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24 novembre 2009
Interview de la semaine : Fadila Mehal estime que "l'identité nationale est un mauvais procès fait à la population qui a enrichi et forgé nos valeurs"Fadila Mehal, vice-présidente du Mouvement Démocrate de Paris, a réagi sur le débat relatif à l'identité nationale qu'a lancé le ministre de l'Immigration, Eric Besson.
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| Mots clés : mehal besson identité nationale valeurs intégration immigration |
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regression que ces deux mots
Posté par : baudelere | 30 novembre 2009 08:58C'est une régression d'avoir mis sur le tapis ces deux mots dans le débat publique. Besson qui est censé incarner ce débat, un homme peu louable, peu au fait de la vie française, puisque ayant je crois vécu les vingts premières années de sa vie en dehors de France, ne se rend pas compte et visiblement un fond de pensée connue sous le régime d'après 40 ressort. Le pire, c'est que ceci ne vient même pas à l'esprit, ni de Besson, ni du président qu se complait dans la phange d'idées qui sont devenues "habituelles" dan les couloirs des Ministères. Déjà, les cotats de couleurs de peau, avaient signés des régressions manifestes de la régression de la noblesse en politique, dans le sens de ce qui est apte à ne pas troubler nos esprits. La méthode est toujours la même, mettre au centre du fébat de société des éléments soit absurdes, soit pouvant faire apparaitre des lignes mouvantes, pour destabiliser l'électeur, lui filer la trouille sur son voisin, et ensuite récupérer cette trouille dans l'urne. C'est l'instrumentalisation de la vie publique pour enforcer le pouvoir en place, et donc la démocratie est atteinte par des voies subtiles, mais oh combien avilisante pour la santé psychique de nos citoyens. Enfin, l'analyse permet de découvrir le mécanisme de charge de l'ump, c'est pas trop compliqué, et ceci masque une abscence totale de vision de ce mouvement sur les enjeux réels du XXI ième siècle, c'est en quoi il y a danger, Besson n'étant pas, un homme doué parmi les siens, mais c'est un intime......de la médiocrité. Copé aussi,il est de plus en plus au fait du populisme, oui régression totale, seul Xavier Bertrand semble garder le cap......
L'identité d'une Personne ou d'un Pays ne se décrète pas, elle est !
Posté par : bourbon9 | 26 novembre 2009 19:39Je suis d'accord avec vous en général et plus particulièrement sur mon titre, Delaub ! Je n'aime pas le mot " Nation ", trop de sang, de souffrances et de crimes y sont rattachés...Je préfère ô combien celui beaucoup plus enchanteur de " Pays " relatif aux verts paysages et aux laborieux et solides paysans qui fleurent bon la terre de ma belle France en souf...france...A mon sens, l'identité, l'êtreté même, pourrions nous dire est humaine, individuelle (sans la dualité), paysanne (portion de sol où l'on habite), terrestre (planète) et cosmogonique (domaine de la croyance, de la foi et de la réflexion de chacun). Amitiés !
IDENTITE NATIONALE
Posté par : DELAUB | 26 novembre 2009 16:17IDENTITE NATIONALE OU LA MORT PROGRAMMEE DE LA REPUBLIQUE ? A linitiative du ministère de limmigration, un débat sur lidentité nationale vient de souvrir. Par reflexe, jouvre un dictionnaire et men vais « surfer » sur le Web. Ainsi une réflexion personnelle sengage, des idées et surtout beaucoup de questions me parcourent lesprit. Revenons à mon dictionnaire identité : « caractère de ce qui est identique », si lon tape sur un moteur de recherche le mot identité, on tombe sur une série de différentiations du mot, à savoir identité personnelle, sociale, culturelle. Une multiplicité de mots dont le sens ramène à une réalité unique et différente à la fois. Nationale, maintenant : « qui a pour objet une nation, celle à laquelle on appartient ». Même exercice sur un moteur de recherche : on tombe sur le site du Front national Oups Ce qui minterpelle, cest lorigine du débat. A chaque fois que lEtat a lancé ce genre de débat, cest pour tenter dincarner lidée de Nation dans un homme ou un principe. Il me semble que ce genre dattitude appartient à un passé aux relents nauséabonds, souvent lié à une situation de crise, de défaites et déchecs que ce soit le mythe du sauveur, incarnant la Nation (ou la recherche dune Révolution nationale). Il faut dire que souvent lidée nationale a été pervertie au profit du mythe du Sauveur La France est-elle aujourdhui un pays qui doute de lui-même ? Qui a peur? Qui ne saime pas ? Faut-il lui trouver un nouveau sauveur ? Une autre de mes inquiétudes, cest que ce débat finisse par une loi comme on sait bien le faire dans ce pays, enfin annoncer le début dune nouvelle loi à chaque fois quil y a un problème. Mais là ou je me pose des questions cest que, en théorie, la pédagogie du débat doit partir