François Bayrou : « Il nous reste 8 mois à peine pour éviter le plus grand des drames que la France ait connu depuis très longtemps »
François Bayrou était l'invité de la Grande Interview sur Europe 1 le mercredi 12 août 2026.
Seul le prononcé fait foi.
7h-9h, Europe 1 Matin. Votre invité, Jacques Serais, l'ancien Premier ministre François Bayrou, président du MoDem, auteur de « Alertes sur la France » qui vient, paru aux éditions de l'Observatoire.
Jacques SERAIS : « Bonjour François Bayrou »
François BAYROU : « Bonjour ».
Question : Merci d'être avec nous ce matin sur Europe 1. Vous proposez une grande primaire du PS jusqu'aux Gaullistes pour éviter un second tour Le Pen-Mélenchon. Seulement voilà, depuis 48h, les premières réponses sont surtout des refus. François Bayrou, votre grande primaire n'est-elle pas mornée ce matin ?
François BAYROU : C'est possible, et peut-être faut-il essayer de comprendre ce qui se passe. C'est quoi ? C'est une proposition pour mettre un peu d'ordre dans le bazar que vous décrivez. Chacun jouant sa propre carte. Or, il nous reste 8 mois à peine, 32 semaines, pour éviter le plus grand des drames que la France ait connu depuis très longtemps. Parce qu'on a deux phénomènes qui s'ajoutent. Le premier, c'est une crise financière qui arrive et qui devient inéluctable, avec tout l'impact que cela peut avoir sur la vie des Français. Je prends un exemple très simple. Aujourd'hui, il y a une crise agricole en raison de la sécheresse et du climat qui est presque sans précédent. Il faut remonter dans le temps, peut-être 1976, pour trouver la même crise. Les prairies sont sèches, les agriculteurs sont en très grande difficulté, sauf s'ils irriguent. Enfin, vous voyez bien l'extrême difficulté. Où peut-on trouver l'argent ? Une crise financière. Et par-dessus cela, un risque politique comme il n'y en a jamais eu puisque la situation est telle qu'on peut se retrouver avec un deuxième tour extrême contre extrême, ce que j'appelle le face-à-face des pires, avec un risque mortel pour le pays.
Si vous voyez l'ajout de ces deux crises, avec la division extrême que supposent ces choix, eh bien on est devant une responsabilité comme il n'y a pas eu de responsabilité pour les générations de responsables depuis très longtemps. Voilà la raison pour laquelle il faut essayer d'apporter des idées pour en sortir, pour sortir de ce piège, pour sortir de cette impasse. Alors il est tout à fait possible, j'en ai conscience, je l'ai dit dans l'interview que vous évoquez, il est tout à fait possible que les responsables soient des irresponsables, et qu'ils disent : « écoutez, non. Les problèmes du pays ne m'intéressent pas, ce qui m'intéresse d'abord c'est ma propre promotion, avec l'idée qu'on va prendre le pouvoir, ce qui est une absurdité ».
Question : Mais pour comprendre votre démarche, François Bayrou, la Ve République a déjà prévu un mécanisme pour départager les personnalités, les projets différents. Pourquoi ne pas tout simplement laisser les Français voter ?
François BAYROU : Vous voyez, l'élection présidentielle est sa clé de voûte de la Ve République. Elle a changé de nature. Parce que comme vous l'évoquez, et comme c'est compréhensible pour tout le monde, avant, il y avait un mécanisme de sélection. C'était le premier tour. Et on voyait au premier tour, j'y ai moi-même participé trois fois, on voyait au premier tour les Français choisir. Et choisir en particulier celui ou celle qui devait aller au deuxième tour. Et là, on choisissait entre des solutions peut-être pas toutes exaltantes, peut-être pas toutes confortables, mais on choisissait entre des solutions acceptables. Or, pour beaucoup d'entre nous, en tout cas pour moi, ni LFI ni le RN ne sont acceptables.
