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29 novembre 2009

Jean-Marie Vanlerenberghe : "Il faut actualiser le projet porté en 2007 par François Bayrou"

Jean-Marie Vanlerenberghe

Dans un entretien accordé au quotidien régional "La Voix du Nord", dimanche 29 novembre, Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur MoDem et vice-président du Mouvement Démocrate, revient sur le Congrès d'Arras qui aura lieu le week-end du 4 au 6 décembre prochain dans la ville dont il est également le maire.

La Voix du Nord : Accueillir le congrès national... Un symbole de la réussite des idées du MoDem à Arras ?

Jean-Marie Vanlerenberghe : « On essaie à Arras de mettre en oeuvre les idées humanitaires et sociales du MoDem, en pratiquant une politique de proximité et d'écoute. Faire vivre la démocratie avec la participation des citoyens, c'est la caractéristique de notre mouvement. » (lire la suite)

La Voix du Nord : Sur le site internet, vous voulez que « Le MoDem écrive d'une main ferme une page de son histoire ». Quel message fort attendez-vous de François Bayrou ?

Jean-Marie Vanlerenberghe : « C'est vrai que, comme tous les militants, j'attends un message fort. Nous organisons un congrès national sur le projet porté en 2007 par François Bayrou. Il faut maintenant l'actualiser sur toutes les questions que les Français se posent, offrir une vision claire pour une régulation et une gestion de l'économie mondiale. Tout le monde ressent bien le désordre aujourd'hui. Mais comment remettre l'homme au coeur de l'économie ? C'est un nouveau modèle de société qu'il faut inventer et la crise nous y oblige. C'était le projet initial de François Bayrou qui refusait les schémas du passé, avec les clivages droite-gauche des partis par ailleurs porteurs chacun de valeurs. Nous, nous voulons faire la synthèse. »

Vous êtes un de ses proches depuis des années... François Bayrou est-il plus un chef de parti ou un éternel candidat à la présidentielle ?

« C'est un chef de parti. Il l'a créé. C'est un militant dans l'âme que j'ai accueilli au Centre démocrate en 1975. Il n'est pas sur un positionnement marketing, mais il sait aussi le poids nécessaire des militants pour être élu à la présidentielle. Il faut des relais dans la population. On a la chance d'avoir au MoDem un président qui, lui, n'est pas contesté dans son parti. Il a été candidat deux fois à la présidentielle... Jacques Chirac et François Mitterrand ont été élus à la troisième tentative. Il y a de l'espoir pour François Bayrou ! »

Le mauvais score des européennes est-il digéré ? Avez-vous tiré les leçons d'une campagne basée sur l'anti-Sarkozysme ?

« Il y a eu un problème avec le message du MoDem qui est très européen. C'est ancré dans notre culture et dans notre histoire. Robert Schuman, un des pères de l'Europe, était du Parti démocrate populaire puis du MRP. Mais ça a disjoncté entre l'électorat et notre message. Pourquoi ? On peut penser que le livre de Bayrou, excellent par ailleurs et dont le diagnostic n'est pas faux, est malheureusement tombé mal à propos. Il a fait un "buzz" politique, mais n'a pas entraîné l'électorat autre que démocrate et notre projet pour l'Europe n'a pas réussi à passer. En pleine poussée des Verts, la maladresse avec Cohn-Bendit a malheureusement amplifié le phénomène. »

Quel est votre rôle national pour les régionales ?

« Je suis vice-président du MoDem en charge des élections régionales. J'ai orchestré un travail commun pour élaborer le projet, les listes, choisir les têtes de listes régionales et chefs de file départementaux. »

Quel score peut envisager le MoDem au niveau national ?

« Dans les sondages, on tourne entre 8 et 10 %, selon les instituts et les régions. C'est-à-dire le score des européennes. L'ambition est de faire autant, voire plus aussi. »

Et aux régionales dans le Nord - Pas-de-Calais ?

« On souhaite faire de même. Il faut rappeler que nous n'avions pas cette audience dans le Nord - Pas-de-Calais, mais l'écart entre les régions s'est amenuisé. Il y a un changement dans l'attitude des électeurs, dû à une présence militante plus forte et à une ligne politique plus claire, faite d'autonomie et d'indépendance. »

Si votre score est inférieur à 10 %, à quelles alliances peut-on s'attendre au 2e tour ? La ligne peut-elle être différente de celle adoptée au niveau local ?

