Marc Fesneau : « Une primaire ? Quand j’entends de Sarah Knafo à Gérald Darmanin : ce n’est plus une primaire, c’est une auberge espagnole. »
Marc Fesneau, premier vice-président du Mouvement Démocrate et président du groupe Les Démocrates à l'Assemblée nationale, était l'invité de la matinale sur TF1 pour évoquer les différents sujets d'actualité notamment l'explosion des prix du carburant ou encore les discussions autour l'élection présidentielle de 2027.
Interrogé sur la hausse des prix du carburant depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Marc Fesneau a rappelé qu'actuellement la hausse des prix ne s'inscrit pas encore sur le long terme. Il souligne qu'il faut rester attentif et a ajouté :
Il faut dire la vérité aux Français, nous n’avons pas les moyens des chèques tous azimuts et tous horizons.
Notre vice-président que la situation actuelle ne constitue pas encore un choc pétrolier au sens propre du terme, celui-ci se définissant par sa persistance dans le temps :
Nous sommes dans un fait de guerre qui provoque une montée des prix brutale du pétrole, et on va regarder ce qu’on peut espérer si la tension internationale baisse.
Ainsi, Marc Fesneau a rappelé que la priorité était d'agir à l'échelle internationale pour que la situation s'améliore.
Dans la seconde partie de l'interview, Marc Fesneau a été interrogé sur les discussions autour de la présidentielle de 2027 et notamment sur l'appel à une primaire allant de la droite au centre. Il réagit :
Une primaire ? Quand j’entends de Sarah Knafo à Gérald Darmanin : ce n’est plus une primaire, c’est une auberge espagnole.
Pour notre vice-président, la vraie question n'est pas de savoir qui sera candidat, mais de s'entendre d'abord sur le quoi — c'est-à-dire sur un projet commun pour le pays. Il a été clair à ce sujet :
On ne va pas aller devant les Français en faisant semblant d’être d’accord alors que nous ne serions pas d’accord sur un certain nombre de points.
Pour Marc Fesneau, une union peut se faire autour de certains thèmes comme le dérèglement climatique, la dette ou encore sur les services publics. La priorité est donc de se concentrer sur le « quoi » c'est-à-dire que chacun doit clarifier ses idées et ses priorités pour le pays : « Mais là, on est en train de commencer par des sujets de personnes et donc le « qui » avant de savoir si on est fondamentalement d’accord » a précisé Marc Fesneau. En citant François Bayrou, il a rappelé une conviction fondatrice :
Ce n’est pas pour rien si François Bayrou avait dit, au moment de la création de l’UMP : « Si on pense tous la même chose c’est qu’on ne pense plus rien. » On le droit de ne pas penser tous la même chose et d’essayer de trouver des points de convergence.