4 juillet 2009
Suite au scrutin européen du 7 juin dernier, quelques 200 cadres et élus du Mouvement Démocrate se
sont réunis à huis clos, samedi 4 juillet, à Paris pour tirer les leçons et tracer des perspectives
d'avenir.
Après quatre heures de débat, les élus du mouvement, réunis derrière François Bayrou, ont
présenté à la presse les décisions adoptées pour relancer le mouvement avant les
régionales de mars 2010.
Le Président du Mouvement Démocrate a ainsi annoncé la tenue à l'automne d'un congrès
programmatique, des réformes internes et l'ébauche d'une stratégie pour les régionales de 2010. (Lire la suite)
François Bayrou entend se situer "au-dessus de la mêlée", "moins dans les affrontements que
dans des visions à long terme". Il entend aussi proposer un projet politique "compréhensible" et
répondant aux préoccupations des Français. "Un grand congrès programmatique, de projets et
d'idées", sera organisé pour cela à l'automne, a-t-il annoncé.
"C'était un débat comme je les aime où la parole était libre. Des décisions ont été prises,
j'ai l'impression d'avoir été entendue", s'est aussi félicitée Corinne Lepage, députée européenne,
vice-présidente du Mouvement Démocrate.
Le député européen, Jean-Luc Bennahmias, a évoqué, pour sa part, une nécessaire "thérapie de
groupe".
"Il n'y a pas eu de contestation de la ligne du MoDem ou de François Bayrou", a assuré Eric
Azière, responsable des fédérations et élections.
"C'est un exercice utile et salutaire. Le MoDem est un parti qui a 18 mois d'existence et le
temps était venu de renforcer ses fondations", a estimé Marielle de Sarnez, députée européenne et
vice présidente du Mouvement Démocrate.
Concernant les élections européennes, le Président du Mouvement Démocrate assume n'avoir pas
su résister "au chaudron de la politique politicienne".
"Ce qu'il y a eu de trop conflictuel dans la campagne, à partir de (mon) affrontement supposé
avec Nicolas Sarkozy jusqu'au moment de l'altercation avec (Daniel) Cohn-Bendit, n'a pas été en
cohérence avec ce que les Français souhaitent", a reconnu François Bayrou.
Concernant les régionales, le Président du Mouvement Démocrate a indiqué que son mouvement
adopterait une "stratégie cohérente au niveau national et pas une stratégie différente dans chaque
région".
"Nous allons y réfléchir à partir de notre université de rentrée (du 4 au 6 septembre, NdM)
et décider de cette stratégie avec l'ensemble de nos mouvements départementaux", a précisé François
Bayrou.
"On aura une orientation nationale pour les 22 régions et pas, comme aux municipales, une
stratégie à géométrie variable qui avait été mal comprise par les électeurs et par l'opinion", a
déclaré Eric Azière.
"Nous avons décidé en même temps de mettre en place une réflexion sur une désignation directe
des candidats par les militants et peut-être, plus largement, par les militants et les
sympathisants du Mouvement Démocrate", a indiqué François Bayrou.
"Tout le monde a convenu que c'était extrêmement difficile. Mais en même temps, il nous
semble qu'il est temps que tous ceux qui appartiennent à cette formation politique soient partie
prenante de la désignation de ceux qui les représenteront", a-t-il ajouté.
François Bayrou a précisé que les "règles de cette organisation" seraient décidées lors de
l'Université de rentrée à la Grande Motte (Hérault), en essayant "d'éviter les erreurs des autres
formations politiques".
Eric Azière a évoqué, pour sa part, une "stratégie de rassemblement", évoquant une ouverture
à des personnalités de la société civile, à des responsables associatifs ou syndicaux.
François Bayrou a conclu que le Conseil National avait manifesté "un très grand mouvement en
faveur de l'autonomie dans toutes les régions".
Les derniers commentaires ... Tous les commentaires
Où va le MoDem ?
