Discours de clôture du Congrès 2017 de Yann Wehrling

Nous vous invitons à découvrir le discours de Yann Wehrling, Secrétaire général et Porte-parole du Mouvement Démocrate, lors du Congrès 2017.

Chers amis,

Je voudrais commencer par deux messages :

Le premier, c’est nous souhaiter à tous un joyeux anniversaire. En décembre 2007, quasiment jour pour jour, le MoDem naissait. Nous fêtons nos 10 ans aujourd’hui.

Second message, un grand merci à toutes les équipes salariées et bénévoles qui se sont démenés sans se ménager.

Je voudrais également m’excuser auprès des animateurs de chacune des tables rondes. Je les ai mis sous pression pour être au rendez-vous des horaires serrés que nous leur avions donné. Nous avons voulu que ce soit riche et nous voulions qu’un maximum de choses soit dit. Et le fait est que nous avions énormément de choses à dire.

Vous avez été parfaits, tous, … rares sont les évènements de ce type qui se déroulent avec une telle exactitude dans le timing tout en restant passionnant dans le contenu.

Pardon aussi à vous toutes et tous car vous aviez envie d’en savoir plus, vous aviez envie de donner votre point de vue…

Mais sachez que nous comptons bien, maintenant que la pompe est amorcée, revenir vers vous très vite.

Chaque groupe de travail, chaque contribution sera dans les semaines qui viennent, déployé pour vous permettre à tous de vous investir, donner votre point de vue, enrichir, voire contredire les contributions.

Il nous faudra organiser tout au long de l’année 2018 le plus possible de rendez-vous, partout en France, pour débattre et approfondir ce travail qui, présenté durant ces deux journées, n’étaient, vous l’aurez compris, qu’un début.

Toutes ces idées, plus que jamais, c’est le moment de les transformer dans le réel.

J’ai aujourd’hui un sentiment de fierté d’être dans un mouvement qui a, en deux jours, affirmé tant de choses essentielles pour l’avenir.

Nous avons affirmé que notre première force pour cet avenir qui est devant nous, c’est notre passé.

Oui, ce passé, celui d’un courant de pensée ancien, celui d’une famille politique qui a résisté sur une ligne difficile, jugée intenable, pendant les 10 dernières années,  et qui, in fine, l’a emporté.

Je me demandais à quoi ressemblerait le paysage politique si nous n’avions pas défendu, en solitaire, pendant des années, cette idée folle d’un dépassement du clivage gauche-droite ?

A quoi ressemblerait le paysage politique si cette idée n’avait pas, par nous, par toi François, discrètement, peu à peu, percolé dans les esprits des français ?

A quoi ressemblerait le paysage politique aujourd’hui si tu n’avais pas François, ce 22 février 2017, décidé de renverser la table dans la seule et unique intention de penser l’intérêt général et supérieur du pays ?

C’est certain, on ne refait pas l’histoire, mais enfin, un peu quand même. Sans nous, sans fausse ni mauvaise modestie, juste avec l’objectivité des faits, sans nous, le paysage politique serait aujourd’hui encore, je le crains, dans l’âge glaciaire dans lequel nous étions il y a encore un an.

Ces deux journées, nous les avons consacrées à dire comment nous voulons voir évoluer le pays, l’Europe et le monde.

Au chapitre des réformes institutionnelles, je vois bien qu’au delà des chantiers qui restent encore à lancer, c’est une culture politique qu’il nous faudra changer. Cette culture politique que nous appelons de nos voeux, c’est celle de la pluralité des opinions et des idées, c’est celle de l’art du compromis comme manière de gouverner.

Oui, il est possible qu’une majorité politique puisse être diverse,

Oui il est possible que cela soit fécond, que cela produise de meilleures réformes. Il faudra dorénavant s’y habituer, c’est Notre manière de voir les choses.

J’ai apprécié bien évidemment nos échanges sur les questions de développement durable et d’alimentation. Le Premier ministre a dit quelque chose hier qui convient tellement bien à cette thématique : nous devons travailler pour les prochaines générations plutôt que pour les prochaines élections.

Il nous faut passer aux actes et dire que dorénavant, un projet qui ne serait plus dans la trajectoire des engagements des accords climat de Paris, il faudra l’abandonner. Et quand de surcroit, son utilité est contestable et son coût exagéré, alors il faut doublement y renoncer. C’est sur ces critères, par exemple, qu’il faut abandonner le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.

