20 février 2009
L’éducation, la culture, la transmission, la création, la science, les valeurs morales,
philosophiques et spirituelles sont les biens supérieurs d’un peuple. L’Europe des
universités, des langues, du sport, de la recherche, du numérique, de la bioéthique sont désormais
des réalités qu’il faut encourager et promouvoir.
Pour autant, ces enjeux ne relèvent pas strictement des compétences de l’Union
européenne qui n’a qu’un rôle de coordination de l’action des États membres.
L’état des lieux de ces enjeux à l’échelle européenne permet toutefois de dégager
quelques avancées majeures, comme l’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur
ou encore l’adoption récente d’Erasmus Mundus, qui consacre des moyens nouveaux aux
échanges avec les pays tiers. En matière de projet culturel, la bibliothèque numérique dont
l’Union européenne est en train de se doter et qui proposera six millions d’œuvres
d’ici 2010 est là encore une construction forte. Le sport, quant à lui, grand absent des
traités européens jusqu’en 2007, s’est enfin vu reconnaître son importance par la
déclaration du Conseil européen qui rappelait que « les valeurs attachées au sport, < sont
> essentielles à la société européenne ».
L’Europe des universités, celle des langues, du numérique, mais aussi des rencontres
sportives sont autant de domaines d’une nouvelle « éducation européenne » ou d’une
« Euroculture » à nommer et à survaloriser désormais ; autant de recherches d’une
nouvelle intelligence du monde qui donnera à l’Europe une légitimité par les valeurs et les
droits.