Yann Wehrling était l'invité de RFI jeudi 5 janvier où il a donné son sentiment sur la tournure que prenait la campagne présidentielle.
Suite à la passe d'armes entre le PS et l'UMP mercredi, Yann Wehrling déplore un début de campagne
présidentielle "pas très intéressant", dont "le niveau de débat est assez bas". "Ça traduit un
vide, un manque de débat entre ces deux camps qui s'affrontent depuis tant d'années qui n'ont plus
rien d'autre à se dire sinon dans ces termes-là", a-t-il dénoncé estimant que le débat n'est "pas
du niveau que les Français peuvent attendre".
Proche soutien de François Bayrou, il a également déploré les attaques du candidat Hervé
Morin envers le "produire et acheter en France". "Nous avons besoin d'un débat de fond et
d'arguments. Si certains ne sont pas d'accord avec cette idée, que François Bayrou a défendu et
qu'il faut défendre absolument, qu'il faille avoir dans notre pays un certain nombre de produits
faits en France et également un geste des citoyens en faveur des produits faits en France, et bien,
débattons, mais pas par des petites phrases".
Yann Wehrling a expliqué également que les 8 à 10 pour cent d'intentions de vote nécessaires
à François Bayrou pour être au second tour de l'élection présidentielle, sont à sa portée : "Il
reste du temps avant que les Français soient en possession de tous les éléments. La campagne
aujourd'hui montre un certain rejet du président de la République et en même temps les propositions
du Parti socialiste ne sont pas satisfaisantes. La marge de progression est donc réelle", a-il
affirmé en rappelant que François Bayrou est l'initiateur de la plupart des thèmes abordés ces
dernières semaines par les autres candidats. "Tout le monde n'a pas été d'accord. Quand vous dites
quelque chose depuis des années et quand d'autres, qui n'ont pas été d'accord avec vous, vous
rejoignent sur la réduction de la dette ou sur le déficit, cela donne d'autant plus de crédibilité"
a-t-il conclu.