Question : Mais ils sont acceptables aux yeux d'une partie importante des Français. Pourquoi essayer de tout faire pour empêcher cela ?
François BAYROU : Je ne sais pas si vous mesurez ce que proposent les deux extrêmes. C'est très simple, c'est une division du pays, l'affrontement d'une partie contre l'autre partie, la mise en accusation, la recherche de boucs émissaires, d'un côté les immigrés, de l'autre les riches ou je ne sais quoi de cette sorte. Ceci est dans un pays qui est dans l'état où il se trouve et dans l'état où le monde se trouve, dans l'État où l'Occident se trouve avec la guerre aux portes de l'Europe, et Dieu sait que c'est une guerre menaçante. Eh bien, on ne peut pas se permettre ce risque qui est un risque mortel. Vous êtes dans une situation où le pays ne s'en relèverait pas. En tout cas pour des millions de Français. Quelles solutions ont-ils pour éviter le bazar ? Pour éviter la multiplication des candidatures. La multiplication des candidatures, vous connaissez le résultat de tout cela.
Je dis donc, il y a deux solutions. Devant ce risque-là, et devant le besoin de changement profond qui est celui du pays. Nous sortons d'un cycle de dix ans, le cycle ouvert par l'élection présidentielle de 2017, et à la sortie d'un cycle comme celui-là, on a besoin d'un cycle nouveau. On a besoin de visages nouveaux et d'idées nouvelles.
Question : Donc, de ce point de vue-là, vous écartez Edouard Philippe, Gabriel Attal ?
François BAYROU : Non, je n'écarte personne. J'essaye quelque chose qui ne se fait pas souvent. J'essaie de ne pas dire du mal des gens qui ne sont pas d'accord avec moi. Je dis du mal de mes ennemis, des adversaires du pays, qui sont les extrêmes. Mais je ne dis pas de mal de ceux qui sont dans ce que j'appelle le fleuve démocratique central. Parce que, d'une manière ou d'une autre, nous aurons besoin les uns des autres. Si nous arrivons à la solution la plus responsable, que j'appelle de mes vœux, c'est-à-dire, au fond, un seul candidat pour ce grand espace qui aura pour mission de renouveler le pays et de faire vivre ensemble les gens qui auront voté pour lui. Si nous trouvons un seul candidat pour ce grand espace. Alors après se pose une deuxième question. Nous, citoyens, quels sont nos droits ? Et notre droit élémentaire devrait être de le choisir.
Question : Et vous, vous avez choisi François BAYROU ?
François BAYROU : Je n'ai pas encore choisi. J'ai dit une chose qui est à mon sens importante. Il y a des figures nouvelles qui existent et qui vont apparaître. Il y en a plusieurs qu'on peut citer.
Question : Vous pensez à qui ?
François BAYROU : Thierry Breton est une figure, mais il n'est pas le seul. Il y a des Jean-Louis Borloo, il y a des Xavier Bertrand.
Question : Mais c'est cela le renouvellement à vos yeux pour 2027 ?
François BAYROU : En tout cas, le renouvellement, ce n'est pas les extrêmes. Ce que vous essayez de...
Question : Non mais je parle des visages, là vous parlez de deux personnalités qui sont installées depuis 10, 20, 30 ans dans le paysage politique.
