François Bayrou était l'invité ce mercredi RTL. Il a réagi suite à l'interview d'Eric Woerth sur TF1 dans le cadre de l'affaire Bettencourt.
Vincent Parizot : Bonjour Monsieur Bayrou.
François Bayrou : Bonjour.
V.P : Eric Woerth s'est donc défendu, on va dire, avec véhémence hier soir sur TF1, est-ce qu'il vous a convaincu ? (Lire la suite)
F.B : J’ai trouvé qu’il y avait dans cette émission quelque chose
d’impressionnant et aussi d’un peu tragique. C’était un homme blessé, c’est
vrai, avec, je crois, un fond de sincérité, une tête d’honnête homme et qui ne voyait, ce qui
crève pourtant les yeux de tout le monde, c’est-à-dire la situation absolument inextricable
dans laquelle il s’est mis. Et il ne voyait pas tout ce que les français sentent,
c’est-à-dire qu’il est impossible d’avoir une responsabilité comme celle de
ministre du budget, c’est-à-dire, des impôts, avec des liens familiaux, personnels avec le
premier ou la première contribuable française. Il ne voyait pas ce qu’il y avait de très dur
pour les Français, à imaginer que le bouclier fiscal fasse que l’on rembourse à Madame
Bettencourt 30 millions d’euros. Il ne voyait pas ce que la crise politique était en train de
faire naître en France. Il croyait que c’était le Parti Socialiste qui l’agressait et
moi je crois que c’est beaucoup plus large que cela. Bref, il y avait quelque chose
d’un peu tragique dans le fossé qui s’est creusé ainsi entre des responsables
politiques, gouvernants de premier plan et la réalité du pays.
V.P : « Je ne démissionnerai pas, je n’ai rien fait d’illégal, je vous dis
droit dans les yeux », a-t-il dit hier soir, est-ce que cette position vous paraît tenable
?
F.B : Encore une fois, ça m’a paru sincère. Est-ce que, pour autant, c’est
acceptable ? La question qui se pose, ça n’est pas tant ce qu’Eric Woerth a fait, dont
on aura, j’imagine, des enquêtes un jour, des indications ou des preuves… La question,
c’est : Quand on est dans une situation de responsabilité de l’Etat, comme celle où est
Eric Woerth, est ce qu’on peut être soupçonné d’avoir un lien d’intérêt avec ceux
dont on a la responsabilité de poursuivre les actes et les agissements s’ils en viennent à
être illégaux, ce que l’on constate tous les jours. C’est ça la question. Et
c’est une question, et vous le voyez, qui touche à la manière dont on gouverne la France, et
qui doit donc nous faire nous poser des questions sur la manière dont on gouverne la France. Et
c’est inimaginable de penser que la France s’enfonce dans cette impasse, alors que
toutes les démocraties du monde, depuis longtemps, ont résolu ces conflits d’intérêts en
disant : « C’est inacceptable, nous ne l’accepterons pas ».
V.P : Vous dîtes qu’il ne peut pas rester dans cette situation, ça veut dire que vous
attendez sa démission ?
F.B : Non. Je n’ai pas dit ça et je n’ai pas l’intention de me ranger au
nombre de ceux qui crient « démission, démission ». Parce que ça n’est pas seulement la
question d’un homme. Et c’est pourquoi il est juste de dire que c’est au
président de la République de prendre les décisions qu’il faut de faire les déclarations
qu’il faut, c’est lui qui est en situation de responsabilité. Ce que je dis,
c’est que nous avons un problème qui touche aux valeurs du projet politique qui est en train
d’être mis en place, et ça n’est pas d’aujourd’hui que je le dis, comme
vous le savez, j’ai écris un livre sur ce sujet précisément qui s’appelait Abus de
Pouvoir et qui était la dénonciation, ou en tout cas l’éclairage de ce qu’il y avait
d’impossible pour la France d’avoir une trop grande intimité entre le monde de
l’argent et le monde du pouvoir politique. Deuxièmement, on a un problème qui est un problème
d’institutions et il faudra bien aussi que l’on en parle.
V.P : Il y a quelques jours vous disiez voir dans cette affaire Woerth la « marque du
système Sarkozy ». Ségolène Royal, hier soir, a donné sa vision de ce système Sarkozy, je la cite :
« Système corrompu qui mélange l’argent public et l’argent privé, qui a perdu tout sens
de l’intérêt général ».
