François Bayrou, invité politique de la matinale de France Info

Nous vous invitons à revivre l'interview de François Bayrou, diffusée ce matin sur France Info.


Bonjour à tous, merci d'être avec nous ce matin sur France Info. Notre invité jusqu' à 9h00 : François Bayrou.

Bonjour.

Vous êtes le président du MoDem. Vous avez regardé le chef de l'État hier soir à la télévision. Vous aussi Renaud Dély, bonjour !

Bonjour Jérôme, on va commencer d'abord par ce remaniement avant d'en venir à l'allocution d’Emmanuel Macron dans un instant parce que ce remaniement, il porte votre marque François Bayrou : l'entrée d'un nouveau ministre Marc Fesneau, l'un de vos proches, à un poste clé, celui des relations avec le Parlement, et la montée en grade d'une autre de vos proches, Jacqueline Gourault. Est-ce que vous êtes François Bayrou le DRH de ce remaniement gouvernemental ?

Je lis beaucoup de fables. Mais, après tout vous faites un métier qui est assez créatif de ce point de vue-là. J'ai même lu que je n'avais pas quitté lundi le bureau du président de la République et il se trouve que naturellement j'étais à Pau parce que ce sont mes fonctions de maire de Pau, et donc tout ça ce sont des histoires qu'on raconte. 

Vous n'avez pas parlé au président ? 

Si, j'ai beaucoup parlé avec lui parce que, j'ai lu récemment des papiers disant qu’il était isolé, qu'il ne parlait à personne et je puis attester que ce n'est pas vrai. En tout cas, qu'on peut avoir des échanges chaque fois qu'il en a besoin pour réfléchir aux sujets en profondeur, à deux conditions : qu’on ait quelque chose à dire et qu'on le répète pas tous les jours. Voilà, c'est pourquoi vous n'aurez pas de scoop sur moi. Sur la préparation du gouvernement, quel est le fond de cette affaire ? On a vécu plusieurs semaines avec beaucoup de désordre dans les esprits - ou en tout cas d'agitation - dont les Français ne voyaient pas bien le sens, dont ils s’inquiétaient sans doute un peu. Et ce que le président de la République a voulu faire, en prenant ces quelques jours de réflexions, en imposant du calme là où il y avait de l'agitation, c’est remettre sur les rails l’action du gouvernement. L’action sur laquelle - deuxième volet - il s'est engagé. Et si j'ai une responsabilité ou un rôle ou je-ne-sais-quoi ou une quelconque influence, c'est précisément pour défendre le contrat, qui a été noué entre le président de la République et les Français en 2017.

Le président de la République a voulu, lui, mettre un terme à ce désordre avec ce remaniement d'une part et l'allocution télévisée qu'il a enregistrée et diffusée hier soir, et dans cette allocution, il a fait - c'est une grande première - un mea culpa. On l'écoute. 

(Allocution du président de la République)

Il est bienvenu ce mea culpa d’Emmanuel Macron ?

Ce n’est pas un mea culpa. C’est un acte de sincérité. Le président de la République aime parler directement, il aime dire les choses, et il les dit quelque fois avec vitalité, énergie. Et les phrases, quand on les sort de leur contexte - c'est votre métier : vous avez entre les mains, une loupe extrêmement puissante…

Ce n’est pas notre métier de sortir les phrases de leur contexte. 

Ne vous vous vexez pas.

Non, je précise juste.

Forcément, vous prenez une courte séquence là où la rencontre ou le dialogue a pu durer plus longtemps. 

Il est quand même parfois maladroit le président de la République quand on pense à cette sortie : il suffit de traverser la rue pour trouver du boulot.  

