OCTOBRE 2012

Comme indiqué dans mon récent courrier, voici la première newsletter "En direct du terrain" réalisée par notre équipe dont je veux saluer l'efficacité.

Elle n'a d'autre vocation que de vous informer des initiatives, de vous faire partager les expériences ainsi que de mettre en valeur les talents de notre mouvement. 

Cette lettre est en somme la vôtre. Celle des militants, celle des responsables qui font vivre au quotidien notre mouvement et sans lesquels les combats menés autour de François Bayrou auraient été impossibles.

Faites-en un outil d'échanges, de valorisation de vos nombreuses initiatives. En bref saisissez-vous de cet outil, qui a vocation à être mensuel.

Merci très sincèrement de votre engagement auprès de nous.

Marc Fesneau
Secrétaire Général


Marc Fesneau

41 ans, Maire de Marchenoir, Secrétaire général du Mouvement Démocrate

Christine Espert

39 ans, Ingénieur, Secrétaire générale adjointe du Mouvement Démocrate, Présidente du MoDem
Pyrénées-Orientales, Conseillère municipale

Erwan Balanant

41 ans, Réalisateur, Conseiller municipal à Quimperlé, Délégué du Modem Finistère, Président d'une association d'insertion par l'activité économique

Pierre Braun

29 ans, Chargé de mission au Conseil Régional d'Aquitaine, Conseiller municipal de Saint-Médard-en-Jalles, Délégué départemental du MoDem Gironde

Éric Chevée

51 ans, Chef d'entreprise, Conseiller municipal, Président du MoDem d'Eure-et-Loir, actif dans les structures socio-économiques locales

Marina Ferrari

39 ans, Adjointe au maire d'Aix les Bains en charge des Affaires Économiques, Vice-Présidente de l'Eco-parc d'activités Savoie Hexapôle, Présidente du MoDem Savoie

Maud Gatel

33 ans, Consultante en stratégie, Vice-présidente du MoDem Paris, Conseillère nationale, Engagée dans la vie locale parisienne depuis plus de 10 ans

Pascal Giafferi

51 ans, Administrateur de biens, Conseiller municipal de Sèvres, Conseiller national du MoDem, Délégué départemental du MoDem Hauts-de-Seine

Christophe Grudler

47 ans, journaliste et historien de formation, Conseiller général et municipal de Belfort, Président du MoDem Belfort, Conseiller national, Auteur de livres d'histoire

Jean-Christophe Loric

39 ans, Chef d'entreprise, Conseiller Général de la Somme, Président du MoDem Somme

Aude Luquet

45 ans, Conseillère municipale de Melun, Présidente du Modem Seine-et-Marne, Conseillère nationale

Daphné Ract-Madoux

40 ans, Architecte / Directeur de l'urbanisme d'Yerres, Conseillère nationale, Membre du bureau et du conseil départemental de l'Essonne

Nicolas Schmit

33 ans, Consultant et coach en relations humaines et management du changement, Adjoint au Maire d'Epernay, Président du MoDem Marne

Antoine Vielliard

40 ans, Responsable commercial, Conseiller général de Haute-Savoie et Conseiller municipal de St Julien en Genevois

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Ils sont les femmes et les hommes du mouvement, élu-es ou citoyen-nes engagé-es ils font le mouvement dans les territoires. Tous les mois nous leur donnons la parole.

Christine Crost-Audin

Depuis quand avez-vous transformé votre engagement citoyen en engagement politique ?

En 2007, mon époux qui avait assisté au Congrès fondateur du Mouvement Démocrate m'a fait lire des extraits du discours de clôture de François Bayrou. Je me suis dit qu'il y avait là matière à penser. L'habituel discours politique m'ennuyait profondément. J'étais intriguée par la personnalité de cet homme. Une autre façon de faire de la politique, une autre façon de concevoir la société humaine, c'est ce qui m'a décidé à adhérer au Mouvement Démocrate.

Vous n'avez pas encore de mandat électif, comment envisagez-vous l'action politique ?

Former, fédérer, mutualiser, transmettre, partager, échanger, je n'emploie que des verbes. L'action politique, je la conçois dans le mouvement et dans la réflexion.

Le 21 octobre à Cosne d'Allier aura lieu une formation que vous organisez en vue de la préparation des municipales. Pouvez-vous expliquer la démarche ?

