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Université de rentrée

UR 2026 : Revivez le discours de clôture de Maud Gatel

Absent(e) lors de notre Université de rentrée ? Retrouvez l'ensemble des discours de clôture de cette édition 2026 ! Ici, celui de Maud Gatel, secrétaire générale du Mouvement Démocrate, présidente du groupe Paris au Centre au Conseil de Paris.

Seul le prononcé fait foi.

 

Merci Jules pour tes mots, merci pour ton engagement à la tête des Jeunes démocrates. 

Dans la lignée de tes illustres prédécesseurs, Pierre-Jean Baty et Auguste Ott, tu as fait se lever une nouvelle génération de grand talent. 

 

Je sais que le MoDem pourra continuer à compter sur ta détermination à porter haut ses valeurs. Et égoïstement, je suis heureuse que Paris puisse compter désormais sur un élu, le benjamin du conseil de Paris, aussi engagé, créatif et à l’écoute que toi. 

 

Merci Jules pour hier, pour aujourd’hui et pour demain. 

 

 

Chers amis, 

 

Ce furent trois jours exceptionnels de rencontres, de travail et de convivialité.

 

Et je veux remercier toutes celles et tous ceux qui les ont rendus possibles.

 

 

Toute l’équipe, sous la houlette d’Anne-Caroline Berthet, la directrice générale du MoDem. 

 

Une équipe aussi solide que modeste qui a su agréger autour d’elle des dizaines de bénévoles fidèles qui, chaque année, permettent à ces Universités de rentrée de se tenir dans les meilleures conditions. 

 

Merci à 

Anne-Caroline,

Virginie, 

Manon,

Thomas,

Anna, Florian, 

Franck, 

Vangelis, 

Olivia, 

Martin et Erwan.

 

Alternants : Louisa, Mathurin. 

 

Bénévoles : Alexandra, Lola, Victor, Dimitri, Lucas, Catherine, Filomena, Chérif, Antoine, Benoit.

 

Prestataires : Vincent, Pierre, Jacques-Laurent, Joachim, Patrick, toute l’équipe Dimmer, et celle du Belambra.

 

Ifed : Fabien, Lélio, Sébastien, Paco.

 

Et merci à vous tous, d’avoir fait de ces 3 journées un moment unique, qui disent beaucoup de notre mouvement. 

 

Un mouvement vivant. Un mouvement qui travaille. Un mouvement qui ne renonce pas à penser le temps long au moment même où la politique semble condamnée à l'immédiateté.


 

 

Vous le sentez bien, cette édition avait un goût particulier. Celui de la gravité, face à la situation à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières. Car il est minuit moins 5. 

 

Il est minuit moins 5 s’agissant de la situation internationale. Nous assistons au basculement du monde, et à la remise en cause de toutes les règles qui régissent notre communauté internationale depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Qu’il s’agisse du droit international, du principe de l’intangibilité des frontières, ou de l’explosion des ingérences. 

 

Il est minuit moins 5 sur le plan des finances publiques. 

Le sujet n’est pas de revendiquer d’avoir eu raison avant les autres, mais de continuer, inlassablement, à alerter sur le fait qu’un pays surendetté est un pays qui perd sa liberté d’agir au moment même où il en a le plus besoin. 

 

Il est minuit moins 5 sur le plan environnemental. Vous le savez, le MoDem a été fondé en 2007 sur deux piliers, la démocratie et l’écologie. 

Nous, nous n’avons pas découvert avec les vagues de canicule successives cet été les conséquences du dérèglement climatique, notamment pour les plus fragiles. Nous en connaissons le prix, à tous les sens du terme. 

 

Et c’est parce qu’il est minuit moins cinq que notre responsabilité est si grande et que l’heure est à la gravité.

 

Gravité face au duel annoncé, dont les protagonistes sont en réalité les deux faces d’une même pièce. 

 

 

Il suffit de voir leurs convergences à l’Assemblée nationale sur de très nombreux sujets, le plus douloureux pour nous étant sans doute leurs mêmes accointances avec ceux qui aujourd’hui nous menacent, pour mieux abandonner l’Ukraine, et donc notre sécurité et notre liberté. 

 

Cette gravité, elle n’est pas simplement due au fait que le second tour que l’on nous promet est l’illustration de tout ce contre quoi nous nous battons. Car nous, démocrates, nous ne pouvons être plus éloignés des extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche. 

 

Cette gravité, elle est le fait que les solutions brandies sont le contraire de ce qu’est la France, ses valeurs, son histoire. Mais elles sont aussi mortifères. Pour notre pays. Et pour les Français. Une politique de bouc émissaires, les étrangers pour les uns, les riches pour les autres, c’est une politique de guerre civile et c’est la négation de ce que nous sommes. 

 

Et une majorité de nos concitoyens en est consciente. C’est pourquoi la peur de l’un nourrit le vote de l’autre. Et dans les deux cas, c’est dramatique. 

 

Beaucoup semblent considérer qu’un second tour entre le RN et LFI serait inéluctable. Qu’il faudrait s’y préparer. S’y résigner. 

Nous refusons cette fatalité. 

Car les Français ne se laissent pas dicter leur destin. 

 

Pour autant, le temps du barrage est révolu. On ne rassemble pas durablement un peuple autour d’un refus. La peur peut mobiliser, elle ne peut être un projet pour le pays. 

Notre responsabilité n’est pas seulement d’empêcher. Elle est de proposer, elle de construire. Et de démontrer qu’un autre chemin existe. 

