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Géraldine Bannier : « C’est à terme la survie d’au moins 31 hippodromes qui est en jeu »

Lors des questions au gouvernement du mercredi 7 octobre, notre députée de Mayenne, Géraldine Bannier, a interrogé la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire sur la situation des hippodromes.

Merci Madame la Présidente. 

Madame la ministre de l’Agriculture.

Dimanche dernier, à Longchamp, s'est déroulé le fameux prix de l'Arc de Triomphe 2026, graal des jockeys en plat. Cet événement très suivi ne doit pas masquer la forte inquiétude qui a saisi toute la filière hippique. 

En effet, France Galop a communiqué le 10 septembre dernier un projet concernant l'évolution des activités de nos hippodromes de région. Il aboutirait à l'arrêt total des épreuves de plat ou d'obstacles à Saint-Malo, Amiens, aux Sables d'Olonne, à Tarbes, à Aix, à Châteaubriand, à Cholet, à La Tesse-de-Buche, au Touquet, à Senonnes, à Vittel, à Agen, etc. C'est à terme la survie d'au moins 31 hippodromes qui est en jeu. 

Rien que sur la circonscription de la Mayenne où je suis élue, pas moins de 4 hippodromes sont concernés. Ce sont pourtant bien souvent ces réunions hippiques locales qui attirent les foules d'amateurs, futurs parieurs. Elles font partie intégrante de l'histoire et de la vie culturelle et sportive locale. L'annonce de ces mesures a provoqué une forte mobilisation des professionnels et des élus locaux et nationaux. Ainsi, nombre d'entre eux pointent l'absence de concertation qui a abouti à ce document. Plus encore, ils s'inquiètent de la précipitation avec laquelle ce document a été communiqué, puisque le CA de la société mère devait entériner ces propositions le 25 septembre. Pour l'heure, la mobilisation des acteurs a permis d'ajourner la tenue de ce conseil. Le Conseil du Plat, quant à lui, s'est dit pour sa part incompétent pour statuer faute de chiffrage. 

Désormais, un dialogue doit se poursuivre avec l'ensemble des acteurs. Comment en effet imaginer que de telles décisions puissent être prises sans même en référer aux collectivités qui investissent régulièrement pour leurs hippodromes, comme Aurillac, entre autres exemples ? Ces annonces ont aussi profondément affecté les présidents des sociétés de course, les professionnels ainsi que les très nombreux bénévoles. 

Aussi, Madame la ministre, alors que le terrain demande que soit fortement soutenue une filière qui façonne pleinement l'identité et l'économie des territoires, je souhaiterais avoir votre avis sur ce document qui impacte si directement l'avenir de nos hippodromes de proximité. 

 

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