Lorsque j'ai présenté le projet aux futurs intervenants et aux autres fédérations, je leur ai expliqué que je souhaitais préparer les adhérents du Mouvement Démocrate pour les municipales. Il m’a semblé que la solution la plus judicieuse était de fédérer nos compétences autour du projet d'un séminaire de formation. J'ai fixé, en fonction de ma modeste expérience, quelles compétences nous devions acquérir. Une fois les intitulés définis, j'ai cherché des professionnels acceptant de relever le défi. J'ai voulu qu'un certain nombre d'intervenants ne soient pas adhérents du Mouvement Démocrate. La différence des points de vue est source d’enrichissement.

Âge : 47 ans

Profession :
enseignante

Engagements :
présidente du MoDem Allier. Membre d'une association culturelle organisatrice de manifestations historiques, responsable d’une troupe amateur de théâtre.

Âge : 54 ans

Profession :
conseiller en gestion de Patrimoine

Mandat :
conseiller municipal de Toulouse, membre du bureau de Toulouse Métropole

Jean-Luc Lagleize

En quelques mots, pouvez-vous retracer votre parcours politique ?

Séduit depuis longtemps par les valeurs du « centre », je me suis engagé dans les années 80 au sein des « JDS ». J’ai essaimé comme d’autres jeunes pour porter notre message au-delà de Toulouse, seul bastion non socialiste à l’époque.
J’ai été élu conseiller municipal à Muret en 1989.

Par fidélité aux idées défendues par François BAYROU, j’ai participé aux évolutions de notre mouvement jusqu’à la création du  Mouvement Démocrate en 2007.
Candidat sur nos listes aux régionales de 2004, puis aux municipales en 2008, je suis élu à Toulouse et membre du bureau de la Métropole.

Vous êtes le président du MoDem 31. Comment avez-vous organisé vos instances et comment appréhendez-vous l’action d’un mouvement départemental ?

Les militants de Haute-Garonne avaient besoin de reprendre confiance les uns dans les autres après les soubresauts vécus depuis 2008. J’ai donc décidé d’ouvrir largement les instances départementales à celles et ceux qui voulaient s’investir collectivement pour notre mouvement. Depuis la rentrée de septembre, j’invite également aux réunions de bureau toutes celles et ceux qui ont porté nos couleurs aux dernières législatives.
En tant que Président, je me considère comme un animateur d’un groupe de femmes et d’hommes engagés. Nous devons découvrir des talents, pousser ceux qui veulent s’investir, former ceux qui nous remplaceront demain.
Ce n’est pas toujours aisé, surtout dans un parti politique aussi diversifié, mais c’est extrêmement enrichissant pour chacun de nous.

Vous êtes élu à Toulouse, quelle est votre vision de l’action politique locale ?

Nous sommes 3 élus Mouvement Démocrate à Toulouse, dans un groupe politique minoritaire indépendant des groupes d’opposition. Notre travail dans la minorité est essentiellement un travail de veille, d’alerte des médias, de sanction des projets qui nous semblent hasardeux pour la ville ou la métropole, ou de soutien des projets qui vont dans le bon sens.
Nous utilisons les moyens à notre disposition pour diffuser l’information aux adhérents, pour sensibiliser et former les femmes et les hommes qui nous remplaceront demain sur les listes municipales : ils doivent se roder aux compétences de nos communes et aux projets qui feront l’actualité de demain.
Avoir des élus, même minoritaires, c’est aussi l’un des rares moyens d’avoir accès à la presse et de communiquer sur nos valeurs.


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Lancées lors de la campagne présidentielle de François Bayrou, les "bonnes pratiques" sont de retour ! Objectif : mutualiser les compétences, donner les clés de la dynamique à tous les mouvements départementaux, mobiliser les militants et les responsables départementaux autour de solution "clés en main".

Communication, logistique, organisation, débats... Nous mettons des fiches outils à disposition de toutes les bonnes volontés. Au moins une nouvelle "bonne pratique" sera envoyée à votre attention dans chaque numéro de votre nouvelle newsletter. Un espace plus fourni, dédié aux bonnes pratiques, sera ouvert dans les prochains jours à destination des responsables départementaux du MoDem.

Des événements ou des habitudes de communication existent dans votre département ? N'hésitez pas à nous en faire part pour que nous puissions les relayer. Pour toutes suggestions, vous pouvez contacter Pierre Braun.

