Laurent Croizier : « Nous condamnons les mouvements politiques qui attisent les tensions et encouragent ces violences commises aux abords des lycées »
Lors des questions au gouvernement du mardi 6 octobre, notre député du Doubs, Laurent Croizier, a interrogé le ministre de l’Éducation nationale sur les manifestations lycéennes.
Merci Madame la Présidente.
Monsieur le ministre de l'Éducation nationale,
Depuis plusieurs jours, des lycéens se mobilisent pour exprimer leurs inquiétudes face à l'avenir. Les députés Les Démocrates ne confondent pas cette jeunesse qui s'exprime pacifiquement avec les casseurs, parfois étrangers aux établissements concernés. Nous condamnons fermement les violences commises aux abords des lycées. Nous condamnons les mouvements politiques qui attisent les tensions et encouragent ces violences. Nous pensons aux 85 personnels de l'Éducation nationale, aux 215 lycéens et aux 715 forces de l'ordre, blessés en premier lieu par les fauteurs de troubles. Nous pensons aussi aux lycéens gravement blessés lors des opérations de maintien de l'ordre.
Il est temps de retrouver le chemin du lycée et de l'apaisement. Professeurs non remplacés, journées surchargées, bâtiments dégradés ou angoisses liées à Parcoursup, les préoccupations des lycéens sont légitimes et appellent des réponses concrètes. Derrière la baisse démographique, nous voyons une opportunité : réorganiser notre école pour mieux remplacer les absences, alléger les effectifs des classes et améliorer les conditions d'apprentissage. Nul besoin d'une énième réforme pour cela. Faisons de ces revendications un grand moment de démocratie en faisant confiance aux équipes éducatives et aux élèves responsables.
Le groupe Les Démocrates demande que, dès demain, une demi-journée de débat soit organisée dans chaque classe, de chaque lycée, sans oublier les spécificités ultramarines. Chaque élève doit pouvoir s'exprimer et se sentir écouté. La synthèse transmise au conseil de vie lycéenne, élargi à la région, aux élus locaux, chargés de distinguer ce qui se règle immédiatement, ce qui exige un arbitrage et ce qui suppose des travaux plus longs. Chaque action devra s'accompagner d'un responsable, d'une échéance, d'un engagement écrit, une promesse sans responsable ni calendrier, n'est pas une réponse.