Marie-Pierre Vedrenne : « La sécurité routière est un sujet de citoyenneté »
Invitée de RMC ce mercredi 13 mai, Marie-Pierre Vedrenne a défendu une approche mêlant prévention, responsabilité et fermeté face à la hausse de la mortalité routière. Pour la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, la sécurité routière est avant tout « un sujet de citoyenneté ».
Face à la hausse de la mortalité routière, Marie-Pierre Vedrenne a rappelé la réalité humaine qui se cache derrière les statistiques :
Derrière les chiffres, il faut en avoir collectivement conscience, ce sont des familles brisées. Ce sont des vies endeuillées.
Notre ministre déléguée a pointé des comportements de choix « délibérés » comme l’alcool, les stupéfiants ou encore le protoxyde d’azote, particulièrement présent chez les jeunes. « Quand vous consommez du protoxyde d’azote, c’est comme si vous fermiez les yeux au volant », a-t-elle alerté, soulignant que ces pratiques mettent « en danger soi-même et les autres ».
Pour elle, la hausse des accidents s’explique avant tout par « des comportements déviants » qui aggravent les conséquences des collisions.
Marie-Pierre Vedrenne a aussi défendu une vision collective de la sécurité routière :
La politique de sécurité routière, ce n’est pas une politique contre les conducteurs. C’est une politique de protection de tous les Français.
Insistant sur la cohabitation entre automobilistes, cyclistes et piétons, elle a rappelé que « tout le monde a sa place » dans l’espace public. La ministre a également plaidé pour une réflexion sur le port du casque obligatoire à vélo : « Moi, j’y suis favorable », estimant que cette mesure pourrait « sauver des vies ».
La sécurité routière est un sujet de citoyenneté.
La ministre a enfin défendu une ligne mêlant pédagogie et fermeté. « La politique de prévention est nécessaire » pour mieux faire prendre conscience des risques, a-t-elle expliqué, tout en rappelant le renforcement des sanctions contre les très grands excès de vitesse, désormais passibles de peines de prison.
Ces actes constituent selon elle « des comportements délinquants ». Elle s’est également dite favorable à l’extension des expérimentations menées contre le téléphone au volant avec suspension administrative du permis.
Face à « une courbe à la hausse », Marie-Pierre Vedrenne estime qu’il faut « faire évoluer les sanctions » pour protéger l’ensemble des usagers de la route.