 

**

 

Nous croyons en la France. 

 

Dans sa jeunesse, dans ses agriculteurs, ses enseignants, ses chercheurs, ses soignants. Dans sa capacité à produire, à inventer, à transmettre. Dans sa capacité à retrouver la maitrise de son destin. 

 

C’est ce que nous avons montré au cours de ce we. En dessinant ce que pouvait être un projet démocrate. Lucide mais plein d’espoir. Car nous refusons de croire au déclin inexorable de notre pays.

 

Au cours de ce week-end, nous avons rappelé les fondamentaux : 

  • sur l’état de droit,
  • sur l’urgence du redressement pour dégager des marges de manœuvre nécessaire à la préservation de notre modèle social, et à l’adaptation de notre pays aux conséquences du dérèglement climatique ;
  • sur le besoin de reconquérir notre souveraineté, sur tous les plans.
  • sur la nécessité de redonner de l’espoir à la jeunesse et à tout un pays
  • sur la nécessité de lutter contre l’impuissance publique,
  • sur le besoin de renforcer la place de la France dans le monde. 

 

Autant de sujets fondamentaux que nous partageons avec des Engagés, de gauche, de droite et du centre et qui se sont succédés ce weekend à la tribune. Avec des différences bien sûr, et heureusement, mais avec des convergences sur l’essentiel. Et notamment sur la manière de faire. 

 

Loin du populisme, en respectant suffisamment les Français pour ne pas les insulter avec des solutions présentées comme des recettes miracles. 

 

Ce que font quotidiennement nos élus. 

 

Grande fierté de voir cette nouvelle génération d’élus. Déterminés à agir pour l’intérêt général. 

 

Nous avons une grande admiration pour nos parlementaires, tant français qu’européens. Qui préservent ses lettres de noblesse dans une Assemblée qui en manque singulièrement. Et ce, sans jamais céder à la facilité. 

 

Alors, oui, dans le monde d’auj, c’est particulièrement courageux. De ne pas céder au populisme, au yakafokon. Et en assumant les 10 dernières années. 

 

Au MoDem, nous avons été des alliés exigeants et loyaux. 

En 10 ans, nous n’avons jamais pris en défaut de loyauté. 

Nous avons parfois échoué à convaincre, mais sans jamais renoncer à essayer. 

 

Et c’est ce qui nous autorise à avoir un regard exigeant sur les 10 dernières années. 

Parce que c’est ce que nous sommes. 

Parce que nous ne changeons pas en fonction du vent. 

 

 

****

 

Et face au péril qui pourrait venir, nous le sentons bien, seul un large rassemblement, en accord sur l’essentiel, est en mesure de l’éloigner. 

 

Un rassemblement, en respectant chacun. Sans exiger des uns et des autres qu’ils renoncent à ce qu’ils sont.

 

Le dépassement n’est pas l’effacement. 

Le rassemblement n’est pas le renoncement. 

 

Nous ne demandons à personne de renoncer à son histoire. Parce que nous ne renoncerons jamais à la nôtre. 

 

 

***

 

Oui, nous avons, une certaine idée du centre. 

 

Le centre, ce n’est pas un positionnement sur l’échiquier politique. Ce n’est pas non plus un opportunisme ou l’indécision. 

 

Le Centre, c’est une histoire. Une éthique. Une volonté. Une constance. Et un certain esprit de résistance. 

  • Résister au simplisme.
  • Résister à la tentation des boucs émissaires.
  • Résister à cette idée mortifère selon laquelle il faudrait nécessairement choisir son camp et considérer tous les autres comme des ennemis.
  • Et continuer de croire que des femmes et des hommes qui ne pensent pas la même chose sur tout peuvent décider de construire ensemble lorsqu’il s’accorde sur l’essentiel. 

 

Et c’est la raison pour laquelle, chers amis, le Mouvement Démocrate prend toute sa place dans ce rassemblement comme nous l’avons montré ce we.

 

Pas pour réclamer une place particulière pour nous-mêmes. Quand il est question de la France, l’heure n’est pas aux revendications partisanes. 

 

Mais parce que ce rassemblement correspond profondément à ce que nous sommes et à l’idée que nous nous faisons de la politique.

 

***

 

Croyons en nous. 

 

Ce week end a démontré que nous avions les armes pour rassembler, pour proposer et pour agir. 

 

Voilà pourquoi, lorsque nous quitterons l'Isle-sur-la-Sorgue, notre travail ne sera pas terminé.

Il commencera.

 

 

Chers amis,

 

Nous pouvons regarder 2027 avec inquiétude.

Nous en avons même le devoir, parce que les risques sont bien réels.

Mais nous n'avons pas le droit de regarder 2027 avec résignation.

 

Notre histoire politique nous a appris une chose : les scénarios que l'on présente comme inéluctables ne le sont jamais.

 

À condition de proposer un autre chemin.

À condition de faire renaître l'espoir.

À condition de rassembler.

 

C'est à cette tâche que nous devons désormais nous consacrer.

Avec d'autres, évidemment.

Mais pleinement nous-mêmes.

 

Avec notre identité.

Avec nos convictions.

Avec notre liberté.

 

Avec l’optimisme de la volonté et le courage de la lucidité. 

 

Alors, au terme de ces Universités de rentrée, ne repartons pas seulement avec des craintes.

 

Repartons à la tâche.

 

Construire.

Rassembler.

Et redonner aux Français une raison d'espérer.

Je vous remercie. 

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