"L’essentiel c’est qu’on pose aux citoyens la question de leur avenir !"

François Bayrou était l'invité de la matinale de France Info, jeudi 1er décembre. Il a appelé à "un gouvernement d'union nationale, comme en temps de guerre, où se réunissent les bonnes volontés du pays".


D'abord interrogé sur la situation européenne, le leader centriste a fustigé "les grandes déclarations de Nicolas Sarkozy sur la refondation du capitalisme". "Qu'en reste-t-il ? Quel résultat ? Rien. Il devait réguler les marchés financiers, réguler le rapport de force entre les monnaies, contrôler les agences de notation, ... Il n'en a rien été", a estimé François Bayrou.

Pour François Bayrou, en Europe, "le couple franco-allemand s'est de nombreuses fois agité. Certains ont même parlé de couple 'Merkozy". Mais il n'a pas permis à la zone euro de fonctionner". "Je défends l'idée d'une Europe coopérative. Tous les pays doivent être associés. Ils doivent assurer ensemble aux Européens et au monde entier que la zone euro est une zone de sécurité", a-t-il souligné.

Le député des Pyrénées-Atlantiques a pointé une série de mesures concrètes qui permettraient selon lui d'éviter une aggravation de la crise : "Nous devons garantier aux pays en difficulté, non pas des subventions, mais des prêts à des taux raisonnables qui leur permettront de se redresser. En contrepartie, nous devons exiger de leur part davantage de discipline, au travers d'un dialogue renforcé entre les gouvernements concernés et les autorités européennes."

"L'Europe est le premier marché économique et la plus grande démocratie du monde. Lorsque la Californie est en faillite, les Etats-Unis n'appellent pas au secours le FMI ! J'ai eu honte lorsque l'Europe a demandé l'aide de la Chine. Aide que la Chine a par ailleurs refusé d'apporter. Il est nécessaire que l'Europe soit autonome et solidaire. Elle en a les ressources et la capacité", a-t-il poursuivi. 


En France, "il est impossible d'affronter les difficultés qui viennent, sans un gouvernement d'esprit d'union nationale. L'affrontement d'un bloc contre l'autre n'aboutit à rien. Ce n'est ni la pratique du gouvernement actuel, ni l'alternance classique qui nous permettront de nous en sortir. Nous avons besoin d'un gouvernement comme en temps de guerre, où se réunissent les bonnes volontés du pays. Les femmes et les hommes politiques qui peuvent s'entendre sur les grandes stratégies pour l'avenir du pays doivent travailler ensemble", a-t-il appelé avec conviction. 



Abordant la campagne présidentielle, le président du MoDem a par ailleurs jugé "pas glorieux, pas heureux pour la démocratie et pour l'équité" que des déplacements et meetings d'un président-candidat soient "pour l'essentiel payés par l'argent du contribuable". "Tous les présidents sortants ont toujours fait cela, ce n'est pas glorieux, c'est pas heureux pour la démocratie et pour l'équité". 



"Mais l'essentiel pendant cette campagne, ce ne sera pas la forme des meetings, ce sera qu'on pose réellement aux citoyens la question de leur avenir", a-t-il conclu.

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