de la racine latine ou grecque, signifiant clairement un affrontement. Ensuite, il faut relier (lier les intelligences), cest-à-dire gérer les différences, maintenir la paix, inciter au dialogue, écouter, ne pas exclure et éviter lexclusion volontaire dun nouveau groupe. Au terme dun débat, un sens peut prendre corps et, un des aspects de la vérité, émerger. Il y a donc une vérité qui doit apparaître sur lidentité nationale. Or pour moi, lidentité ne se décrète pas elle est ! Lidentité nest pas une, pour une Nation, comme pour un homme, elle est multiple. Lidentité cest la vie et celle-ci est rencontre, affrontement et côtoiement. Si ce débat sorganise en contre feu des inquiétudes liées à limmigration nous risquons de créer des concepts dautodéfense qui ne serviront quà attiser la haine, la colère. Il me semble que le débat devrait porter sur la transmission de la culture, du langage, de notre mémoire. Nous sommes responsables de notre destin, de ce que nous devenons. La Nation française en a vu dautres. Les grandes invasions, les colonisations successives, aujourdhui limmigration. Aussi, ne se trompe-t-on pas sur la nature du problème ? Le vrai danger nest pas la mise en contact avec dautres peuples. La France na fait que cela durant son histoire. Ce qui mapparaît comme pernicieux, cest plutôt le déferlement de la culture marchande, de la vérité des gestionnaires qui ne saccommode pas de la conscience, de lexpérience, du savoir et de tout ce qui donne du sens en dehors de la consommation. Par exemple, simplement, louverture des magasins le dimanche me paraît, à moi simple citoyen, un danger pour notre identité, notre culture. Si la société française se sent en danger, cest que ses propres instruments de transmission sont en panne et que les élites trahissent les idéaux, que les référents nen sont plus. Que le libéralisme domine sans frein. Autre question si le travail se fait et sérieusement. On sapercevra vite que lidentité française commence avec la naissance de la Nation France et que les références sont multiples. Où commencer alors ? Les Gaulois, les Gallo romains, qui se plaindra de la conquête romaine ? La culture gauloise a fusionné pour créer une gaulle romaine riche et passionnante, alors où doit-on poser notre identité Charlemagne, il était plus franc que français Jeanne dArc peut-être ? Au Moyen âge, la dimension chrétienne, la fidélité à la maison princière lemportaient sur le reste. Etc. etc. Rien de tout cela car notre histoire est le fruit dau moins 2000 ans de contacts, de références, de combats, de contradictions. Cest la rencontre, la guerre, léchange qui ont fait la France. Notre identité na jamais été menacée, bien au contraire renforcée et notre pays a toujours rebondi malgré les changements de régime successifs. La Révolution française, elle-même, a trouvé dans le jacobinisme le moyen de rester lhéritière de la centralisation monarchique. LEmpire, le Second Empire tentèrent de simplifier le problème en lincarnant dans un sauveur condamné à la victoire et qui fit long feu à Sedan en 1870. La République a posé dans les universelles valeurs des lumières son avenir, notre identité Elles sont graves et solides. Laïcité, Egalité devant la Loi, Liberté, Droits de lhomme et tolérance. Les valeurs de la République protègent lensemble des Français et leur assurent les libertés fondamentales. Même la Loi de séparation de lEglise et de lEtat de 1905, pourtant présentée par certains comme un élément de combat contre lEglise, protège en définitive lEglise contre elle-même et ses ennemis. Merveilleuse République. La République a toujours su pratiquer le compromis. En 1914, au moment du sacrifice, les Poilus ont tenu et nont pas trahis. Non ! Par contre en 1940, alors que la défaite a amené certains esprits aigris à vouloir redéfinir la Nation par la Révolution nationale. Que derreurs, de trahisons, déchecs. Aujourdhui, nous devons nous tourner vers lavenir et donner à nos citoyens la conscience de leur héritage, de leur culture et surtout de leur devenir. La France se définira delle-même, car ce droit lui appartient. Définir par avance une vérité, cest ouvrir la voie de la catastrophe. La République française a une vocation universelle incompatible avec une identité nationale. En fait, la République, il me semblait quelle se définissait delle-même. Héritage et projet, porté par des valeurs véhiculées par des milliers denseignants dans les cours dECJS et dinstruction civique, par des milliers dassociations citoyennes, des millions de militants. Elle se projette indistinctement dans le passé et le futur. Les deux axes sont équivalents. Les fondamentaux de la République suffisent à la France, à condition dêtre respectés. Or les exemples dattitudes « clivantes » et contradictoires se succèdent depuis quelque temps. On a eu le bouclier fiscal, en contradiction avec le principe