F.B : Alors, je ne reprends pas ces mots-là, je m’exprime avec les miens. Je ne crois
pas que le principal problème soit un problème de corruption. Je crois que le principal problème
est un mélange entre l’intérêt public et des intérêts privés. Autrement dit, quand une
décision publique est prise, ce sont des intérêts privés qui, trop souvent, font pression, qui
d’ailleurs le font quasi à visage découvert, se promenant dans les antichambres du pouvoir en
revendiquant un rôle d’influence. Et deuxièmement, il y a depuis le début du projet politique
que Nicolas Sarkozy et sa majorité mettent en place, il y a depuis le début une place à mes yeux
excessive accordée à l’argent dans le système de valeurs de la France. C’est sans
précédents et, selon moi, c’est contraire à ce que l’Histoire de la France a fait et
voulu.
V.P : Alors, vous avez entendu aussi ce que dit la majorité qui dénonce le populisme dans
cette affaire, « Halte au feu ! » ont même lancé en fin de semaine dernière Simone Veil et Michel
Rocard, dans une tribune du Monde. Est-ce que là non plus, on est pas en train de jouer, on va
peut-être employer les grands mots, la démocratie, mais on le disait tout à l’heure, dans
cette affaire, il y a quand même pas beaucoup de preuves pour l’instant.
F.B : Oui, mais la démocratie, c’est d’abord un certain nombre de principes. Et
ces principes ne sont pas respectés. Et que les hommes et les femmes qui sont en responsabilité ne
le voient pas, c’est là qu’est le crève-cœur. C’est là qu’est le
problème et la question. C’est que visiblement, hier soir, Eric Woerth ne voyait pas de quoi
il s’agissait. Et il était humainement émouvant, mais politiquement, c’était
impressionnant de voir à quel point c’était loin de la réalité. Et deuxièmement, parmi ces
principes qu’il convient de défendre, il y a celui de la liberté de la presse. Il y a celui
de l’expression d’une presse libre, qui est le seul moyen pour que les citoyens voient
se soulever le couvercle qui est étroitement vissé sur le monde clos du pouvoir. Et donc, de ce
point de vue-là, j’étais à l’Assemblée hier après-midi, c’était une séance
attristante. Avec les doigts pointés d’une moitié de l’hémicycle sur l’autre, les
uns qui disaient : « Vous avez l’affaire Bettencourt », les autres qui disaient « Vous avez
des affaires à Marseille et à Paris », et on avait l’impression que c’était un cloaque
qui était ainsi en train de s’ouvrir. Tant que vous aurez ce genre de simplisme de la vie
politique française, alors, en effet, vous servirez ceux qui n’ont pas pour la Démocratie des
sentiments de respect.
V.P : Il y a urgence pour le Président à s’exprimer ?
F.B : Il y a urgence pour le président à s’exprimer, on avait une crise économique, on
avait une crise financière, on a une crise qui a des aspects sociaux, on a une crise morale et on a
une crise politique maintenant. S’il n’y a jamais eu un moment où le Président de la
République, qui est la clé de voûte de tout cela doit s’exprimer, c’est en effet
maintenant. Mais ça ne suffira pas, parce qu’il faudra des décisions. Et ces décisions, pour
moi, elles touchent à la manière dont la 5ème République a organisé le pouvoir absolu. C’est
exactement ce qu’on a sous les yeux, quand vous êtes dans le pouvoir absolu vous avez un
sentiment d’impunité qui vous empêche de saisir la réalité comme elle est, d’en tenir
compte et au fond de réformer vos attitudes. Et donc, c’est là qu’il faudra porter la
décision et la réflexion.
V.P : En tout cas vous attendez le président rapidement ?
à François Bayrou OUI, nous vivons avant tout une crise MORALE (non respect de l'avis des autres)
particulièrement DEVELOPPEE chez les POLITIQUES qui, du fait de leur pouvoirs auprès des médias en
usent inconsidérément en exploitant dans un souci électoraliste les crises et difficultés
ECONOMIQUES et SOCIALES. Notre monde est en diléquescence. Faisons donc ensemble (LE MODEM) de
défendre l'EGALITE et la JUSTICE, entre nous d'abord....Nous sommes indépendants et humanistes, ne
l'oublions pas....
réforme des retraites
Posté par : gilco | 16 juillet 2010 09:24
à MARIE, je n'ai pas reçu de réponse à mon dernier billet MERCI
départ à la retraite
Posté par : gilco | 13 juillet 2010 09:58
à MARIE
bonjour,
j'avoue que je suis dans le vague.
c'est un projet enfumé, illisible et surtout INJUSTE
Je ne vois pas pourquoi on parle l'age de la retraite et pas du tout des ANNUITES : ce sont
réellement les annuités qui sont le CURSEUR dans cette affaire !!!
si, comme vous le dites l'age minimum sera 62 ans ou 41,5 annuités de cotisations, ceux qui
ont commenvé à travailler jeunes pourront partir à la retraite avant 62 ans OK, c'est donc bien les
annuités qui constituent le curseur.
