Le 1er mars, journée mondiale du compliment
Une journée du compliment ? L’exercice est délicat s’il devient un passage obligé.
Entre une exclamation sincère, spontanée et une simple flagornerie, il y a de la place. Léger, inattendu, le joli compliment lancé avec naturel fait toujours mouche. Il faut donc qu’il soit plutôt rare. Bien tourné, il touche juste et fait immanquablement plaisir. Un citoyen qui complimente son maire et l’assure de son soutien pour sa réélection, rien de plus précieux.
Mais, en politique comme dans d’autres domaines, « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute », nous rappelle avec malice La Fontaine. S’entourer de courtisans est un réflexe répandu, auquel les femmes et les hommes politiques ayant une vraie colonne vertébrale doivent savoir résister. Rien de plus agaçant que l’excès de compliments, appuyés, et que l’on devine intéressés. Encore faut-il avoir du discernement et repérer les demi-habiles, prêts à dégainer la moindre flatterie, d’un air détaché. « Comme votre discours est impressionnant ! », « Que vous êtes brillant ! », « Comme ce costume vous va bien ! », « C’est fou comme vous ressemblez à… », entre autres traits peu inspirés.
Savoir recevoir un compliment implique de savoir également recevoir une critique fondée et constructive. La sincérité devrait se reconnaître. Dans une période de campagne électorale, elle est même nécessaire et peut éviter un faux-pas. Douter, soumettre une idée avant de l’adopter est souvent utile. Savoir s’entourer est une vraie qualité.