Adhérez!
Pour adhérer au Mouvement Démocrate !
Se connecter
Google+ François Bayrou RSS Facebook Twitter FlickR Dailymotion
16 juillet 2010

Financement des partis politiques : il y a des "prétendus partis" qui "autorisent tous les trucages" et contournent la loi, pour François Bayrou

François Bayrou

François Bayrou a accordé ce vendredi un entretien au quotidien "Le Parisien" concernant les micropartis qui captent les financements.

Le Parisien : Que reprochez-vous à ces petits "partis" ?

François Bayrou : Ce qui garantit une vie politique honnête et transparente, c'est que la loi soit respectée et qu'elle soit la même pour tous. Or ces prétendus "partis", dont on vient de découvrir l'existence, ne sont rien d'autres que des officines de financement, destinées à tourner la loi. J'ai été stupéfait d'apprendre qu'il en existe plusieurs centaines, alors que tout le monde sait bien que, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite, il n'y a pas plus d'une douzaine, une vingtaine au maximum, de vraies formations politiques en France. Ces structures opaques autorisent tous les trucages et tous les dépassements.



Mais les partis financent bien des candidats individuels ?

Les vrais partis, parce qu'ils sont contrôlés et limités dans les versements, rendent impossibles, s'ils sont honnêtes, les financements illégaux. On savait qu'il existait déjà des partis d'outremer qui sont déjà en eux-mêmes des anomalies quand ils permettent de recycler des financements d'activités politiques dans l'Hexagone. Mais ce n'est pas inimaginable de voir ainsi se multiplier des organisations opaques et parallèles. C'est un manquement grave à la loi et à son esprit, ne serait-ce, comme on le voit dans l'affaire Bettencourt, parce qu'une seule personne peut multiplier les chèques à des structures qui sont en réalité gigognes. Et c'est une atteinte à l'égalité des citoyens devant la loi.

En quoi ?

Parce que certains s'obligent à passer par un parti politique national et, pendant ce temps, d'autres se fabriquent leur propre pseudo-parti pour se financer eux-mêmes, sans activité réelle, ni expression publique, ni comptes publics déclarés. Tout cela est anormal et grave.

Nicolas Sarkozy souhaite une commission de réflexion sur les conflits d'intérêt. Y participerez-vous ?

J'ai suggéré l'idée de cette commission. Je souhaite qu'elle aille jusqu'au bout et qu'une loi soit proposée. Mais il faut tout mettre sur la table en matière de financements politiques pour qu'on entre, sans avoir peur de personne, dans l'assainissement de notre vie publique.

Propos recueillis par Martine Chevalet.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

financement des partis controles...

Posté par : gilco | 22 juillet 2010 14:15

Quelqu'unpeut il me dire ce que nous faisons contre le financement des partis politiques satellites ??? J'espère une réponse car, personnellement j'en ai assez 'd'entendre tous ces scandales au seul bénéfice de quelques uns pour leurs intérêts personnels Que ceux qui ont des pouvoirs agissent et ne se contentent de dire : IL FAUT FAIRE !!! N'y a t'il donc pas de moyens ???


Et si l'on parlait d'un petit parti polynésien qui revendique 23 parlementaires

Posté par : laforceorange | 21 juillet 2010 22:37

Que dire d'un petit polynésien qui revendiquait 18 députés et 23 parlementaires en 2008 (pour un nombre de voix de 1021 aux législatives de 2007)

1 parlementaire pour 45 voix, quel fantastique ratio !!!

Source Légifrance: Décret n° 2008-465 du 15 mai 2008 pris pour l'application des articles 9 et 9-1 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique (NOR: IOCA0811362D)

Et que dire du million d'euros reçu pour ces 23 parlementaires ...

Laissons chacun juge de l'utilisation de la loi


1- Le financement... & 2- l'état lorgne sur excédents de format°

Posté par : cocobeloeil | 21 juillet 2010 11:58

Lire aussi sur Rue89, l'article de Daniel lebègue président de Transparence France sur le financement des partis: "Le financement des partis n'est pas vraiment contrôlé" | Rue89 publié le 16/07 par David Servenay.Une autre information, toujours sur Rue 89 parue le 16/07 est également inquiétante: "L'état lorgne les prétendus excédents de la formation" financée par les entreprises. Lien à partir de RUE89: http://eco.rue89.com/2010/07/16/letat-lorgne-les-pretendus-excedents-de-la-formation-158498


financement des petits partis

Posté par : gilco | 21 juillet 2010 09:45

Décidément pour qui prend t on les contribuables ?
Que peut on faire contre ce manque de scrupules des politiques ?
N'est il pas de notre devoir, nous parti indépendant de dénoncer ces pratiques et de lister les associations politiques existant en consultant le journal officiel, et en obtenant des banques la liste des retraits en espèces semblant douteux....
Il me semble sur si....


Pour une nouvelle loi électorale et pour une loi de transparence budgétaire et administrative

Posté par : lezigue | 20 juillet 2010 19:53

Il me semble que cette affaire de financements de partis nous démontre qu'il faut une nouvelle loi électorale. En effet, l'existence de ces partis est légale mais leur financement en cascade interroge la République. Il faut une nouvelle loi qui clarifie le financement des partis. Pourquoi ne pas aller vers un financement public intégral des partis ? Parce que après tout, les financements individuels sont remboursés à 66 pour cent par les impôts, c'est donc en parti du financement public, autant aller jusqu'au bout de la logique. D'autre part, les révélations de dépenses exagérées impose une loi de transparence budgétaire. Il faut que toute institution publique (Elysée, Ministères, Parlement, Collectivités locales, Etablissements publics, Hôpitaux...) adopte des règles claires de dépenses courantes (du repas à l'achat le plus cher en passant pas les déplacements et notes de frais) et publie intégralement leur budget sur Internet (comme dans les pays nordiques) pour que n'importe quel citoyen puisse consulter. De même, l'intégralité des organigrammes (tous les postes de fonctionnaires et de contractuels) de ces institutions devraient être consultables. Il y a trop d'abus également dans ce domaine et je suis prêt à parier que les prochaines affaires sortiront sur des emplois fictifs. Christine Lagarde a dit : "Je ne suis pas sûre que ce soit sur des collaborateurs officiels qui bossent comme des brutes qu'on fasse la meilleure économie." Y en aurait-il d'autres, moins officiels et ceci à tous les étages du mille-feuille administratif? Je me contente de poser la question. En tout cas, une loi de transparence budgétaire et administrative permettrait d'y voir plus clair...



2012, état d'urgence

Sur Facebook

Le projet humaniste
contacts locaux
contacts locaux

Les sites récents

lesdemocrates.fr
e-Boutique du Mouvement Démocrate
Jeunes Démocrates