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23 septembre 2010

Yann Wehrling : "François Bayrou a gardé le même cap depuis l'élection présidentielle de 2007"

Yann Wehrling

À la veille des universités de rentrée du MoDem (qui se tiennent sur la presqu'île de Giens du 24 au 26 septembre), François Bayrou a nommé l'ancien secrétaire national des Verts porte-parole du Mouvement démocrate. Yann Wehrling, fonctionnaire territorial de Saint-Dié-des-Vosges, âgé de 39 ans, répond aux questions du Point.fr.

Le Point.fr : Comment expliquer que le MoDem était le seul parti à ne pas avoir de porte-parole ?

Yann Wehrling : François Bayrou a construit le mouvement démocrate suite à la dernière présidentielle. Donc c'est vrai que c'était un petit peu focalisé autour de sa personne. En réalité, derrière lui, il y avait du monde. Mais il fallait casser cette image qui laissait supposer que Bayrou était seul, que les gens étaient partis... Les militants avaient réclamé un porte-parolat après les européennes. C'est chose faite.


Comment comptez-vous faire entendre votre voix aux côtés du très médiatique François Bayrou ?

L'objectif, pour moi, ce n'est pas de m'imposer face à François, c'est d'être dans une totale complémentarité. Je vais devoir aussi mettre en musique l'expression des 22 membres de notre shadow cabinet afin que la parole du MoDem montre la diversité des personnes, des visages et des opinions.

François Bayrou vient, en effet, de nommer un "shadow cabinet", un gouvernement virtuel, dans lequel vous aurez le "portefeuille" du développement durable. On dirait qu'il joue à "si j'étais président"...

Il a l'ambition de devenir président. Quand on a cette ambition, on ne fait pas semblant, on essaye de construire cela. François Bayrou est entouré de gens qui travaillent avec lui depuis longtemps et qui n'ont qu'une attente : qu'on se mette en ordre de bataille pour cette élection présidentielle. Les autres partis parlent beaucoup d'eux-mêmes, les Français n'aiment pas ça. Il faut qu'on parle des problèmes des gens. La meilleure façon de faire de la politique, c'est d'être sur les dossiers.

Ancien secrétaire national des Verts (de 2005 à 2007), vous avez rejoint le MoDem fin 2008. Ne regrettez-vous pas d'avoir quitté les Verts à l'heure où ils opèrent le rassemblement des écologistes ?

Non. Si je suis parti, c'est que j'avais une certaine lassitude des pratiques internes, des excès de langage, des excès de positionnement, de postures... Et puis, je n'étais pas totalement convaincu qu'il y avait un mur de verre infranchissable entre la gauche et la droite. Je sentais qu'il y avait quelque chose à construire au centre. Ça m'a tout naturellement rapproché d'un MoDem qui a vraiment affirmé son indépendance au centre et sa capacité de dialoguer à droite et à gauche. Avant, c'était quand même l'UDF traditionnel, avec des alliances systématiques à droite, ce qui m'empêchait de franchir le pas.

Quand on voit les invités des universités de rentrée, cela donne l'impression d'un recentrage à droite du MoDem...

Quand on discute avec des gens de droite, cela ne fait pas de nous des gens de droite ! Les commentateurs disaient la même chose quand on discutait avec la gauche - qui, d'ailleurs, nous a envoyés promener : "Ça y est, ils sont passés à gauche !" C'est bien la preuve que nous ne changeons pas de ligne. François Bayrou le redit aussi souvent qu'il le peut : il n'a pas changé de ligne par rapport à 2007. Il souhaite la jonction entre des personnes raisonnables et en capacité de dialoguer, qui sont aujourd'hui au centre-gauche et au centre-droit.

Il y a quand même eu un repositionnement depuis l'échec du MoDem aux dernières élections, européennes et régionales...

Le problème, c'est que le dialogue que l'on voulait poursuivre avec un certain nombre de gens, plutôt à gauche, s'est interrompu. Pas de notre fait, mais parce qu'il y avait des enjeux de congrès interne au PS et qu'une ligne l'a emporté sur une autre... Donc, nous dialoguons avec ceux qui le veulent. Et il n'y a pas de frontière infranchissable. C'est un parcours difficile, mais que nous poursuivons.

Propos recueillis par Émilie Trevert.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

garder le cap c'est donner le coup de barre qu'il faut!

Posté par : regisr | 24 septembre 2010 15:30

garder le cap c'est aussi assurer la bonne direction ou on va, c'est à dire contrer les forces qui veulent vous emporter a droite OU à gauche comme sur le bateau lorsque le vent souffle trop à babord ou trop à tribord ..ce n'est pas faire des zigazagues c'est garder le cap Régis78


Oui, gardons le cap

Posté par : Burgou | 24 septembre 2010 08:57

- Oui à l'analyse faite au sujet des verts et de leur démagogie,
- Oui à ce qu'est le modem d'aujourd'hui : indépendant et affranchi de liens quelconques, lui ouvrant ainsi la possibilité de dialoguer avec la droite et/ou la gauche,
- Mais attention à la mauvaise interprétation si nous ne dialoguons plus qu'avec la droite (ce qui d'ailleurs, personnellement, me gênerait). Plus de dialogue avec la gauche ? Au Modem de tendre la main, en le faisant savoir. Un refus de dialogue de la part de celle-ci ? Elle s'expliquera comme elle le peut mais dans une position défensive. Les électeurs jugerons alors, mais nous prouverons ainsi que le Modem est favorable au dialogue pour améliorer la vie des Français. Mais attention à le faire correctement, c'est à dire en gardant bien notre intégrité et en le faisant savoir; et la, il s'agit d'être "béton" sur la communication.


le même cap car il y en a un seul! le vrai! le projet huamiste de 2007 uniquement adapté aux évènement

Posté par : regisr | 24 septembre 2010 07:41

François Bayrou est un grand visionnaire, c'est pour ça qu'il n'a pas besoin de changer de ca p!, il voit juste Sur la réforme de la retraite par exemple, on le voit encore! le vrai point d'achopement sur lequel des millions de citoyens ne sont pas d'accord c'est sur le report de l'age au taux plein de 65 à 67 ans françois s'est battu à la tribune sur CE POINT - et c'est la" faux-pas" de trop de Sarkozy qui va faire défiler la france un samedi d'ici peu et mettre le feu à la France car trop d'injustice c'est trop! trop c'est trop!
j'en reviendrais a l'interview du Grand economiste Joseph Stiglitz prix nobel d'économie:le 22 septembre 2010 | par Benjamin Masse-Stamberger , pour l’Express. Stiglitz défend la relance par l'investissement qui relancer l'économie et doit faire rentrer de la fiscalité et renflouer les caisses de retaites en redressant le nombre d'actifs.. et non Woerth qui dit c'est le seul moyen d'obtenir l'équilibre en parlant de maintenir aussi le 67 ans point inacceptable! acr il ne veut pas s'attaque au reste au profit des actionnaires par exemple le MoDem est en ordre de marche comme le déclate Marielle!
quand on est le capitaine du navire avec un projet qu'est le cap à atteindre, autant que ce capitaine sache tenir ce ca!p et c'est bien le cas avec françois!
merci YANN de le rappeler...
Régis78



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