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7 octobre, pour ne pas oublier

7 octobre

Qu’est-ce qu’une date ? Chaque 7 octobre, depuis 3 ans, on reçoit comme un coup au cœur, un brusque rappel du point de départ d’un drame qui n’en finit pas.

Le 7 octobre 2023, le Hamas a attaqué Israël. Et tout a commencé sur le lieu d’un festival de musique. Le son et la vie de personnes qui étaient venues danser ont été coupés. C’est comme cela qu’a commencé ce pogrom du XXIe siècle. Qu’est-ce qu’une date ? Il y a eu le 11 septembre, le 7 janvier, le 13 novembre…

À chacune de ces dates, les mots manquent. Le massacre du 7 octobre 2023 a provoqué un séisme qui n’a pas fini de traverser le monde juif. Le 7 octobre a montré que l’existence de l’État juif n’allait pas de soi : le Hamas a tenté de la détruire. En Israël, le 7 octobre a réactivé le spectre du pogrom. En diaspora, il a mis au jour la fragilité d’une sécurité que l’on croyait acquise. Les poussées d’antisémitisme renaissent de leurs cendres. Pour nous, démocrates, cet état de fait est inacceptable. L’antisémitisme ne doit pas avoir droit de cité.

Depuis 2023, l’acte du Hamas a fracturé durablement le monde en deux blocs qui ne se comprennent plus. Les conséquences du drame s’enchaînent en spirale, la politique israélienne menant une œuvre de destruction concertée et massive de la population palestinienne de Gaza.

Gardons à l’esprit – et relisons – le très beau discours prononcé à l’Assemblée nationale le 23 octobre 2023 par Jean-Louis Bourlanges, alors président de la commission des affaires étrangères : il invoquait la nécessité, pour l’Europe, d’œuvrer pour la paix entre Palestiniens et Israéliens. 

La violence du Hamas est sans excuse, mais pas sans cause.

 

Il a rappelé que les grands dirigeants historiques d’Israël « avaient pressenti qu'Israël ne trouverait la paix qu'à la condition d'établir avec les États arabes mais aussi avec les hommes et les femmes de Palestine une relation équilibrée qui supposerait le respect mutuel et le partage des bénéfices de la paix ». Il en appelait alors à une conférence internationale sur la Palestine pour une solution à deux États. 

Le 22 septembre 2025, la France a reconnu officiellement l’État de Palestine, à la tribune de l’Assemblée des Nations unies. Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, peu avant, le 28 juillet 2025, avait fermement appelé à la recherche de la paix dans un beau discours : 

Refus de la résignation qui gagne une partie de la communauté internationale et de ses dirigeants, tentés de baisser les bras. De se résoudre à l'idée que tout cela leur échappe, et qu'il n'y a plus rien à faire. Mais tout dans l'âme de la France rejette la fatalité du fait accompli. Nous avons aujourd'hui l'opportunité de sauver un processus de paix : c'est notre responsabilité devant l'Histoire et c'est notre honneur que de nous en saisir. Cette reconnaissance, décision capitale de la France, est aussi un appel. 

 

Trois ans plus tard, la violence ne s’est pas tarie. 

 

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