« Chaque élection est singulière. Pour les municipales, j'ai fait une liste d'ouverture avec toutes les sensibilités politiques. On a vu à Calais, à Béthune... des alliances improbables aux municipales. Ce qui démontre qu'au niveau local, ça repose sur des hommes et des femmes et sur un projet. Pour les régionales, avec Olivier Hénno et Frédéric Leturque, tête de liste et chef de file, on construit un projet pour répondre aux attentes des habitants en matière d'éducation, de transport, d'emploi, d'environnement, de santé. Domaines sur lesquels nous allons faire des propositions audacieuses, avec la volonté de moderniser l'image de la région. »

Mais s'il y a alliance... plutôt avec le PS, avec l'UMP ?

« Nous sommes, par définition, ouverts à toutes les formations qui accepteraient de travailler avec nous. Au 1er tour, nous présenterons une liste autonome, ensuite nous attendrons des signes de la part des autres formations sachant que dans la région, personne ne peut faire la majorité à lui seul. Le choix d'une alliance dépend aussi des autres ! Le deuxième tour, c'est une rencontre. Nous voulons sortir du système binaire en politique et faire avancer nos idées avec des alliés. Et il y aura une cohérence nationale au deuxième tour. »

Congrès du MoDem à Arras, à Artois-Expo, les vendredi 4 (ouverture à 16 h 30), samedi 5 (travail des sept commissions et séance plénière) et dimanche 6 décembre (matinée de clôture).

Propos recueillis par Marco Verriest.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Nos avenirs ?

Posté par : liberal1 | 1 décembre 2009 01:13

Bientôt les dernières cartouches Se réunir a Arras c’est bien, c’est même utile pour résumer et confronter nos différentes idées, mais en aucun cas nous ne pourront lutter individuellement ou séparément contre un parti bien groupé et bien structuré, qui représente plus de 60 % des sièges de la chambre des Députés, même si cette chambre ne représente pas la réalité des opinions française. Pour ne pas le citer l’UMP bien structuré, est de plus dirigé par le Président de la République qui si il n’explose pas en vole avant les présidentielles de 2012 est assuré techniquement de gagner contre l’opposition. Cette opposition, qui est représenté par 7 a 10 mouvements qui pour les uns savent qu’individuellement ils n’ont absolument aucune chance de gagner, pour d’autres, auraient pu gagner les dernières présidentielles de bonne foi et probablement pour le plus grand bien de la France dans sa globalité, et enfin un parti qui considère que l’opposition lui revient de droit, quitte aux autres à se vassaliser s’ils veulent participer au pouvoir, de fait ces autres doivent entrer dans le giron du parti Socialiste pour ne pas le citer. Cette forme de résonnement nous mène directement à l’échec assuré pour une ou deux législatures. La formule de François BAYROU de créer un parlement d’opposition ouvert, ouvert a TOUS afin de confronter les différentes idées de gouvernance est formidable si elle est géré de main de fer par un meneur de débat, et si le peuple Français peut y assister et même y participer par l’intermédiaire de la télévision ou d’Inter- Net. L’ensemble de ces débats devront être résumé et stocker dans une base de données consultable par tous sur le Net. Il est fort probable que nos concitoyens se passionneront pour ces échanges, et que les divers Partis Politique se rendront conte de la futilité de leur chasse gardé idéologique, et de l’urgence de choisir de manière purement technique un représentant capable de défendre leurs premières exigences fondamentales, c'est-à-dire : 1 - Rétablir par la Loi un vote représentatif des différentes tendances du Pays. 2 - Comptabiliser le vote blanc dans les suffrages exprimés. 3 - Trouver une formule pour que la chambre ne puisse plus être représentée que par deux partis, ceci afin d’éviter ce qui a gâché notre vie Politique depuis l’établissement de la Cinquième République. Nous n’auront pas toujours des hommes de la stature du Général De gaulle, et qui malgré tout a fait des erreurs car un seul homme ne peut pas gouverner seul sans un entourage exceptionnel. (La période actuelle nous le démontre parfaitement). 4 - Remettre l’Homme et non le Capital au centre de notre projet de société. 5 - Participer beaucoup plus activement à la construction d’une Europe recentrée sur les grandes réformes et les grands projets Internationaux, et non pas sur le plus petit dénominateur commun des lois sociales, ou devenir la représentante des Lobis qui ne servent qu’a nous affaiblir et nous soumettre encore plus aux lois du Capital. Ces objectifs atteints, l’ensemble des mouvements représentatifs des tendances Nationales auront enfin la possibilité de s’exprimer, et de se faire représenter par leurs élus. Et c’est de cette manière que les partis pourront enfin en fonction de leurs représentativité, et je l’espère en ayant enfin compris que le dialogue bien compris, et l’écoute de l’autre, leur permettra d’influencer le progrès sociale et économique (développement durable compris), et que l’important ce n’est pas d’être ou de paraître, mais bien d’avoir une influence sur le cours des choses. Pour ce faire je ne voie actuellement qu’une seule personne Présidentiable avec l’appui de l’ensemble des formations d’opposition ( et même d’une partie de la majorité qui commence à comprendre dans quel bourbier elle est engluées ). Je laisse à votre imagination qui peut être ce REPRESENTANT PRESIDENTIABLE ????? Actuellement je n’en voie pas deux , et Vous ? A bientôt dans un autre monde si nous ratons le dernier train de 20 h 12.