Il y a beaucoup de Français qui pensent - et beaucoup de responsables économiques et de l'emploi - qu’il existe beaucoup d'offres d'emploi qui ne trouvent pas de réponse. Et aussi parce qu'en France, on perd de vue quelque chose qui est tout à fait essentiel qui est le pied à l'étrier - la première marche - qui permet ensuite de trouver un emploi plus proche de ce qu'on voudrait, de ce qu'on souhaite. Et donc, vous le savez bien parce que vous offrez vous aussi des emplois de stagiaires, des CDD de courte durée. Donc ce que le président de la République dit, c’est qu’on peut ouvrir des portes qui apparaissent fermées, à condition d'accepter de faire un pas de côté et d'entrer dans une expérience professionnelle, même si pour le premier emploi, elle n'est pas exactement celle qu’on voudrait.  

Mais il reconnaît que son franc-parler a pu poser problème ces dernières semaines.

Je trouve que c'est un acte de sincérité. Et vous (le monde médiatique) qui avez si souvent relayé les critiques de ceux qui disaient « Il est arrogant,  il regarde les gens de haut », il a dit là quelque chose qui est essentiel : qu’il se  rendait parfaitement compte, de ce qu’un certain nombre de gens avaient pu ressentir à des phrases isolées. 

Après le remaniement du casting gouvernemental, Emmanuel Macron se remanie un petit peu lui-même en tout cas dans les mots, mais en revanche sur le fond pas de changement : on garde le cap. On l’écoute. 

(Allocution du président de la République)

Pas de changement de cap, ça veut dire que le changement de casting suffirait à renouer avec l'opinion à vos yeux.  

D'abord ce n’est pas un changement, c'est une adaptation. Il y a eu une démission au gouvernement, celle de Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, qui est quelqu'un qui a du poids dans l'entourage du président de la République. Il a fallu le remplacer, et le Premier ministre et le président de la République en ont profité pour faire un certain nombre d'adaptations sur des pratiques gouvernementales qui méritaient d’être changées. Mais heureusement qu’il n’y a pas de changement de cap, parce que ça voudrait dire que le cap initial serait erroné. 

Pas même d'inflexion, pas même de correction alors qu'on voie que la cote de popularité du président a chuté lourdement, et qu’il y a un fil qui s’est coupé avec les Français.  

La cote de popularité ne peut pas être la boussole. Autrement, on est dans le suivi de l'opinion. Il se trouve que, l'engagement qu'Emmanuel Macron a pris quand il a été élu président de la République c'est que, la France allait retrouver son indépendance, sa liberté de choix. Peut-être on y viendra dans une seconde parce que ça mérite une illustration. La France est un pays qui est soumis à des vagues extrêmement puissantes qui viennent d'ailleurs,  du monde, de la mondialisation, et le président de la République dans son élection a dit : on va retrouver au fond notre liberté de choix. Et pour retrouver la liberté de choix, il faut produire mieux, il faut que notre économie marche plus ou mieux, il faut qu’il y ait plus de liberté pour la création et il faut qu’il y ait un pacte de solidarité entre Français. Heureusement qu'il n'a pas changé de cap sur ce sujet.  

Deux ministres issus du MoDem dans le nouveau gouvernement avec Marc Fesneau, chargé des relations avec le Parlement et puis la promotion de Jacqueline Gourault,  à la cohésion des territoires et aux collectivités locales. Et précisément, vous disiez : pas de changement de cap dans l'action gouvernementale, mais pour autant le président de République s'est amendé sur un point : c'est dans ses relations tendues avec les corps intermédiaires. On l'écoute.  

(Allocution du président de la République)

Ça c'est une vraie correction. Jusqu'à présent beaucoup disaient qu’Emmanuel Macron  était peut-être le président des villes et pas assez le président champs. 

Il a une parfaite conscience de cette fracture qui existe sur le territoire français entre, pas les villes et les champs, mais entre des villages, des communes, des quartiers dans les villes, qui ont le sentiment qu’ils sont trop souvent oubliés, dans les décisions publiques, dans les débats, dans le monde médiatique,  et ceci entraîne quelque chose qui est extrêmement difficile et douloureux. 

Cette fracture,  elle s'est creusée depuis son élection. 