Ce mois-ci la première "bonne pratique" que nous vous proposons concerne la web radio 133b. Vous pouvez la retrouver en cliquant ici.

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21 octobre - AUVERGNE




Le congrès interdépartemental de l’Allier se déroule le 21 octobre à Cosne-d’Allier, près de Montluçon. Cette journée est entièrement dédiée à la formation pour préparer les municipales : communiquer efficacement, occuper le terrain, parler face à une caméra, manager une équipe, comprendre la comptabilité municipale, conduire une politique sociale innovante… En présence de Marc Fesneau, secrétaire général, et Christine Espert, secrétaire générale adjointe du MoDem.

  • Ouvert à tous
  • Possibilité d'hébergement sur place pour ceux qui viennent de loin.

Cosne-d’Allier, Château de Petit-Bois, Dimanche 21 octobre de 9 h à 17 h 30.
Renseignements :  Christine Crost-Audin - 06.83.81.24.42 - crost.audin@orange.fr

21 octobre - LORRAINE

Les 4èmes universités régionales du Mouvement Démocrate de Lorraine se déroulent le 21 octobre à Nancy. Elles sont placées sous le signe de l’ouverture : adhérents, sympathisants ou simples curieux peuvent y participer. Des intervenants de la société civile, de la politique ou du monde du travail sont attendus. Christophe Grudler, qui fera l'ouverture de la journée, Yann Wehrling, porte-parole du Mouvement Démocrate, et Nathalie Griesbeck, députée européenne, seront présents. Au programme :

  • Projets de vie, vies de quartier : quels outils ?
  • Sillon lorrain : comment relancer l’économie et l’emploi ?
  • Quelle place pour le citoyen dans la construction européenne ?

Nancy, Park Inn Hôtel (face à la gare), Dimanche 21 octobre de 9 à 19 h. Renseignements : Danièle Noël - 06.61.87.25.94 - daniele.noel@facebook.com

28 octobre - AQUITAINE

L'Aquitaine réfléchit au Centre.
Les jeunes démocrates et le Mouvement démocrate de Gironde organisent dimanche 28 octobre à Lacanau leur Forum Gironde démocrate: une journée de réflexion sur l'avenir du Centre face aux enjeux locaux, nationaux et européens.

Lacanau, Dimanche 28 octobre de 10 à 16 h 30.
Renseignements : 06.24.68.03.86 - contact@modem33.com

18 novembre - CENTRE

La 3ème université démocrate du Centre se déroule le 18 novembre à Artenay, près d’Orléans. Deux grands axes :

  • Comment les collectivités locales peuvent-elles être des partenaires des entreprises du Centre face à la crise ? Ruralité et agglomérations urbaines sont toutes deux étudiées, avec Vanik Berbérian, président de l’association des maires ruraux de France, et Alain Tanton, président de l'agglomération de Bourges.
  • Moralisation de la vie politique : les choses vont-elles changer ? Avec la participation d’un représentant d’Anticor.
    Parallèlement, des ateliers de formation sont proposés avec l’IFED pour préparer les municipales : comment monter un projet municipal, comprendre un budget…

Artenay, Musée du Théâtre Forain, Dimanche 18 novembre de 9 h 30 à 17 h.
Renseignements : Franck Piffault - 06.80.33.54.40 - franckpiffault@gmail.com

À suivre en décembre


8 décembre - Champagne-Ardenne - maison des syndicats, une journée de réflexion, ouverte à tous, autour de la thématique " la commune de demain".

15 décembre - Languedoc-Roussillon - une journée de débats, d'échanges ouverte à tous, sur "l'économie sociale et solidaire".

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Yann Wehrling pointe
des « déséquilibres » dans le budget 2013