déquité, on a eu une ministre de la Justice qui parlait de bon sens au sujet de la mise en prison denfant de 10 ans, on a eu les tentatives de test ADN, un député qui veut mettre les écrivains aux ordres etc, etc. Pour rénover lidentité nationale, je propose de commencer par balayer Encore une question Dans un espace public, il y plusieurs légitimités qui sopposent et léchange produit de la culture et des représentations. Il faudra donc scléroser et considérer une unité, une vérité, une idéologie. Franchement ? je ne vois pas comment on va faire, moi il me semblait quaccepter lidée dapprendre des autres, que préparer les citoyens du futur et non leur faire réciter une leçon appropriée et consensuelle étaient efficaces pour un peuple libre. Certes, il ne faut pas refuser le débat, mais le fait que lEtat lorganise nous fait prendre le risque dune vérité officielle, se fermant à la réalité et surtout à provoquer le rejet. Une société qui ne peut plus affronter la vérité finit pas se fermer définitivement et mourir Lespèce na jamais été une, nous navons jamais parlé la même langue, mangé les mêmes aliments, inventé les mêmes Dieux, racontés les mêmes légendes. Lunité fondamentale nexiste pas, cest un mythe. Nous ne sommes que les lieux, les cultures, les senteurs, les saveurs que nous avons traversés et qui souvrent à nous. Nous sommes une construction en perpétuel inachèvement. Nous sommes les seuls artisans. Chaque rencontre, chaque nouveauté apporte sa pierre. Le vrai danger, cest léclatement des mémoires, la rupture des mémoires et la responsabilité en incombe à une société de consommation transformant les citoyens en zombies de lachat, détruisant la planète. Le vrai danger, cest ce qui accroit les inégalités. Cest linquiétude de lavenir. A titre personnel puisquun débat souvre. Je pense que la cohésion nationale dépend de notre rayonnement culturel et vice et versa. Nous avons déjà de puissants référents identitaires dont il faut prendre acte. En France, il faut faire la synthèse entre le socialisme, le gaullisme national, le christianisme social et la notion Républicaine de progrès. Il nous faut des élites qui montrent lexemple. Cependant en France, la tradition et la culture révolutionnaire font quil ny a pas réellement de place pour le compromis. Alors le risque est de produire un dérivé dangereux pour notre démocratie, pour notre pays et pour ceux qui entrent en contact avec nous. La République, identité, en elle-même, ne risque-t-elle pas dy perdre son âme ; son lien avec la Nation réelle ? Car définir une identité, cest poser fatalement des limites et ainsi mettre fin à luniversalité des principes républicains. Il faudra aussi donner des justifications, figer et mettre fin aux projets davenir républicain. Christian Lambart Délégué départemental MODEM.
Les piliers de la République.
Posté par : andre777 | 25 novembre 2009 22:47Merci pour cette excellente analyse de ce que devrait être notre identité. Contrairement à paradigme, je trouve que le rappel de nos trois piliers de la République que sont la liberté, l'égalité et la fraternité est une excellente chose. La signification des symboles évolue au fil des ans et des siècles, ils n'en restent pas moins des symboles qui dans le cas de notre République ils sont essentiels. Les deux premiers s'opposent, liberté et égalité ne peuvent aller de pair. Plus de liberté tue l'égalité, plus d'égalité tue la liberté, l'art de la politique, c'est de trouver l'équilibre entre les deux et le seul critère qui devrait nous guider pour trouver cet équilibre c'est la fraternité. Nous sommes confrontés à cette dualité, gauche, droite, liberté contre égalité. Il est aussi dangereux d'agir pour plus de liberté que pour plus d'égalité, les deux actions seront toujours sources de conflit. J'espère que le MoDem, entre le capitalisme libéral et le socialisme, saura ouvrir cette troisième voie dictée par la fraternité et que l'on nomme l'humanisme.
au fronton de nos mairies
Posté par : paradigme | 25 novembre 2009 20:52Merci de ces interventions qui m'etonnent souvent m'abasourdissent toujours . Comment peut-on un instant avoir en pensée et à fortiori l'exprimer que les mots de l'an1800 ont la même signification que les mêmes mots du 21eme sciecle . Il ne s'agit pas de définir l'identité nationale mais de savoir vers quels objectifs comment admis par le plus grand nombre nous sommes aptes à nous diriger . Avant de formuler des réponses faudrait-il formuler des questions ; Le présent ne trouve pas ses fondements dans le passé mais dans le futur et donc dans l'imaginaire dont vous ne jouissez plus en raison des certitudes que vous attribuez à vos connaissances qui comme les miennes sont bien ridicules au vu de la globalité presente et future , le présent trouve ces références dans le passé mais sans evolution elles sont dépassées . Alors bon courage