30 août 2010
François Bayrou a répondu ce lundi aux questions du quotidien régional, "La République des Pyrénées" :
Le MoDem 64 a fait sa rentrée samedi à la base de loisirs de Biron, sous la forme d'un pique-nique convivial avec tous ses cadres, François Bayrou en tête. Après des vacances familiales et studieuses chez lui, à Bordères, François Bayrou animait samedi à Biron, une rencontre avec environ 200 cadres, adhérents et sympathisants du Mouvement Démocrate du département. Après une matinée d'échanges d'idées sur les grands thèmes de société, les participants étaient invités à un pique-nique à la base de loisirs de Biron. Une rentrée conviviale pour un François Bayrou en forme. (Lire la suite)
La République des Pyrénées : L'été a été marqué par les expulsions de Roms.
François Bayrou : Ce qui s'est passé montre la réalité du pays. Le gouvernement a voulu faire
diversion. Il a choisi les refoulements comme emblème de la politique gouvernementale. Les Roms ne
sont pas la cause de nos problèmes. Il n'y a rien de plus facile que de créer la guerre civile. Ce
qui est dur, c'est de faire la paix civile.
On ne parle plus de rapprochement avec Sarkozy ?
Mais c'est lui qui s'est rapproché de moi. A Bordes, pour inaugurer la plus grosse usine
construite dernièrement en France, il était normal qu'il y soit aussi. Et moi aussi, qui suis
d'ici. Je l'ai ensuite vu sur les retraites où je lui ai dit mon désaccord sur une réforme
nécessaire. Mais je suis et reste indépendant.
Vous êtes ici avec vos amis du département. On vous verra pendant la campagne des élections
cantonales ?
Je ne laisse jamais mes amis sans être à côté d'eux. Je ne peux pas me désintéresser des
intérêts du département. Nous avons l'équipe la plus soudée, la plus représentative et la plus
indépendante.
Martine Lignières-Cassou, députée-maire de Pau, dit qu'elle « ne se fait aucune illusion
sur l'indépendance du MoDem vis-à-vis de l'UMP pour les élections cantonales ».
Je n'ai pas l'intention de réagir. Chacun est libre de dire les bêtises qu'il veut. Une
élection locale ne doit pas être politisée. On doit prendre les meilleurs.
Quels sont les enjeux de ces élections ?
Poursuivre l'aménagement, les infrastructures du territoire par exemple. Un département qui
s'affirme en bonne santé et qui attire ça passe aussi par l'éducation. Et l'université fait souci
avec 9 000 étudiants au lieu de 15 000. La santé de Pau me préoccupe aussi.
En quoi ?
Les plaintes des commerçants palois ne sont pas du corporatisme. Cela prouve que la ville va
mal. Si vous êtes en bonne santé économique, universitaire, culturelle, vous rayonnez. Nous avons
montré qu'on pouvait le faire pour le département.
Propos recueillis par Laurent Vissuzaine