Je ne crois pas. Je pense qu’il y a une difficulté qui est née - et dont d'ailleurs je ne comprends pas la raison – avec les élus locaux.  On a eu pendant plusieurs années, pendant toute la période précédente, une décision de l'État qui tous les ans diminuait les moyens des collectivités locales. Je suis maire, président d'une communauté d'agglomération importante et même d'un réseau de communautés. Et je vois bien, que pendant des années, la ville de Pau a perdu six millions d'euros, soit dix points de fiscalité. Et on a dû faire des économies pour aménager les choses. Donc pendant toutes ces années, dans la période précédente, les moyens ont été retirés aux collectivités locales. Il se trouve c’est le premier gouvernement qui a dit : « On ne touchera pas à ces moyens, pourvu que vous soyez dans une ligne de maîtrise des dépenses publiques, que vous fassiez en sorte qu’elles n’augmentent pas trop. Qu'est-ce qu'on peut faire de plus juste ? Il y a eu quelque chose dans le style, je ne sais pas de qui, dans les rapports entre le gouvernement et les élus locaux, il y a eu quelque chose qui a été une fausse note. La nomination de Jacqueline Gourault, la création de grand ministère de l’aménagement du territoire et des relations avec les collectivités locales, cela va dans le bon sens, c’est pour corriger cette ambiance là et montrer qu’on doit avoir des rapports de confiance, et c’est de là que dépend le changement de climat en France. 

Mais cette fracture, elle s’est creusée ces tout derniers jours, par exemple lorsque Gérald Darmanin, le Ministre du Budget et des comptes publics publie la liste des maires qui augmentent leurs taux de la taxe d’habitation : Est-ce que ce n’est pas une façon d’accroître, justement, cette fracture avec les élus locaux ?

Oui, vous voyez, tout ça est mal pris et ça fait des polémiques inutiles.

C’était une erreur ?

Qu’est-ce qui s’est passé ? Regardez les choses simplement. Le gouvernement a dit : la taxe d’habitation va être diminuée pour la plus grande partie des foyers français, 80% des foyers, 30% cette année, 30% l’année prochaine et le solde dans deux ans. C’est énorme, parce que tout foyer qui paie des impôts, qui paie des impôts sur le revenu, va se trouver avoir plusieurs centaines d’euros de plus. Or, et vous vous en êtes fait l’écho, je l’ai entendu chez vous, un certain nombre de contribuables ont vu leur feuille d’impôts ne pas baisser autant que c’était promis. Ils disent : Pourquoi le gouvernement nous ment ? C’est pas le gouvernement, c’est que les communes, ces communes-là, quelques milliers en France, ont choisi d’augmenter le taux de leurs impôts locaux. Et naturellement, l’État ne rembourse pas les augmentations, voilà.

La liste de ces communes, la liste de ces maires, a été publiée, et dans la foulée on a vu des supporters d’Emmanuel Macron, pas Bercy hein, mais des supporters d’Emmanuel Macron, sur les réseaux sociaux, lancer une campagne « Balance ton maire ».

Oui, je trouve ça pas heureux, pour pas dire détestable. Je veux dire le « Balance » qui est devenu une espèce de mot-d’ordre, sur les réseaux sociaux et sur beaucoup de sujets, ne me paraît pas aller dans le sens de ce qu’une vraie démocratie devrait être. Vous voyez, on vit une société extrêmement violente, je ne sais pas si vous vous en rendez compte, j’imagine que oui, dans laquelle n’importe qui peut être exposé, surtout s’il est connu, à des attaques, à des injures, c’est pas la peine d’en rajouter. Voilà, je pense que plus on choisit la voie de l’explication au lieu de choisir la voie de l’anathème et mieux on se porte.

Dans le remaniement, dans la gouvernance Macron, il y a aussi un soin particulier qu’il faut apporter aux parlementaires, est-ce que c’est la mission qui va incomber à votre proche, Marc Fesneau ?