François BAYROU : Eh bien 10, 20, 30 ans pour le paysage politique, à condition d'avoir des idées nouvelles et d'avoir l'expérience nécessaire pour les porter, alors c'est un atout. On ne met jamais à la tête d'une armée en guerre quelqu'un qui n'a pas commandé et livré des batailles. Ce qui est vrai dans le monde militaire. Et Dieu sait que les militaires ont réfléchi à cette question depuis des siècles. Ceux qu'on met à la tête dans les moments critiques, ce sont des gens qui ont l'expérience pour affronter. L'expérience, la capacité de renouvellement, l'inventivité, le courage. Vous n'avez qu'à aller voir le film sur De Gaulle. De Gaulle, il n'était général qu'à deux étoiles certes, mais il avait 30 ans de commandement derrière lui. Et donc cette nécessité-là, cette responsabilité, présenter un candidat qui puisse empêcher le deuxième tour mortel, le deuxième tour entre les pires. Et deuxièmement, avoir le droit de le choisir pour pouvoir s'engager, parce qu'il va falloir se lever la peau pour le faire, le ou la, faire aller au deuxième tour. Et je suis persuadé que beaucoup de visages existent, à condition qu'ils aient l'expérience, la qualification, et qu'il puisse exercer la fonction de président de la République. Voilà pourquoi il me semble que si nous étions raisonnables, nous ferions ce processus. Mais si on n'est pas raisonnables, alors vous allez voir se constituer des groupes qui diront écoutez, le changement, vous n'en voulez pas, vous voulez bloquer le système là où il est, eh bien nous allons le proposer aux Français. Aujourd'hui vous avez peut-être, je ne sais pas combien, cinq ou six, peut-être dix candidats qui sont dans les starting-blocks, qui sont à l'affût, qui attendent le moment où ils vont se prononcer. Écoutez, il faut sortir de ces ambiguïtés. Question : Certains parlent du Premier ministre, d'autres parlent...
François BAYROU : Il faut sortir de ces ambiguïtés, qu'il y ait un débat loyal entre tous et que les Français qui devront voter aient le droit de choisir puisque désormais, le premier tour sera trop tard pour faire ce genre de choix. Question : François Bayrou, vous parlez de l'expérience qui est extrêmement importante à vos yeux aujourd'hui. Mais cette expérience du pouvoir, Emmanuel Macron ne l'avait pas en 2017.
François BAYROU : Vous vous trompez complètement. Emmanuel Macron avait été ministre de l’Économie depuis deux ans. Emmanuel Macron avait été secrétaire général adjoint de l'Élysée, c'est-à-dire le numéro 2 de l'Élysée.
Question : Il avait 39 ans et cet argument de l'expérience lui était contesté à l'époque.
François BAYROU : Oui, mais peut-être si on lui posait la question aujourd'hui.
Question : Il n'avait jamais été élu.
François BAYROU : Peut-être, c'est autre chose. Il a été élu par les Français deux fois. Je dis que c'est une dimension essentielle. Je ne sais pas si on se rend compte. Jamais depuis trois quarts de siècle la France n'a été dans la situation où elle se trouve et que je répète, puisque vous avez cité mon livre « Alerte sur la France qui vient » , la situation est celle-ci et la France n'a jamais été dans cet état. L'année prochaine, écoutez bien, la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez, que tous les trois dans ce studio nous payons. Et que paient tous les autres Français qui nous écoutent, ou en tout cas tous les Français imposables à l'impôt sur le revenu, tous les foyers fiscaux, la totalité de leurs chèques, de leurs contributions, ne suffira pas. La totalité ne suffira pas à payer les intérêts chaque année de la dette. Les intérêts, pas le capital, les intérêts de la dette. Et cela continue à grandir. Cette situation-là, c'est une situation qu'aucun pays n'a rencontrée. Ou alors juste au lendemain de la guerre mais nous avions la croissance et la dévaluation. On pouvait décider impérieusement qu'on rembourserait 30% de moins. On ne peut plus le faire aujourd'hui. Et tout cela, dans un pays qui, en plus, est en crise, comme tout l'Occident, comme toute l'Europe. Le choc des titans fait que des pays comme les nôtres se trouvent pris en situation de tenaille. Et je crois en effet qu'on ne confie pas un Boeing à quelqu'un qui n'a jamais piloté, y compris un planeur. Il y a des moments où les pays sont dans une situation tellement critique dans le jeu du monde qu'il faut des gens qui aient l'expérience de ce genre de choses et qui soient nouveaux en même temps. Voilà ce que nous cherchons, un visage qui puisse exercer la fonction et qui apporte un renouveau dans la vie politique française.
