4 décembre 2010
Découvrez la profession de foi de François Bayrou, candidat à la présidence du Mouvement Démocrate.
Chers amis,
À la veille de notre congrès du Mouvement Démocrate, au moment où je vous demande votre
confiance et votre soutien, je tiens à vous dire quel cap je vous proposerai de suivre dans les
trois ans qui viennent.
Depuis trois ans, nous avons dit la vérité aux Français. Toutes les analyses, tous les
avertissements qui ont été les nôtres depuis trois ans, sur la dette, sur les finances publiques,
sur l'éducation, sur la crise internationale, sur l'insuffisance d'Europe, sur les travers du
pouvoir actuel se sont avérés. C'était un chemin difficile, mais nous avons bien fait de le suivre.
Il ne s'agit pas seulement d'avoir raison. Il s'agit de créer la confiance. Or la confiance, qui
est le secret de l'avenir, ne se bâtit pas sur du sable. Elle se construit sur la vérité.
Le besoin d'une proposition politique nouvelle est aujourd'hui impérieux. Nous n'avons plus
besoin d'établir un réquisitoire contre le pouvoir actuel. Les Français ont le bilan sous les yeux,
dans leur vie de tous les jours, et ils savent maintenant ce qu'il en est. De son côté le Parti
Socialiste est plongé dans des divisions sans fin, affrontements de candidats autant que de lignes
politiques. L'UMP a tout le pouvoir national, le PS presque tous les pouvoirs locaux : ni l'un ni
l'autre ne convainquent les Français. Il y a besoin d'un immense renouvellement de la manière
d'être, de parler, d'agir : nous serons les porteurs de ce renouvellement.
Nous construirons et nous donnerons un vrai espoir. Nous ne proposerons pas de miracles,
nous ne prétendrons pas détenir une baguette magique. Mais je défendrai sans cesse cette conviction
: les décisions à prendre pour que la France retrouve son équilibre, ses valeurs et sa place en
Europe et dans le monde sont à portée de notre main et de notre volonté. Vie civique, économie,
école et université, recherche, Europe, écologie équilibrée, exigent des choix simples et souvent
de bon sens, à condition que ces choix soient cohérents entre eux. Ce sont ces choix que nous
défendrons.
Nous rendrons à notre pays les valeurs éthiques, républicaines, sans lesquelles il se perd.
Nous connaissons les difficultés du monde, mais aucune difficulté ne devrait empêcher les pouvoirs
d'être honnêtes, équilibrés, respectueux de la diversité des opinions, du pluralisme et de la
liberté d'information. Aucune crise ne devrait détourner de l'exigence de justice sociale, de
l'égalité des citoyens devant la loi. Pas davantage de l'exigence de développement durable qui
oblige à transmettre aux générations qui viennent un monde vivable, soutenable : le moins de dettes
possible, et un environnement respecté. Ces valeurs doivent être plus respectées encore en temps de
crise. Quand les temps sont plus durs, la justice est une exigence.
Nous définirons clairement les priorités pour la France. Pour ma part, j'en désignerai deux
: l'emploi et l'éducation. Tout est là. Il n'y a pas d'emploi sans production. Il nous faut
produire, des biens et des services, des richesses nouvelles, par l'innovation, par l'observation
de ceux qui réussissent, par la défense de la loyauté des échanges, par une politique monétaire
sérieuse. Il nous faut interrompre et inverser le mouvement de délocalisation. Et il nous faut un
plan pour que la France devienne, ou redevienne, le pays du monde où l'éducation est la meilleure,
éducation des élèves, des étudiants, des apprentis, des jeunes et des adultes (formation continue).
Nous renouvellerons le projet européen. Seule, la France serait faible et sa voix sans
portée. Le monde attend une Europe unie, forte, qui défende en même temps ses valeurs, ses
intérêts, et une vision de l'ordre international. Aujourd'hui, l'Europe n'est pas vraiment au
rendez-vous. Pourtant des efforts nombreux ont été et sont faits pour lui donner des institutions,
un parlement digne de ce nom, une monnaie. Mais tout cela est trop compliqué, souvent illisible,
trop souvent ignoré. C'est la responsabilité des leaders politiques de donner corps et vie à une
nouvelle ambition européenne.
Nous serons des réformistes. Les réformes doivent être peu nombreuses, cohérentes entre
elles, préparées et concertées avec le temps et le soin nécessaires. Un pays qui ne se réforme pas
est un pays qui meurt.
Nous défendrons les plus jeunes et nous leur ferons confiance. Depuis des années on a
l'impression que les jeunes paient le prix de la légèreté et de l'insouciance des générations au
pouvoir au XX° siècle. Rétablir les chances des jeunes, la première chance, la deuxième chance s'il
le faut, le coup de pouce pour entrer dans la vie active, des études intéressantes et
enrichissantes, l'apprentissage des langues et d'abord de la langue française, la défense et la
promotion de l'environnement dans lequel ils auront à vivre, de la nature, de la terre, de l'air et
de l'eau, des finances équilibrées, c'est tout cela que nous devons aux plus jeunes.
Nous serons des femmes et des hommes libres, et des rassembleurs. Une fois pour toutes, nous
avons récusé la soumission. Notre courant démocrate, nous le défendrons comme un courant de premier
plan. Ses racines sont au centre, bien sûr, mais sa vocation est de rassembler bien au-delà des «
centristes » d'hier. C'est toute une vision politique qu'il faut penser, formuler et nourrir. C'est
une philosophie de l'engagement qu'il faut faire connaître. Forts de nos idées et sûrs de nos
convictions, nous serons ouverts. Nous savons qu'il y a des humanistes, en recherche, qui viennent
de courants différents, écologistes, socio-démocrates, républicains. À eux tous, nous dirons
bienvenue. Mais nous ne laisserons plus jamais mettre en cause notre indépendance. Nous pouvons
bien sûr nous allier avec d'autres chaque fois que la situation de la France l'exigera, mais nous
faisons et nous ferons la différence entre alliance et dépendance.
Nous serons une équipe solidaire. Nous savons ce que sont les difficultés et les orages.
Nous avons formé une équipe, et même un commando, de femmes et d'hommes de valeur, qui s'entendent,
qui se battent ensemble et jamais les uns contre les autres. Nous maintiendrons cette solidarité,
cet esprit d'équipe national et local. Partout sur le terrain, nous construirons et s'il le faut
nous reconstruirons. Ce faisant, nous avons conscience d'être une chance pour des talents nouveaux.
Je veux vous dire enfin ma gratitude pour votre soutien sans faille et votre confiance, qui
me touche tous les jours et qui m'encourage.
François BAYROU
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Candidature de François BAYROU
Posté par : jojo55bour | 7 décembre 2010 14:37François BAYROU est pour moi un bon Président pour le MODEM, pour son Honnêteté, sa Franchise et ses idées très correctes envers son Pays,avec une qualité pour tout le Monde, une très bonne éducation voulue pour son Pays, une vie saine et sans complications pour les Français avec toujours chez lui les mêmes idées depuis longtemps !
François serait un très bon Président capable de faire remonter le Pays avec toutes les difficultés qui s'y trouvent actuellement, c'est d'ailleurs le seul que je sens capable de faire quelque chose à l'avenir pour le bonheur des Français!
Ce que j'apprécie en François Bayrou
Posté par : Marianne | 5 décembre 2010 02:00Ce que j'apprécie en François Bayrou : 1- il fait un bon diagnostic 2- Il est réaliste et dit la vérité aux Français 3- il garde un certain optimiste, il nous redonne de l'espoir, mais pas des illusions.