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13 novembre 2009

Marielle de Sarnez : "Tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le pouvoir d'aujourd'hui ont le devoir de travailler ensemble"

Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez, députée européenne et première vice-présidente du Mouvement Démocrate, a accordé un entretien au quotidien "Les Echos", vendredi 13 novembre :

Les Echos : S'il a eu un retentissement médiatique, le mouvement initié cet été à Marseille n'a pas fait bouger les lignes jusqu'à présent. Pourquoi ?

Marielle de Sarnez : Les lignes ont commencé à bouger : la preuve en est notre rassemblement de Dijon. Le mouvement initié à Marseille est en marche. Il ne s'arrêtera pas. Bien sûr, il reste des conservatismes, des gens qui refusent de parler avec ceux qui sont différents d'eux. Mais je suis confiante : l'ouverture l'emportera sur la fermeture. (Lire la suite)

Ces réunions doivent permettre de jeter les bases d'un « contrat de gouvernement ». Est-ce l'ébauche d'une nouvelle « gauche plurielle » ?

S'il s'agissait de rebâtir la « gauche plurielle », je n'en serais pas. Au contraire, le mouvement auquel j'ai décidé de participer consiste à faire réfléchir ensemble des courants d'opinion différents, qui s'assument comme tels, et qui veulent trouver des solutions ensemble. Et si nous avons choisi de commencer par l'école, ce n'est pas un hasard : c'est le coeur même de notre identité républicaine.

Comment jugez-vous l'attitude de Martine Aubry, qui affirme « Si François Bayrou dit qu'il n'est plus de droite, je n'ai pas encore pu vérifier qu'il était à gauche », tout en étant elle-même alliée au Modem à Lille ?

Je dis à Martine Aubry quelque chose de très simple : François Bayrou est au centre par toute son histoire et par ses convictions. Un centre en opposition profonde sur les valeurs avec le pouvoir actuel, ses méthodes et son inspiration. Un centre ouvert, déterminé à tout faire pour que des rassemblements nouveaux voient le jour. Parce que, être capables de dépasser les clivages habituels, c'est la condition même pour qu'un projet d'alternance puisse voir le jour. Vous voyez bien ce qui est en jeu : la création d'un bloc central et progressiste le plus large possible, en capacité demain de représenter une alternative crédible.

La stratégie de la main tendue au PS et plus encore la présence de Robert Hue à vos côtés a fait grincer des dents au sein du Modem. Comment lever ces réticences ?

Pour construire des rassemblements, il faut avoir l'esprit large. Tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le pouvoir d'aujourd’hui ont le devoir de travailler ensemble. Ils doivent le faire en refusant toute forme d'exclusive. La peur de l'autre est toujours mauvaise conseillère. Même si c'est difficile, il faut accepter de se confronter avec ceux qui viennent d'autres horizons. Robert Hue s'est séparé de la direction du PC parce qu'il ne se reconnaissait plus dans sa fermeture. J'accepte que les gens puissent changer.

Propos recueillis par Pierre-Alain Furbury


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

réponse au manque de conviction de mamiep

Posté par : coolfifi | 17 novembre 2009 12:38

Demain, les élus du MoDem participeront à des coalitions pour peser et infléchir la politique de ces fameux ténors de mouvements politiques qui sont nos adversaires au premier tour. L'idéal serait que nous soyons majoritaires et que ce soit nous, qui puissions orchestrer cette alternance et baisser le volume de ces fameux ténors pour faire entendre notre propre musique. Mais quoiqu'il en soit dans un monde moderne si complexe, il est illusoire de penser tout faire tout seul, décider de tout, tout seul. La seule impasse d'alliance désormais, est une alliance avec l'UMP, cette formation de droite qui se dit modérée et se confond avec le front national sur le plan des valeurs et sur les néoconservateurs ultralibéraux de Bush fils, sur le plan de l'économie et de la politique étrangère. Avec eux, il n'y a aucune construction possible car nous n'avons plus rien en commun. Et ceux qui refusent de voir cette dérive de l'UMP (car il est vrai que tous les membres et tous les élus ne peuvent pas se réduire à ça), se leurrent. Certes, il y a ceux qui à l'intérieur de l'UMP sont restés fidèles aux valeurs du gaulisme et à des chrétiens démocrates, il n'empêche que tous ceux-là collaborent, et ce faisant justifient et valident cette droite dure et détestable qui est en train de détruire le consensus national, comme le gouvernement de Vichy en collaborant, a ainsi justifié et soutenu les exactions des pires éléments du parti nazi allemand. Comparaison n'est pas raison, mais cela éclaire...


Bravo Marielle, continuez !

Posté par : scribe | 14 novembre 2009 21:27

La question n'est pas de savoir si nous sommes au centre, à droite ou à gauche. Elle n'est pas non plus de savoir si les citoyens avec qui on débat son de tel ou tel bord. Si quelques militants du Modem ne se croient pas assez libres pour accepter cette ouverture, qu'ils nous quitte et continuent à courir après leur carrière. La priorité, pour un démocrate, c'est de bâtir et proposer un projet viable pour demain. Projet qui soit juste, efficace et qui rassemble assez de soutiens et de citoyens. Scribe


que du bon sens

Posté par : milo | 14 novembre 2009 16:13

dans cette interview, Marielle joue véritablement son role, expliquer, ne pas braquer...... je suis tout à fait d 'accord, le modem doit poursuivre sa vocation d'ouverture : on parle à tous ceux qui veulent que cela change, tant pis pour martine aubry qui se sert du modem quand ça l'arrange et critique françois quand ça arrange ses ambitions personnelles. oui au parlement des gens de bonne volonté, non aux ambitions personnelles. voilà ce qui doit nous faire avancer. et à ce qui dise que nous n'avons pas de programme offrez leur le livre de François Bayrou pour noel par exemple..... amitiés à tous


Travailler Ensemble

Posté par : trabos | 14 novembre 2009 11:12

Après les propos entendus par notre chef d'Etat, le 12 novembre 2009 à La Chapelle en Vercors , plus que jamais , je ne me reconnais pas dans le pouvoir d'aujourd'hui, le devoir de travailler ensemble est une nécessité.

J'adhère au MoDem.

Cordiales Salutations.


un problème de sémantique pour droite radicale ou gauche radicale

Posté par : akhenator | 13 novembre 2009 20:36

Il est impossible pour l' une comme pour l' autre de RASSEMBLER comme ils se proposent à chaque fois de le faire avec un esprit de FERMETURE . La véritable ouverture c' est le trésor du MODEM . Marielle , François , Jean-Luc et les autres sont bien dans leur role . Majorité centrale , front republicain ou alternance humaniste et progressiste quel que soit le nom qu' on leur donne , on aura besoin de François BAYROU et du MODEM jusqu' au bout du bout du changement .



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