Oui, c’est exactement le parallèle de ce que nous venons d’évoquer pour les élus locaux. Mais vous voyez qu’il y a dans tout ça une logique, parce que nous sommes une formation politique dans l’ADN de laquelle il y a les corps intermédiaires, les libertés démocratiques, le respect de la base et des élus de la base, et ceci est un plus, je crois, pour l’ensemble de la majorité.

Mais pour montrer un peu plus d’attention au Parlement, qui s’est senti un peu floué ces derniers-mois, est-ce qu’il n’aurait pas fallu commencer par une déclaration de politique générale, et un vote de confiance de l’Assemblée ?

Une déclaration de politique générale, ça se justifie quand il y a un changement de cap, un changement de Premier ministre ou un changement d’orientation du gouvernement.

Ou un besoin d’explication ?

ll aurait fallu dire : nous changeons de cap, et je comprends très bien que le Premier ministre ait choisi de ne pas le faire.

Les douze minutes d’explications télévisées du Président, hier soir, suffisent à vos yeux ?

Ça ne suffit en aucune manière. Ce dont on a besoin, et vous allez reconnaître des prises de position qui ont été les miennes depuis des mois, on a besoin que le Président de la République, le gouvernement aussi, mais le Président de la République parce que c’est lui l’élu des Français, aille régulièrement devant ses concitoyens…

Plus souvent ?

Oui, et sous toutes les formes disponibles, et pas seulement des interviews sur des grandes chaînes, mais le terrain, la présence, la rencontre de longue durée, et c’est cela que le Président de la République, si j’ai bien compris, a l’intention de faire et de partager avec les Français. Parce qu’il n’y a aucune chance de réussite de ce projet si c’est le projet du haut qui se fiche de la base. On a besoin d’avoir, au contraire, cette rencontre, cette sympathie, entre ceux qui, dans leur vie de tous les jours, dans leurs familles, dans leur entreprise ou dans leur association, vivent la réalité et ceux qui, en leur nom, portent un projet pour que la France redevienne ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être.

On va parler du coup de sang, hier, du patron de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Hier, la France insoumise a subi une série de perquisitions, Jean-Luc Mélenchon lui-même a vu son domicile perquisitionné, dans le cas de deux enquêtes préliminaires, l’une qui est relative à l’emploi d’assistants parlementaires et l’autre qui concerne les comptes de la campagne présidentielle 2017, et lors de la perquisition du siège de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et un certain nombre de ses proches ont tenté, en tout cas, de perturber le déroulement de cette procédure : on regarde et on écoute ces images. Enfin, disons plutôt qu’on regarde ces images spectaculaires et qu’on écoute ces cris, qu’est-ce que ça vous inspire, cette scène, François Bayrou ?

Quand on subi une perquisition, qui est en effet un déploiement très important et une irruption dans votre vie, je pense, je réfléchissais à cela ce matin, je pense que tous les sièges de partis politiques ont été perquisitionnés, y compris le mien. On trouve ça extrêmement violent, on a presque le sentiment, parce qu’on prend tous vos papiers, y compris personnels, vos messages personnels, on trouve ça exrêmement violent et on a un sentiment, que je comprends très bien, d’une injustice, si on pense n’avoir jamais rien fait de répréhensible on a un sentiment de très grande injustice. Après, est-ce que cela justifie cette forme de cris, de violence, de mêlée, de bousculade, je ne crois pas, parce qu’un homme politique est un justiciable comme les autres et, de ce point de vue là, le sentiment, ou en tout cas l’affirmation qu’on doit avoir un sort à part ne me paraît pas justifiée.

Jean-Luc Mélenchon s’inquiétait hier du fait que la Justice ait entre ses mains ses rendez-vous, son agenda personnel, les fichiers de la France insoumise, est-ce que c’est un problème pour vous ?

