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14 juin 2010

Marielle de Sarnez : "Il est nécessaire de faire des efforts de rigueur"


Marielle de Sarnez était l'invitée ce lundi de Christophe Barbier sur LCI. Elle a notamment dit ne pas croire dans l'objectif de François Fillon de réduire de 100 milliards d'euros en 3 ans le déficit budgétaire ; elle a demandé au Premier ministre de "donner un calendrier" plutôt que de "lancer des chiffres comme ça".

"Je crois que c'est nécessaire de faire des efforts de rigueur et d'austérité, ce sont des mots qui ne me font pas peur", a affirmé Marielle de Sarnez.

"Il faut un effort budgétaire sans précédent" mais "moi, ce que j'aimerais c'est que le président de la République, le Premier ministre nous disent les choses avec un calendrier, avec des engagements, avec des préconisations", a-t-elle ajouté.


Interrogée sur les déclarations du Premier ministre prévoyant de "réduire le déficit de 100 milliards d'ici 2013" en diminuant notamment de 45 milliards les dépenses publiques, elle a déclaré : "Ce sont des chiffres qu'on lance comme ça" sans savoir "ce qu'on économise, sur qui, sur quoi, qui on fait payer".

"J'aimerais bien qu'on ait un discours plus clair et du président de la République et du Premier ministre, et pas seulement devant l'UMP mais plutôt devant les Français", a-t-elle conclu.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Bien sûr qu'il faut retrouver le chemin des exportations mais...

Posté par : coolfifi | 17 juin 2010 14:20

Certes il faut que nous exportions davantage pour garder, voire multiplier nos emplois, en offrir à nos jeunes pour qu'ils commencent à cotiser pour leurs retraites, et garder nos seniors au travail jusqu'à l'âge de 62 ans de façon à ce qu'à l'âge de la retraite, celles-ci ne ne soient pas réduites comme peau de chagrin et qu'ils puissent encore avoir un pouvoir d'achat suffisant pour consommer les produits de nos industriels et s'offrir les services de notre société de service. Dans le cas contraire ce sera le contribuable qui devra les prendre en charge au final, ce qui n'a rien de trés bon pour les caisses publiques, à moins que l'on ne décide de "piquer" les improductifs comme les chevaux de course sans avenir. Or qui peut encore avoir envie de nos produits industriels, souvent ringards, mal conçus, peu fiables. C'est l'ambition qui a manqué à notre industrie depuis au moins 2 décennies, c'est le choix systématique du bénéfice à court terme sur de grandes quantités de produits de bas de gamme, "emballés" dans une image moyenne gamme qui a détruit à la fois nos marchés et la réputation des produits français. Alors certes nos hommes politiques arrivent encore à imposer certains achats à des pays émergents ou du tiers monde mais cela devient de plus en plus difficile et rare et le sens de l'histoire implique que la France et tous ses "riches entrepreneurs défiscalisés ailleurs", perde de plus en plus de leur charme et de leur influence. On ne vendra davantage dans un marché ouvert que si on propose des produits bien meilleurs, à des prix réalistes au plus près de ce qu'ils coûtent. C'est la même chose pour nos services ou des techno foldingues s'imaginent que remplacer le service personnel, l'humain, le différent par des supermachines robotisées qui offre la même chose à tous sans distinction et sans nuance est un immense atout et une avancée civilisationnelle. Ainsi c'est dans les premières classes de trains allemands que l'on trouve un wagon restaurant avec des plats cuisinés proposés par des grands chefs servis par un personnel qualifié et à l'hygiène rassurante, et dans le TGV que l'on reçoit (si la machine a bien pensé à se réapprovisionner à Paris pour le voyage retour) des petits cartons de "bouffe" aseptisée, conditionnée on ne sait trop depuis combien de temps, servie par de pauvres diables qui semblent avoir dormi dans leur tenue de service. Après ça, imposer l'image de la France comme pays de la culture, du luxe et du raffinement, est de plus en plus improbable. Ne soyons pas étonnés de perdre des parts de marché partout, et surtout dans les domaines qui ont fait notre réputation. Pour retrouver le chemin du travail pour les plus jeunes comme les plus anciens, de l'industrialisation et du retour du prestige de la marque France, il y a de sacrés prises de conscience à avoir, de remises en question et de révolution industrielle. Et l'approche tellement superficielle des politiques par rapport à ces sujets, l'inconscience de nos managers HEC, spécialistes en marketting et déconnectés du travail et du domaine des entreprises qu'ils prétendent dirigés, n'incitent vraiment pas à l'optimisme. En Allemagne les dirigeants sont le plus souvent issus de promotion interne et pas parachutés de l'industrie de la pâte alimentaire, à la haute technologie. Mais dans notre république de réseaux, pour ne pas dire de pistons, peut-on vraiment en revenir à la méritocratie, à la compétence et à l'ambition courageuse, avant que le naufrage ne nous ait condamné à la faillite?
A part ça, Marielle de Sarnez a fait des progrès époustouflants en communication et désormais, elle arrive synthétiquement à faire passer son message, et même à égratigner éventuellement sans excés de méchanceté. C'est un peu encourageant malgré tout car les relations avec les médias restent notre point faible... et pour cause.


effort de rigeur!.. c'est quoi la rigueur?

Posté par : regisr | 16 juin 2010 09:35

la rigeur c'est aussi appliquer une enchainement logique d'arguments.. et là ou le gouvernement manque de rigueur c'est dans sa logique: car ce qu'il manque c'est d'argent dans les caisses certes mais pourquoi? et comment corriger: augmenter l'age de la retraite n'est qu'un moyen de réduire les dépenses MAIS pas de faire rentrer plus car s'il en manque c'est bien par un manque de rentrée! et ça c'est le manque de travail! et le travail pour nous pays occidentaux qui avons atteint un niveau de vie bien au delà de la moyenne est le fruit de notre innovation créativité et exporatation du passé...Nous manquons très fortement d'exportation contrairement à l'allemagne et c'est la cause essntielle du différent que nous avons, et si nous ne corrgeons pas celà c'est vers la RECESSION que nous allons fruit de cette rigueur sans changement de politique economique!: on trouve en 2006 et les chiffres aujourd'hui sont bien pires je pense : Les plus grands pays exportateurs en 2006 Exportations : marchandises et services Rang Pays Exportations (en milliards $) Par tête d’habitant En % du PIB* 1 États-Unis 868,50 $ 11,1 % 2 Allemagne 15 719,00 $ 44,9 % 3 Chine 801,60 $ 39,8 % 4 Japon 4 797,20 $ 14,0 % 5 France 9 759,30 $ 26,5 % l'allemagne: DEUX fois plus que nous! Régis78



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