Et, en conséquence, ceux qui ont commencé à travailler tard, peuvent partir aussi à la
retraite lorsqu'ils auront atteint les 41,5 annuités de cotisations pour avoir une retraite
complète. ALORS LA, c'est LOGIQUE et COMPREHENSIBLE
PAR CONTRE, s'ils n'ont pas les annuités à 67 ans, ils peuvent tout de même partir à cet age
au prorata des annuités : JE SUIS D'ACCORD
Pourquoi n'est on pas aussi clair que celà : JE ME LE DEMANDE....et crois qu'il y a sans
doute une raison ?????
Quant aux difficultés des multi pensionnés, pourquoi chercher midià14 heures : il suffit
d'additionnner les annuités acquises dans chacune des caisses et, faire le prorata....
Penser à attribuer des annuités aux femmes qui se sont arrêtées pour élever leurs enfants :
celà existe, peut être faut il les revalorser ??? et aligner les retraites spéciales, des
foncionnaires, des parlementaires, des élus etc....sur le régime général, MAINTENANT et NON à LA
SAINT GLINGLIN ??
et, SURTOUT ne pas ATTRIBUER DES ANNUITES AUX ETUDIANTS !!!!
TOUT CECI, si on est JUSTE et QU'ON LE VEUT, NE NECESSITE PAS LES PALABRES PARTISANES EST
TRES,TRES,FACILE A CALCULER...: IL N'EST PAS NECESSAIRE D'EN FAIRE TOUT UN TRA LA LA, UN PRIMAIRE
COMME MOI SAURAIT LE FAIRE !!!! vCordialement
@ gilco
Posté par : marie40 | 12 juillet 2010 21:23
Si l'on suit votre raisonnement, une personne ayant cotisé pendant 15 ans et prenant sa retraite à
65/67 ans toucherait la même chose qu'une autre ayant cotisé 40 ans ? Vous voyez bien que c'est
impossible. Le calcul prend forcément en compte le nombre de trimestres cotisés? A partir de 65
ans, c'est la décote pour les trimestres manquants qui ne s'applique plus au taux permettant le
calcul. Ce taux repasse à 50 pour cent du SAM ( salaire annuel moyen). Calcul: 50 pour cent SAM x
nombre de trimestres validés / nombre de trimestres requis Mon explication est très schématique et
je vous conseille de vous renseigner plutôt sur un site traitant de ce sujet car la méthode de
calcul est très très compliquée en réalité, surtout pour les carrières incomplètes subissant une
décote (avant 65 ans .... et peut-être bientôt 67 ans....)Pour la validation des années d'études
tout comme pour le problème des régimes spéciaux ....... c'est une autre histoire .... Je vous
souhaite bon courage !!!!!
explication age retraite 62 - 67 ans
Posté par : gilco | 12 juillet 2010 09:45
à MARIE :
merci de m'expliquer la différence entre 62 et 67 ans ? vraiment je necomprends pas :
je perçois la nuance à 62 ans pour les carrières longues, ceux qui ont commencé à travailler
tôt pourront partir avant cet âge puisqi'ils auront les annuités nécessaires D'ACCORD
Par contre ceux qui auront commencé tard, pourront partir à 67 ans mais, personne ne dit
qu'ilspercevront une retraite au prorata dse annuités de travail !!! : PAS D'ACCORD. vIl y a même
des gens qui veulent donner des annuités pour les années d'études. OU VA T'ON ?
Marie expliquez moi MERCI
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crise morale et politique....