Question : Mais pardonnez-moi, vous avez aussi, vous et les responsables politiques aujourd'hui, une part dans la situation actuelle que l'on connaît, une part de responsabilité.
François BAYROU : Alors écoutez-moi bien, tout le monde, toutes les familles politiques ont une part de responsabilité. Toutes les familles politiques ayant exercé le pouvoir ont contribué à cette explosion de la dette. Et deuxièmement, les extrêmes qui, eux, n'ont pas exercé le pouvoir, ou en tout cas rarement, les extrêmes, eux, n'ont cessé de demander des dépenses nouvelles, de monter à la tribune pour demander qu'on ajoute des dizaines de milliards de dépenses aux dépenses qu'on faisait déjà. Parce que c'est comme ça que, hélas, les choses fonctionnent. La démagogie s'exprime plus facilement à la tribune que la raison. Et donc, tout le monde a sa part de responsabilité. Alors on peut naturellement chercher des boucs émissaires, en disant mais, oh ne vous inquiétez pas, ce n’est pas vous qui allez assumer tout ça, on va trouver, les immigrés disent les uns, les riches disent les autres. Et c'est un leurre, et c'est une manière de diviser le pays, qui a le plus profondément besoin de son unité. Ceux qui ne cherchent pas l'unité conduisent au malheur du pays.
Question : François Bayrou, vous étiez à Matignon il y a un an, vous travaillez sur le budget de l'année à venir il y a 12 mois. Aujourd'hui, si François Bayrou préparait le budget de 2027, combien de milliards d'euros d'économie faudrait-il faire ? On apprend par exemple que Bercy, c'est une information du JDD, Bercy travaille sur une désindexation des retraites les plus élevées en 2027. Est-ce que c'est une bonne idée ?
François BAYROU : Alors, bonne idée, je n'emploie pas ce genre de mot. Parce que tout cela, ce sont des efforts. Il faut compléter votre question. Où en serions-nous si le budget que j'ai proposé au pays, et à propos duquel j'ai sollicité l'engagement de responsabilité, la question de confiance, comme on disait autrefois, s'il avait été adopté ? Alors je vous donne un chiffre simple, et ce n'est pas pour me vanter, parce que tout le monde sait la difficulté de cet exercice. J'ai pris le budget de la France avec près de 6% de déficit. Et nous l'avons ramené en une seule année très près de 5%. 1%, c'est plus de 30 milliards de baisse du déficit du pays. Et c'est ce que nous avons fait. Le budget que j'ai présenté, que j'ai fait adopter l'année dernière, ce budget-là, a été respectée à l'euro près. Alors il y a toujours des accidents et ce'est pas moi qui vais jeter la pierre. Mais je dis que la question est la question de la prise de conscience par tous ceux qui nous écoutent, par nos concitoyens, du caractère absolument impossible à accepter de la dérive du pays vers lequel nous nous sommes laissés conduire. Et où serait la situation si j'avais été en responsabilité ? Je n'aurais jamais renoncé à la réforme des retraites. Le Premier ministre le sait bien, nous en avons parlé souvent. La réforme des retraites, c'est évidemment une des brèches dans la coque du navire. Et en tout cas, c'est une absence de prise de conscience, de dire mais on peut s'en passer, on peut faire sans ça. Vous voyez bien, on va revenir à la retraite à 60 ans, il n'y aura plus de progression de l'âge de la retraite. Tout cela, ce sont des mensonges et des mensonges dangereux.
Question : Mais aujourd'hui, est-ce que vous estimez qu'il faut demander des efforts aux retraités les plus aisés ?
François BAYROU : Ce n'est pas comme cela qu'il faut poser la question. Parce que tout ça, c'est toujours la recherche de boucs émissaires. Cela consiste à dire...
Question : Mais concrètement, il y a des milliards d'euros à trouver.
François BAYROU : Concrètement, cela consiste à dire...
Question : Il faut les trouver où ?