16 octobre 2012

Yann Wehrling, porte-parole du Mouvement Démocrate, a pointé mardi 16 octobre « des déséquilibres » dans le projet de budget 2013 qui, selon lui, représentent « potentiellement des dangers pour l’avenir », malgré un « objectif louable de réduction des déficits » affiché par le gouvernement.
« Le très attendu budget 2013 présenté par le gouvernement au Parlement a un objectif louable de réduction du déficit public à 3% du PIB », constate Yann Wehrling. « Pour autant, il recèle des déséquilibres qui sont potentiellement des dangers pour l’avenir », ajoute-t-il.
« Le premier déséquilibre » se situe « entre la réduction des dépenses publiques qui demeure trop modeste, et celui des impôts nouveaux qui constituent une part trop importante de l’effort demandé au pays », explique Yann Wehrling.
Le second a trait à l’insuffisance de « la diversification des prélèvements nouveaux » : « Le refus, trop idéologique, de recourir à une augmentation de la TVA, mériterait d'être remis en question. Il s’agirait en l’occurrence de se rapprocher des taux de nos voisins européens qui n’ont pas eu les mêmes réticences », fait-il valoir.
Enfin, « le troisième déséquilibre concerne la taxation augmentée des entreprises » : « Dans cette période de crise, l’obsession prioritaire de tout gouvernement devrait être le soutien à l’activité économique et aux entreprises. Les solliciter en pareille période ne peut que comporter des risques de non reprise économique », souligne Yann Wehrling.
Pour le porte-parole du Mouvement Démocrate, « ce projet de budget manque donc d’une vision claire quant aux deux autres grands axes qui devraient l’accompagner : le soutien à l’activité économique d’une part et les réformes de l’Etat par ailleurs ».
Il appelle le gouvernement à aller « au plus vite » dans le sens de « l’exemple allemand du contrat compétitivité-emploi » et de s’engager « dans la réforme et la réorganisation des missions de l’Etat et des collectivités locales, source d’importantes réductions de la dépense publique ».

Marielle de Sarnez : "Le traité budgétaire, une clé nécessaire pour ouvrir d'autres portes"

L'Express - Propos recueillis par Alexia Eychenne

9 octobre 2012

L'Assemblée a adopté ce mardi le traité budgétaire européen. Une étape indispensable pour plus de confiance entre les Etats européens, mais qui ne doit pas faire oublier le besoin de démocratie dans l'Union, juge la députée européenne centriste et vice-présidente du Mouvement Démocrate Marielle de Sarnez. 
Le traité budgétaire européen vient d'être ratifié au Parlement. L'exécutif a dû convaincre la majorité de l'importance de le voter... tout en minimisant sa portée en termes de transfert de souveraineté. Quelle étape marque-t-il dans l'histoire européenne des dernières décennies ?


Disons que c'est une clé nécessaire pour ouvrir d'autres portes. A partir du moment où le sérieux est garanti dans la gestion des comptes des Etats, que l'on en a la certitude, cela ouvre la possibilité d'une solidarité européenne envers les pays de l'Union qui vont moins le bien. Or il n'y aura pas de croissance, de création de richesses et d'emplois demain en Europe si l'on n'instaure pas de confiance dans son fonctionnement et ses institutions. Si la règle d'or n'était pas prévue au niveau européen, il aurait d'ailleurs de toutes façons fallu la fixer en France, pour ne plus dépenser plus que ce que l'on a et réduire nos dépenses de fonctionnement. C'est une règle que les Etats auraient dû s'appliquer à eux-mêmes. 

Après la discipline budgétaire, quelles doivent être les prochaines étapes à l'agenda européen ?

L'enjeu de la campagne pour les prochaines élections européennes doit absolument être la démocratie en Europe et la place du citoyen. Il y a aujourd'hui une absence totale de démocratie qui fait que l'on ne sait plus qui gouverne dans l'Union et que ses décisions apparaissent complètement opaques. Du coup, l'Europe a aussi bon dos pour endosser les décisions les plus impopulaires. On ne peut pas laisser plus longtemps s'installer cette fracture entre le peuple et ses élites, ses institutions. On a construit un marché unique, mais pas une entité politique qui passe par la démocratie. 

Le constat ne date pas d'hier, comment y remédier ?

Mettre de la démocratie en Europe, c'est faire qu'en choisissant leurs dirigeants européens, les citoyens acquièrent le sentiment de choisir aussi une orientation politique, qu'elle soit plus libérale, plus sociale, etc. Pour cela, il faut un président européen élu au suffrage universel, et un autre, pour le Conseil et la Commission, qui soit plus directement choisi par les pays, pourquoi pas réunis en congrès. Mais il manque aussi à l'Europe de la subsidiarité : il faut repenser ses compétences pour qu'elle s'occupe des grands dossiers mais qu'elle laisse au local les décisions sur le reste. L'imposition de normes et de réglementations a aussi contribué à éloigner l'Europe des citoyens.

Comme les précédents traités, le pacte budgétaire a divisé la plupart des partis. Un consensus plus large sur les questions européennes vous semble-t-il possible ?

