"François Bayrou est lui-même, il s'adresse aux Français avec sincérité et sans démagogie"

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Robert Rochefort était l'invité de Radio Classique et de Public Sénat Assemblée Nationale, vendredi 23 décembre.

"Il n'y a que quatre candidats sérieux en mesure d'atteindre le second tour. Et trois en mesure d'être élus à la présidence de la République. Nicolas Sarkozy et François Hollande sont dans des rôles, cela les rend artificiels aux yeux des Français. François Bayrou est lui-même, il a une sincérité, il s'adresse sans démagogie aux Français et leur dit en quoi il a besoin d'eux pour que l'on sorte ensemble de cette crise", a analysé l'eurodéputé.

"On continue à être nous-mêmes. On continue à ce que François Bayrou, en allant à la rencontre des Français, se présente comme une personne, avec ses valeurs. Je suis convaincu que les valeurs qu'incarne un homme par lui-même et les valeurs qu'il propose pour le pays doivent coincider. Lorsqu'elles coincident, je crois qu'elles peuvent toucher le coeur de l'ensemble des électeurs et je crois que c'est en train de se passer", a-t-il poursuivi avec conviction.

"Je crois que les Français ne veulent plus une élection de partis"

Robert Rochefort a rappelé que François Bayrou "n'est pas le candidat d'un parti". "Nous sommes dans une autre époque, je crois que les Français ne veulent plus d'une élection de partis. François Bayrou est le candidat d'un rassemblement, extrêmmement large, dans lequel il y a des Gaullistes qui nous rejoignent, des écologistes, des personnalités de centre-droit et de centre-gauche", a-t-il détaillé. 

"Nous voyons bien que François Bayrou est aussi le vrai vote utile contre le Front national. Lorsque l'on dit qu'il faut reconquérir notre production, soutenir notre industrie, acheter davantage de produits français, nous parlons aux gens qui sont aujourd'hui dans le désespoir, qui sont au chômage de longue durée, dont les enfants sont aussi confrontés au chômage de longue durée, et qui ont pu parfois être tentés par un vote extrême". "Les réponses à fournir aux gens qui sont plus en difficulté, se feront avec eux, en partant de la base, en partant des territoires, en partant chefs de PME, des artisans et des consommateurs. C'est quelque chose de très concret et je crois que les citoyens l'entendent", a-t-il pointé.

"Il y a un problème dans le fait d'avoir sous-traité la sécurité des aéroports"

Interrogé sur la grève qui touche les aéroports, le député européen a estimé que nous étions "dans un blocage, dont il faut comprendre les origines. Je pense qu'il y a un problème dans le fait d'avoir sous-traité à des entreprises privées la gestion des mesures de sécurité des aéroports. Les appels d'offres nous amènent à confier ces tâches aux moins disants, et donc à des salaires particulièrement serrés". 

"Quand je vois trois ministres se déplacer à Roissy pour y rester dix minutes, c'est clairement une opération de communication et je crois que ça n'a échappé à personne", a-t-il poursuivi. "Il est en revanche certain qu'il faut permettre aux Français d'être dans leurs familles pour les fêtes. Pour cela, il faut appliquer dans les transports aériens les mêmes règles que dans les transports ferroviaires : une procédure préalable de négociation et d'alerte, pour éviter qu'on se rende compte trop tard que le dialogue social ne fonctionne pas", a conclu l'ancien dirigeant du CREDOC.

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