François BAYROU : Votre question, je la traduis en français. Vous qui nous écoutez, ce n'est pas vous qui allez faire les efforts. Les efforts, ce sont les retraités, comme vous dites, les plus aisés. Je ne sais pas ce que ça veut dire pour vous les retraités les plus aisés.
Question : Justement, je pose la question, puisque Bercy travaille là-dessus, vous seriez Premier ministre, vous fixeriez à quel barème ?
François BAYROU : J'avais moi-même proposé la désindexation des retraites, sauf les retraites de base. C'est donc dans tous les plans et dans tous les cartons depuis plusieurs années, en tout cas c'était dans les miens. Mais vous voyez bien, si on ne comprend pas que la situation est telle que tout le monde va devoir être associé aux efforts, vous entendez bien tout le monde, tous les Français, en essayant d'épargner les plus en difficulté ou en se fixant comme règle d'épargner les plus en difficulté. Mais tout le monde va devoir d'une certaine manière participer à l'effort du pays. Et si nous ne décidons pas de le faire librement, alors cela va nous être imposé par des autorités extérieures au pays, sur lesquelles nous n'aurons pas la main, parce que notre situation financière va être telle. Nous sommes en situation de désendettement et chacun de ceux qui nous écoutent sait ce que c'est le désendettement. Quand la banque prend la main, sur les décisions que vous devez faire. Eh bien à l'échelon international, c'est la même chose, quoiqu'en disent un certain nombre d'esprits irresponsables.
Question : François Bayrou, une question un peu plus personnelle. Lorsque vous avez quitté Matignon, vous aviez déclaré « je n'aurai aucun avantage » . Aujourd'hui, une question simple et qui intéresse beaucoup de nos concitoyens. Bénéficiez-vous d'une voiture et d'un chauffeur pris en charge par l'État ?
François BAYROU : Alors, j'ai proposé au gouvernement, au Premier ministre, de renoncer. Pourquoi faut-il une voiture ? Parce que vous avez des officiers de sécurité. Question : Vous avez des policiers qui vous protègent ?
François BAYROU : Non, j'en ai à Paris. Et comme je ne suis à Paris que deux jours et demi par semaine, le reste du temps à Pau, je conduis moi-même ma voiture. Mais peut-être que vous allez faire le tour de tous les anciens premiers ministres pour vérifier si cette discipline est respectée.
Question : Mais je me permets de vous poser la question, puisqu'à l'heure où on demande des efforts aux Français, c'est vrai que cette question...
François BAYROU : Nous n'avons, je n'ai aucun avantage sauf des officiers de sécurité missionnés par le gouvernement pour me protéger encore. Et je proposais que ces officiers de sécurité, je n'en bénéficie pas à Pau. Parce que je considère qu'en avoir à Paris c'est légitime et c'est nécessaire, mais en avoir à Pau, je n’en ai pas besoin.
Question : François Bayrou, pour conclure cet entretien, si vous deviez ce matin écrire... Un seul nom sur un morceau de papier pour devenir président de la République en 2027, vous écririez lequel ?
François BAYROU : Je n'écris pas des noms sur les morceaux de papier pour devenir président de la République. Le choix du président de la République, c'est un choix profond de tout un peuple. Et dans moins de huit mois, ce choix sera fait. Le choix de tout un peuple qui dit, voyons, à qui vais-je confier le volant du bus dans lequel il y a mes enfants. Et comment faire pour que celui-là ou celle-là m'offre des perspectives nouvelles que je n'ai pas eues jusqu'à maintenant et dont je sois sûr qu'il est capable de les conduire. C'est la raison pour laquelle la proposition que j'ai faite pour mettre un peu d'ordre dans le bazar actuel est une proposition vitale pour chacun des Français. Parce que c'est eux qui vont devoir voter dans huit mois. Peut-être faut-il faire en sorte que leur voix puisse être entendue dans le choix des personnalités.
Merci beaucoup François Bayrou d'avoir accepté notre invitation ce matin sur Europe 1. Très bonne journée à vous.
François BAYROU : Merci à vous.