20 février 2009
Seule l’Europe est capable d’apporter une réponse à la crise du modèle capitaliste.
Aujourd’hui, les Européens disposent d’une monnaie qui les protège. Il convient
désormais de bâtir une véritable politique économique européenne appuyée par de puissants
instruments de régulation de l’économie de marché, en cohérence avec une ambition sociale au
service de la protection des populations actives ou précaires.
L'idée fondamentale que le capitalisme portait, celle qui a échoué aussi, était que la somme
des intérêts particuliers faisait l'intérêt général. Aux sources de la crise financière qui
entraîne aujourd’hui la crise économique et sociale que nous connaissons se trouvent quelques
comportements particuliers, encouragés par l’idée que l’argent et l’avoir étaient
au centre de tout, et la création de richesses le seul objectif. Face à la crise économique qui
s’en suit, nous avons besoin d'une gouvernance économique européenne. Comme sur tant
d‘autres sujets clés, les seules réponses nationales, sans être insignifiantes, sont
insuffisantes.
Le modèle européen que nous défendons rend la gouvernance des enjeux économiques et sociaux
indissociables. La politique économique que nous voulons repose sur des instruments de régulation
efficace, c’est-à-dire une commission bancaire européenne, une autorité européenne des
marchés financiers, un régulateur européen, de nouvelles règles comptables et une fiscalité
harmonisée. L’Europe économique et sociale que nous dessinons enfin, c’est en temps de
crise une Europe qui relance et qui protège. Par exemple, par un grand emprunt européen pour
appuyer chaque État membre dans la gestion des urgences indépendamment de leur état
d’endettement respectif. Par exemple encore, par la taxation d'un faible montant sur les
transactions monétaires internationales afin de dégager des recettes au service des salariés
victimes.