Il est en tout cas fondamental, et je trouve très dommageable et révélateur que le texte ait divisé à ce point la majorité, c'est un signe de sa fragilité. Il revient aux hommes et aux femmes politiques d'assumer que la France et l'Europe ont un destin commun, et de ne plus traiter les questions européennes comme des débats de politique étrangère.

Projet pour l'éducation: "Il est juste et heureux que l'on mette l'école primaire comme question fondamentale" pour François Bayrou

11 octobre 2012

François Bayrou, qui s'exprimait mercredi 10 octobre dans l'émission "28 minutes" d'Arte, a cependant jugé "digne et de bon niveau" le discours du chef de l'Etat à la Sorbonne sur les grands axes de sa politique d'éducation, en appréciant particulièrement "la priorité donnée au primaire".
"Il est juste et heureux que l'on mette l'école primaire comme la question fondamentale parce que c'est la transmission des acquis élémentaires, ce qui fait qu'un enfant sera plus tard autonome pour comprendre et pour apprendre", a-t-il approuvé.
"Pour le reste, parler de refondation me paraît très excessif", a-t-il ajouté, estimant que "sur le fond, il n'y avait pas de nouveautés bouleversantes".
"La grande mesure présentée mardi, à savoir la semaine de quatre jours et demi, ce n'est pas autre chose que de revenir à ce qu'on avait avant 2008", a-t-il constaté.
"Quant à la suppression des notes, cela n'aura pas lieu", a-t-il estimé. "Depuis que le monde est monde, on sait deux choses, un, qu'il faut évaluer le niveau des élèves, deux, qu'il faut les encourager et que les notes décourageantes, cela ne suffit pas", a-t-il résumé.
Interrogé sur des expériences étrangères visant à récompenser voire à rémunérer des élèves pour les motiver, François Bayrou les a qualifiées de "tragiques". "Si le rapport entre éducateur et enfant consiste à dire 'je vais te payer ou même te récompenser simplement parce que je te transmets quelque chose que je te dois...' Mais, c'est un univers dont il faut s'échapper à toutes jambes", a-t-il lancé.
Sur la volonté du président Hollande d'aller vers moins de redoublement, le leader centriste a convenu que "le redoublement n'était pas la panacée" et que ce "serait mieux si on en faisait un peu moins". Mais, a-t-il ajouté, "il y a des cas où on ne peut pas faire autrement".
Pour François Bayrou, "on peut être ministre de l'Education et réformer, à condition que l'on ne fasse pas croire que l'on va rebâtir Versailles en commençant par la première pierre". "L'école a plus besoin d'être confortée, rassurée que d'être constamment remaniée", a-t-il estimé.

Attribution du Prix Nobel de la Paix à l'Union Européenne : un choix juste pour François Bayrou

12 octobre 2012

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a salué le Prix Nobel de la paix accordé à l'Union européenne, dans laquelle il voit "l'entreprise historique la plus pacifique de tous les temps".
"En cela, le comité Nobel ne pouvait pas choisir plus justement", a dit François Bayrou. "Parce qu'on a le nez sur l'événement et qu'on vit davantage les difficultés quotidiennes que la dimension historique, on perd de vue ce que cette oeuvre a d'unique dans l'Histoire des hommes".
"D'habitude, les rassemblements entre peuples ou entre pays sont le résultat de la guerre et en tout cas de la domination des plus puissants sur les plus faibles", a observé le président du Mouvement Démocrate. "C'est la première fois dans l'histoire que des peuples se rapprochent librement et le font dans une perspective de paix". "Car l'Union européenne, et c'est sans précédent, n'a développé aucune volonté de domination sur aucun autre peuple ou région", a-t-il insisté. "Son seul but est de défendre la liberté de ceux qui la forment et leurs valeurs".
"Donc, si une oeuvre politique et historique méritait d'être distinguée, c'est bien celle qu'ont voulue après la guerre les Schuman, Monnet, Adenauer, de Gasperi... Ils ont été des précurseurs et des fondateurs d'une démarche de paix grâce à laquelle le monde est meilleur", a ajouté François Bayrou.
Interrogé sur la proclamation de ce prix alors que l'Union européenne traverse des tourmentes, il a commenté : "C'est peut-être quand les choses vont mal qu'on mesure à quel point elles sont précieuses".

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