Posté par : gilco | 17 juillet 2010 14:58à François Bayrou OUI, nous vivons avant tout une crise MORALE (non respect de l'avis des autres) particulièrement DEVELOPPEE chez les POLITIQUES qui, du fait de leur pouvoirs auprès des médias en usent inconsidérément en exploitant dans un souci électoraliste les crises et difficultés ECONOMIQUES et SOCIALES. Notre monde est en diléquescence. Faisons donc ensemble (LE MODEM) de défendre l'EGALITE et la JUSTICE, entre nous d'abord....Nous sommes indépendants et humanistes, ne l'oublions pas....
réforme des retraites
Posté par : gilco | 16 juillet 2010 09:24à MARIE, je n'ai pas reçu de réponse à mon dernier billet MERCI
départ à la retraite
Posté par : gilco | 13 juillet 2010 09:58à MARIE
bonjour,
j'avoue que je suis dans le vague.
c'est un projet enfumé, illisible et surtout INJUSTE
Je ne vois pas pourquoi on parle l'age de la retraite et pas du tout des ANNUITES : ce sont réellement les annuités qui sont le CURSEUR dans cette affaire !!!
si, comme vous le dites l'age minimum sera 62 ans ou 41,5 annuités de cotisations, ceux qui ont commenvé à travailler jeunes pourront partir à la retraite avant 62 ans OK, c'est donc bien les annuités qui constituent le curseur.
Et, en conséquence, ceux qui ont commencé à travailler tard, peuvent partir aussi à la retraite lorsqu'ils auront atteint les 41,5 annuités de cotisations pour avoir une retraite complète. ALORS LA, c'est LOGIQUE et COMPREHENSIBLE
PAR CONTRE, s'ils n'ont pas les annuités à 67 ans, ils peuvent tout de même partir à cet age au prorata des annuités : JE SUIS D'ACCORD
Pourquoi n'est on pas aussi clair que celà : JE ME LE DEMANDE....et crois qu'il y a sans doute une raison ?????
Quant aux difficultés des multi pensionnés, pourquoi chercher midià14 heures : il suffit d'additionnner les annuités acquises dans chacune des caisses et, faire le prorata....
Penser à attribuer des annuités aux femmes qui se sont arrêtées pour élever leurs enfants : celà existe, peut être faut il les revalorser ??? et aligner les retraites spéciales, des foncionnaires, des parlementaires, des élus etc....sur le régime général, MAINTENANT et NON à LA SAINT GLINGLIN ??
et, SURTOUT ne pas ATTRIBUER DES ANNUITES AUX ETUDIANTS !!!!
TOUT CECI, si on est JUSTE et QU'ON LE VEUT, NE NECESSITE PAS LES PALABRES PARTISANES EST TRES,TRES,FACILE A CALCULER...: IL N'EST PAS NECESSAIRE D'EN FAIRE TOUT UN TRA LA LA, UN PRIMAIRE COMME MOI SAURAIT LE FAIRE !!!! vCordialement
@ gilco
Posté par : marie40 | 12 juillet 2010 21:23Si l'on suit votre raisonnement, une personne ayant cotisé pendant 15 ans et prenant sa retraite à 65/67 ans toucherait la même chose qu'une autre ayant cotisé 40 ans ? Vous voyez bien que c'est impossible. Le calcul prend forcément en compte le nombre de trimestres cotisés? A partir de 65 ans, c'est la décote pour les trimestres manquants qui ne s'applique plus au taux permettant le calcul. Ce taux repasse à 50 pour cent du SAM ( salaire annuel moyen). Calcul: 50 pour cent SAM x nombre de trimestres validés / nombre de trimestres requis Mon explication est très schématique et je vous conseille de vous renseigner plutôt sur un site traitant de ce sujet car la méthode de calcul est très très compliquée en réalité, surtout pour les carrières incomplètes subissant une décote (avant 65 ans .... et peut-être bientôt 67 ans....)Pour la validation des années d'études tout comme pour le problème des régimes spéciaux ....... c'est une autre histoire .... Je vous souhaite bon courage !!!!!
explication age retraite 62 - 67 ans
Posté par : gilco | 12 juillet 2010 09:45à MARIE :
merci de m'expliquer la différence entre 62 et 67 ans ? vraiment je necomprends pas :
je perçois la nuance à 62 ans pour les carrières longues, ceux qui ont commencé à travailler tôt pourront partir avant cet âge puisqi'ils auront les annuités nécessaires D'ACCORD
Par contre ceux qui auront commencé tard, pourront partir à 67 ans mais, personne ne dit qu'ilspercevront une retraite au prorata dse annuités de travail !!! : PAS D'ACCORD. vIl y a même des gens qui veulent donner des annuités pour les années d'études. OU VA T'ON ?
Marie expliquez moi MERCI