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12 janvier 2009
François Bayrou invité du Talk-Orange-Le Figaro réagit à l'annonce de la création d'un Haut Commissariat à la Jeunesse
François Bayrou a ironisé lundi sur l'annonce par Nicolas Sarkozy de la création d'un Haut-Commissariat à la Jeunesse, confié à Martin Hirsch, déclarant: "J'ai l'impression que ça va faire une belle jambe aux jeunes. Je ne suis pas sûr que ça change quoi que ce soit d'avoir un haut-commissaire de plus. Généralement, quand on crée des fonctions ministérielles, ça ne garantit pas que les problèmes vont avancer, surtout lorsqu'ils sont aussi larges que cet intitulé le suppose, c'est à dire la jeunesse."
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| Mots clés : bayrou Talk-Orange-Le Figaro ministère jeunesse justice juge d'instruction
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Les derniers commentaires ... Tous les commentaires
jeunesse... etc
Posté par : rocque | 19 janvier 2009 09:40bonjour Je ne sais pas si ces créations de postes ministériels ou de commission sont de nature à changer la donne. Ce dont je suis assez convaincu en revanche c'est que la critique systématique sans contre propositions pertinentes ne serre à rien. Bien à vous
Réforme après réforme
Posté par : Stratplus | 13 janvier 2009 16:05De même avis, les 6 premiers mois pour renforcer les politiques antérieures et 54 mois pour la communication.
Les jeunes : victimes des réformes sur la flexibilité du marché du travail.
Posté par : stephanerobin | 13 janvier 2009 08:15En France, les réformes successives des gouvernements VILLEPIN et présidence SARKOZY, ont conduit à un marché du travail flexible : le constat démontre que les entreprises se séparent en priorité des jeunes. Le dernier phénomène observé pour illustrer mon propos concerne la loi TEPA (Travail, Emploi et Pouvoir dAchat) votée en aout dernier qui exonère les heures supplémentaires. Cette loi provoque plus de précarité chez les jeunes : face à une baisse dactivité due au ralentissement économique massif, les entreprises préfèrent garder leurs salariés et bénéficier dexonérations dheures supplémentaires, pour se séparer des intérimaires, dont les missions précaires de travail temporaire visent tout particulièrement les 18-24 ans. Président de la Mission Locale du Saumurois, je constate sur le terrain que nous accueillons de plus en plus de jeunes qui étaient parvenus à une relative voir certaine stabilité professionnelle et autonomie grâce aux successions de missions intérimaires des jeunes parfois diplômés qui ne fréquentaient généralement pas nos structures daccueil. La situation nest pas neutre et doit être prise à limportance de sa mesure : on annonce une baisse de 40 % du volume de travail temporaire sur notre bassin demploi. Il y a de quoi sinquiéter, on estime aujourdhui autour de 15% le nombre de jeunes de 16 à 25 ans qui ne sont inscrits ni en formation, ni bénéficiant de droits (les 18-24 ans sont non éligibles au RMI).Ce qui sest passé en Grèce doit interpeller le gouvernement : quand on a dans notre société, 15 % de nos jeunes qui sont inscrits nulle part, on est alors en droit de sinquiéter. Les jeunes sont aujourdhui majoritairement présents dans les centres dhébergement alors quils ne représentent que 9 % de la population. Si nous ne voulons pas que les jeunes de 16-25 ans franchissent un nouveau seuil dans lexclusion marquée par une nouvelle forme de pauvreté, basculent dans une marginalité à durée indéterminée alors lintervention publique est nécessaire afin que nos jeunes qui se croient sans avenir dans une société qui leur ferme toute ses portes ne basculent pas dans une stratégie de désespérance sociale. Nous devons nommer les choses si nous voulons nous y attaquer : la France a basculé dans la récession et léconomie française va continuer à perdre des emplois en 2009 à un rythme plus rapide encore quen 2008. Les destructions nettes demplois salariés dans les secteurs marchands non agricoles seront parmi les plus importantes. Le taux de chômage risque vraisemblablement de dépasser la barre des 8% pour atteindre les 3 millions de chômeurs. Face à une situation durgence, nous devons réagir dans lurgence. Et cet état de fait doit pour les tous prochains mois nous inscrire dans une démarche dans laquelle nous ne devrons pas seulement réagir, mais agir avec lanticipation nécessaire.