Tous les responsables publics sont dans ce cas-là. Très souvent, par exemple, les chefs de grandes entreprises qui ont subi ces perquisitions, alors il y avait plutôt un climat de « après tout, c’est normal, ils n’ont qu’à passer exactement par les mêmes règles et supporter exactement les mêmes contrôles que les autres ». C’est vrai aussi pour les responsables publics.

Mais vous dites : tous les responsables publics voient leur agenda connu par les responsables du pouvoir, ça ne pose pas un problème, en termes démocratiques ?

C’est pas du pouvoir. J’espère, j’espère de toutes mes forces et je le dis comme ayant été pendant une courte période ministre de la Justice, j’espère évidemment que la Justice a la pleine maîrise et le plein contrôle. Le pouvoir n’est et ne doit être pour rien là-dedans, et chaque fois qu’il y a information du pouvoir de la part des services de police ou des services de justice, il y a quelque chose qui ne marche pas, il y a quelque chose qui est une atteinte à des principes que l’on a le droit et le devoir de défendre.

Vous espérez, dites-vous, c’est-à-dire que vous n’en êtes pas tout à fait certain ?

J’espère que c’est le cas. De la même manière, vous bénéficiez, enfin le monde médiatique bénéficie très souvent de fuites des enquêtes, de communications de documents qui, normalement, auraient dû être couverts par le secret de l’instruction et qui, dans la réalité, ne le sont pas. Et tout cela pose un problème, vous le mesurez très bien, un problème de déstabilisation des principes avec lesquels nous devrions vivre. On le dénonce, ou du moins il y a toujours des dénonciations, de manière régulière, de ce sujet, je suis persuadé que ceci doit être une interrogation qu’on doit mener sereinement, tous ensemble, pour que la confiance dans la justice soit plus importante qu’elle ne l’est ici ou là.

Est-ce qu’il n’y a pas, parfois, une mise en scène exagérée, un déploiement de force exagéré, c’était peut-être le cas hier, ou une mise en scène de la part de la Justice qui peut nuire, justement, à la crédibilité de l’action publique ?

La seule chose à laquelle nous devons être attachés, c’est que les procédures de justice soient suivies. Chaque fois que, par exemple, il y a une perquisition, et que les journalistes sont avertis avant ceux qui vont avoir à supporter la perquisition dans leurs locaux, dans leur domicile quelquefois, chaque fois, je considère que c’est un manquement. Et Dieu sait que c’est fréquent. Et vous le savez très bien, c’est une pratique qui est extrêmement répandue. Alors on dit : on peut pas savoir, parce qu’il y a beaucoup de forces de police qui sont en cause et donc il y a des fuites, ou bien il y a, ici ou là, des relations entre les uns et les autres. Pour moi, en tout cas, c’est un problème, je trouve que ça ne va pas. Je trouve que c’est pas normal.

Une autre formation de l’opposition a fait l’objet d’une décision judiciaire qui a pu surprendre, c’est la saisie d’un million d’euros de dotations publiques dont a été victime le Rassemblement national, même chose d’ailleurs, dans le cadre d’une enquête sur les assistants parlementaires, est-ce que cette décision vous l’approuvez ou est-ce qu’il faut rappeler que le Front national est toujours aujourd’hui présumé innocent, le Rassemblement national pardon, dans cette affaire ?

J’ai défendu, vous le savez, depuis longtemps l’idée que, pour que la démocratie fonctionne, il faut que les moyens des formations politiques de la majorité ou de l’opposition, c’est encore plus important dans l’opposition, soient considérés comme la condition même de leur survie. Et donc, attaquer au portefeuille, attaquer au budget d’une formation politique, c’est quelque chose d’extrêmement lourd. 

Le MoDem est sous le coup d’une enquête depuis plus d’un an, rien de nouveau ?

Rien de nouveau.

Merci à vous, François Bayrou, d’avoir répondu à nos questions ce matin. Bonne journée à vous, bonne journée Renaud Dély, et à vous tous.

 

 

 

 

 

 

 

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