Posté par : Broceliande55 | 16 octobre 2009 16:06Des voix commencent à s'élever au sein de notre formation pour demander une indépendance TOTALE du MoDem. Nous avons cru un instant que les alliances d'entre deux tours permettraient à certains de nos candidats à des élections locales d'avoir un strapontin, au pretexte de faire entendre la voix du MoDem au sein d'une majorité dont nous ferions partie. L'expérience nous montre qu'il n'en est rien. Dernièrement, dans la 12è circonscription des Yvelines, notre ami Richard Bertand a obtenu 7,7% des suffrages, parmi les 30% d'électeurs qui ont accepté de se déplacer. Pour le second tour qui se tiendra le 18 octobre, il ne donne pas de consignes de vote et est soutenu en cela par bon nombre d'entre nous. Le candidat des Verts Alain Lipietz apporte son soutien au PS, et nous ne comprenons pas pourquoi Corinne Lepage en fait de même, alors qu'elle n'a même pas contacté Richard Bertrand pour se déterminer. Une stratégie d'indépendance totale nous semble indispensable, même au prix d'une absence de représentation, et dussent des ambitions être contrariées. Nous avons pour objectif de "faire de la politique autrement", mettons cette devise en pratique !
régionales 2009
Posté par : berhault | 6 septembre 2009 20:34Je suis adhérent du modem aussi parce que je suis européen et régionaliste. Frustré d'Europe aux européennes (on pourra dire le contraire, mais le discours orienté sur la politique intérieure a occulté le projet européen), j'attends des régionales que l'on parle de ma région. On parlera de la France aux Présidentielles. Merci.
l'audace d'espérer..... la "Troisième Voie"
Posté par : regisr | 21 juillet 2009 08:24"...... neanmoins, en promettant de soutenir ceux qui travaillaient dur, respectaient la loi, se souciaient de leur famille et aimaient leur pays, Reagan offrait aux Américains le sentiment d'un objectif commun que la guache ne semblait plus capable de susciter. Plus ses adversairess le critiquaient, plus ils endossaient le rôle qu'il avait écrit pour eux: celui d'une petite élite politiquement correcte, coupée de la réalité, adepte d'une fiscalisation lourde et d'un etat dépensier, et portée à accuser d'abord l'Amérique...... quelle que soit l'explication, après Reagan la démarcation entre républicains et démocrates, progressistes et conservateurs, s'est tracée en termes idéologiques plus nets. ... la politqiue ne constitait plus à élaborer un compromis entre objectifs de productivité et redistribution équitable, entre faire grossir le gâteau et couper des parts. on était soit pour les réductions soit pour les hausses d'impôts, pour une intervention forte ou faible du gouvernement... ... le réthorique du clivage droite_gauche et la politique du ressentiment ont toujours paru forcées; c'était un moyen d'arracher des électeurs à la base démocrate et non pas nécessairement une rectte pour gouverner.. ... Comme leurs hologues de gauche, cvette nouvelle avant-garde de la droite voyait dans la politique un affrontement non entre des visions divergentes mais entre le bien et le mal....... dans cette lutte manicheenne, tout compromis apparaissaient comme une faiblesse qu'il fallait punir ou expurger. Vous etiez pour ou contre, vous deviez choisir votre camp... ... la "Troisième Voie" allait au-delà de couper la poire en deux. Elle s'enracinait dans l'attitudepragmatique, non ideologique, de la majorité des Américains... En outre ils(les républicains) ont compris que la menace que Clinton faisait peser sur leur vision d'une majorité conservatrice à long terme; ce qui explique en partie la virulence de leurs attaques contre lui... Tous les républicains ne soscrivent pas aux principes des conservateurs actuels.. il y a ceux qui s'accrochent aux vertus conservatrices plus traditionnelles de la modération et de la mesure, des hommes et des femmes convaincus qu'augmenter la dette