégique. Il souligne que « l’avenir énergétique de l’Europe (...) est clairement Europe », plaidant pour un effort massif de production sur le continent. Pour notre député européen, cela passe par une accélération de l’électrification, mais aussi par un développement conjoint des énergies renouvelables et du nucléaire, dans une logique de complémentarité.

Les Européens doivent arrêter de regarder le détroit d'Ormuz, l'avenir énergétique de l'Europe, il n'est pas là-bas. Il est clairement en Europe !

 

Face aux États-Unis de Donald Trump, Christophe Grudler déplore une Europe trop timorée : « on a peur, on baisse la tête ». Il regrette que « dans ces conditions-là, c’est la loi du plus fort qui l’emporte », alors même que « la force devrait être celle de la loi ». 

Dans l’immédiat, il propose des solutions concrètes, comme la relance du mécanisme d’achats groupés de gaz afin de lutter contre la spéculation et sécuriser l’approvisionnement : 

J’ai demandé avec mon groupe qu’on réactive Aggregate EU.

 

Le constat est d'ailleurs est sévère : « on est les seuls au monde à avoir une économie qui dépend à 55 % de l’extérieur au niveau de l’énergie ». Une situation que Christophe Grudler juge intenable, allant jusqu’à alerter : 

On se met en danger de mort.

 

Pour y remédier, il fixe un cap clair : passer sous la barre des 50 % de dépendance, en mobilisant tous les leviers disponibles, du nucléaire à l’hydraulique. Refusant de remplacer une dépendance par une autre, il insiste qu'« on ne va pas quitter le gaz russe pour dépendre du gaz américain, il faut qu'on soit en autonomie stratégique énergétique ».

Critique d’un certain « dogme » énergétique européen, Christophe Grudler rappelle que la mise à l’écart du nucléaire fut une erreur reconnue au plus haut niveau européen. Mais il se félicite aussi des avancées obtenues au Parlement européen, notamment la réforme du marché de l’électricité, qui permet désormais « de se libérer du marché libéral du quotidien » grâce aux contrats de long terme.

On a une réforme positive du marché européen de l'électricité. 

 

Surtout, il appelle à l’action immédiate : 

L’indépendance énergétique, c’est pour demain matin ! 

 

À la fin du débat, il se montre confiant en voyant dans la crise actuelle une opportunité : « l’Europe n’a jamais été aussi forte que dans les crises », à condition de s’organiser collectivement pour garantir une énergie « décarbonée » et souveraine.

 
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