Il nous faudra avoir un autre regard sur le vivant qui nous entoure. On ne peut pas plus longtemps rester indifférent à ce vivant. Non, il n’est pas utile d’être des barbares dans les méthodes d’élevage et d’abattage du bétail. Notre manière de considérer le vivant, en dit long sur notre capacité à comprendre ce qu’est le développement durable, le vrai.

Et si au passage, chers élus municipaux, il vous venait à l’idée de vouloir faire comme je viens de la faire à Paris, d’interdire les cirques avec animaux sauvages, je tiens à votre disposition un modèle tout prêt de délibération à soumettre à votre prochain conseil municipal.

Cette table ronde sur le développement durable, comme chacune de toutes nos tables rondes ont donc été des occasions pour nous de montrer ce que nous sommes, quelles sont les visions que nous voulons porter, en pleine continuité de ce que notre famille politique a toujours porté.

Une vision environnementale incontestablement, je viens d’en parler.

Une vision sociale équilibrant les réformes économiques pour libérer les entreprises des carcans et des empêchements dans lesquels nous les avions progressivement placés,

Une vision éducative et culturelle pour donner à tous et notamment aux plus jeunes une égalité d’accès et de chances aux choix qu’ont peut vouloir faire dans une vie.

Et puis enfin, ce matin, une vision européenne déterminée.

Ce projet européen, l’écrire, ce sera une priorité pour nous en 2018. Il préparera le prochain rendez-vous électoral de juin 2019 que sera l’élection européenne. Ce à quoi nous nous attèlerons, ce sera de bâtir une dynamique claire.

Le pro européens ensemble pour arriver en tête.

Que la campagne propose aux français un choix clair entre une vision ouverte de bond en avant dans la construction européenne portant des propositions pour renforcer la légitimité démocratique de l’exécutif européen, des propositions pour répondre au scandale du dumping social et fiscal qui est un poison lent de délitement de l’idée européenne.

Face à nous, pro-européens, les discours de replis identitaires seront florissants. Il sera de notre responsabilité de leur opposer une vision radicalement différente pour faire la course en tête, en France, et, souhaitons-le dans un maximum de pays européens, pour faire de notre offre politique pro-européenne, in fine, le premier groupe au Parlement européen.

2018 sera la seule et dernière année de la mandature, sans élection. (ou presque, cher Christophe Grudler, puisque début janvier, nous l’espérons tous, tu deviendras le 48ème député Modem à l’Assemblée nationale).

2018 sera, profitons-en, à l’image de ce congrès, une année de travail.

Travail de préparation des élections européennes comme je l’ai dit.

Préparation des échéances municipales qui viendront immédiatement après. Nous devrons identifier, dès maintenant les chefs de file et les équipes qui, dans un maximum de communes, engageront un travail, à leur niveau, d’identification des enjeux locaux, qui feront, à leur niveau, comme nous l’avons fait dans ce congrès, un double travail d’écriture d’une vision d’avenir pour leur commune, et de proposition de mesures à prendre pour la prochaine mandature communale.

A notre niveau, celui du siège, nous serons là en appui, pour vous donner tous les outils nécessaires à la réussite de ces échéances. Nous élaborerons des modules de formation pour les élus et futurs élus. Nous voulons moderniser et professionnaliser nos outils informatiques, les mettre au service à la fois du travail de fond que nous avons enclenché ce week-end, mais aussi au service du développement de notre mouvement dans tous vos territoires.

Et puis, il nous faudra, sans beaucoup nous forcer car c’est dans notre nature, rester ouverts. Ouverts en allant chercher de manière volontaire toutes celles et ceux qui, dans la société qui nous entoure, ont des expertises, des compétences, des connaissances, qui sont en résonance  avec les projets que nous voulons pour le Pays. Disons leur que nous voulons qu’ils nous rejoignent pour faire partie de notre équipage.  Soyons ouverts à toutes celles et ceux qui décident, chaque jour maintenant, de se rapprocher de cet axe central que nous avons construit. Et bien évidemment, cela va sans dire, consolidons, à tous les échelons, le travail et le relationnel avec nos amis d’En Marche car ce que nous avons bâti ensemble en mai et juin dernier, nous avons la responsabilité de l’installer durablement dans le paysage politique français dans les année qui viennent.

En somme chers amis, 2018 sera une année à l’image de ce congrès. Riche, belle et dynamique. Une belle feuille de route en somme.

Merci à tous, et à très bientôt donc.

 

 

 

 

 

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