publique pour financer des baisses d'impôts est irresponsables, que la réduction du déficit ne peut pas se faire sur le dos des pauvres, ... il y a l'absolutisme de la liberté du marché, une idéologie sans impôts, sans réglentation, sans filet de sécurité; bref... .... il y a ceux qui pronent encore l'ancien dogme; qui défendent la totalité du programme du New Deal et de la Great Society contre les empiètements républicains et qui réalisent des scores de 100% dans les mouvements de gauche. Mais ils sont à bout de souffle, constamment sur la défensive, dépouvus de l'énergie et des idées nouvelles.. D'autres adoptent une ligne "centristes" en se disant que, s'ils coupent la poire en deux avec les conservateurs, ils feront surement preuve de bon sens. ils ne se rendent pas compte qu'au fil des ans ils cédent de plus en plus de terrain. C'est cette vision doctrinaire et partisane qui détourné les Américains de la politiue. ce n'est pas un problème pour la droite: un électorat didélisé - ou qui renvoie dos à dos les deux partis .. aprèstout un électorat cynique et égocentrique... mais.. un électorat fidélisé ne suffit pas. ce qu'il faut, c'est une large majorité d'américains - démocrates, républicains, indépendants de bonne volonté - qui s'impliquent dans un projet de renouveau national et qui pensent que leur intérêt est inextricablement lié à celui des autres. je ne me fais pas d'illusion: bâtir une telle majorité ne sera pas une tâche facile. Mias c'est ce que nous devons faire......." Barack Obama: l'Audace d'espérer L'histoire est têtue, pouquoi avons nous toujours 10 ou 20 ans de retard sur l'Amérqiue même en repoduisant leurs erreurs? sans doute chacun doit -il faire sa propre expérenience .. Barack l'avait compris, il y a une troisième voie, il a réussit la première étape : convaincre les électeurs.. c'est la voie et le challenge du MoDem ! lisez l'audace d'esperer ! Régis 78
Digemer e Pen ar Bed!
Posté par : chris29 | 12 juillet 2009 18:25@ Marie53:
Nous sommes entièrement d'accord sur l'essentiel... Dieu merci! Ce qui me préoccupe, c'est une certaine mise sous le boisseau des critiques et des aspirations venant des militants, qui, s'ils ne se sentent pas entendus cette fois-ci, risquent de partir définitivement... Je le vois déjà lors des réunions de circonscription, aux effectifs de plus en plus maigre..."Resserrer les rangs", oui, en espérant que ceux-ci ne se resserrent pas d'eux-mêmes, faute de combattants ... Et bienvenue dans le Finistère, si vous y passez ! ;o)
Chère Chris29
Posté par : Marie53 | 11 juillet 2009 10:54Quelle que soit la situation, notre charte éthique s'applique, RIEN ne peut justifier des initiatives qui portent sur la place publique ce qui devrait être traité en interne !
Non, nous ne sommes pas une secte, mais qui, à part Jean Arthuis qui l'a affirmé dans le Point ou l'Express (je ne m'en souviens plus), irait prétendre le contraire ?
Quand nous sommes présents dans nos départements, quand nous coordonnons des actions régionales, quand nous créons des réseaux avec nos députés européens... sommes-nous des adeptes d'une secte ? Nous n'allons demander ni la bénédiction, ni la reconnaissance éternelle du "chef", nous sommes engagés pour ceux qui souffrent le plus du modèle de société qui nous est imposé, pour nos enfants et petits enfants !
Nous sommes au Mouvement Démocrate pour défendre des convictions communes et proposer une alternative à la politique qui depuis des décennies affaiblit notre pays, et actuellement le rapproche du modèle américain profondément inégalitaire. Aujourd'hui, nous devons resserrer les rangs et affirmer notre volonté commune de continuer ce que nous avons entrepris !
J'espère, chère Chris, que nous aurons l'occasion de nous retrouver chez nous, dans le Penn-Ar-Bed, où je sens que je ne vais pas tarder à aller prendre un petit bol d'air iodé !
Amicalement,
Marie