Pas de petit bras

Posté par : fmeisart | 30 novembre 2009 20:40

1/ Le message national ne peut oblitérer totalement la réalité régionale. Si l'on veut une vraie décentralisation, c'est-à-dire des régions fortes, on ne peut pas se contenter d'une déclinaison locale de thèmes nationaux, mais au contraire admettre des différences. 2/ Le débat : s'allier au PS ou à l'UMP, me paraît globalement dépassé. Ce ne sont plus les lignes qui bougent, mais la banquise qui craque, même si le résultat des régionales ne le fera pas totalement apparaître, du fait de la pesanteur de la gestion locale. 3/ Nous avons dû nous livrer à pas mal de contorsions pour faire admettre à l'opinion publique que nous étions dans l'opposition : ne perdons pas cet acquis (ce n'est pas contradictoire avec ce qui précède). 4/ Le problème n'est pas de faire 8 ou 10%, mais d'être les seuls à avoir les idées claires : ne brouillons pas les cartes. Amitiés sq oi"clian nbL


100 fois sur le métier remettre son ouvrage ?

Posté par : citizenet | 30 novembre 2009 16:25

Le créateur à l’origine de toutes choses ne devrait pas démentir cet adage, mais je pense que depuis qu’il a « initialisé » le big bang, il a laissé l’initiative à d’autres progressistes, dont l’être humain, qui ont « progressivement » fait leur apparition dans la nature, parfois pour construire, et souvent pour détruire avant de rebâtir sur l’existant. Je suis convaincu que Jean-Marie Vanlerenberghe et celui qu’il accueillit dans les rangs du centre démocrate en 1975, François Bayrou, ont remis constamment sur le métier leurs ouvrages et leurs actes militants, pour parvenir à rassembler 7 millions d’électeurs sur un projet innovant, qui certes nécessite une mise à jour, mais qui a totalement estompé l’UDF, ce « parti » qui avait pourtant formé et porté durant des décennies un candidat à qui les sondages ne donnaient que 8% des voix en janvier 2007, et qui en obtint plus du double ! Pas plus que l’UDF, le Mouvement Démocrate, qui « à l’époque » n’existait même pas, tout simplement, ne peut être en 2012 le seul « initiateur », non pas d’une troisième place au premier tour, mais d’une élection au deuxième tour de notre candidat à la plus haute fonction de l’Etat. Alors oui pour synthétiser notre projet de société visant à atteindre la pierre philosophale de ce qui se fait de mieux en politique, comme ce fut déjà le cas en 2007, en 2008 pour les municipales, en 2009 pour les européennes, ect. Mais ce que je regrette et qui j’espère sera l’objet de l’étape suivante, c’est qu’il aurait fallu d’ores et déjà intégrer dans une réflexion « ouverte » à tous (sans exclusivité d’aucun parti politique) un maximum de sympathisants et d’élus de tous bords, mais c’est sans doute ce parlement d’alternance, ce shadow cabinet, qui devrait voir le jour prochainement ? Il faut un début à tout pour vraiment sortir d’une logique partisane, mais que ce soit à Arras, sur le net ou ailleurs, beaucoup plus prendront le train du progrès avec le MoDem comme locomotive, pour peu qu’ils ou elles connaissent (dans un livret orange ?) le bon timing et les voies d’accès…


Congrès d'Arras 2009

Posté par : cazyv16 | 30 novembre 2009 14:33

Mr Vanlerenberghe a raison de dire que le MoDem est là pour faire la synthèse entre la gauche et la droite classiques. Mais faut-il que la synthèse soit débattue en respectant le principe de la concertation, réfléchie (pas en 2 jours à la "Sarkozy"),et ne pas s'emballer en promulgant quotidiennement de nouvelles lois qui en s'ajoutant aux précédentes sur tel ou tel sujet jettent le trouble et la confusion.En premier lieu, plaçons l'Homme au coeur de la vie professionnelle, environnementale, sociale, familiale, etc. Concrétisons petit à petit notre volonté de construire une France autrement, sans le fric au centre des préoccupations. Nous le savons bien, tous les Français ne pourront pas avoir leur "Rollex" à 50 ans, mais si, en arrivant à l'âge de la retraite, ils pouvaient bénéficier de ressources raisonnables, nous aurions accompli un grand pas qui en appellerait d'autres.Sans démagogie, mais avec une répartition plus juste des richesses, au nom de la Liberté, l'Egalité et la Fraternité.



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