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2 avril 2009

François Bayrou : le pouvoir a "fait des inégalités son axe pour la société française"


Le Président du Mouvement Démocrate était l'invité de Gilles Leclerc dans l'émission "Les 4 vérités" sur France 2, jeudi 2 avril.



Gilles Leclerc : Bonjour, François Bayrou.

François Bayrou : Bonjour.


G.L : Ce matin, le G20 rentre dans le vif du sujet à Londres, vous vous attendez à quoi en tant que leader politique en France ?

F.B : Il y a deux urgences. La crise est venue de l'instabilité d'un côté et de l'opacité de l'autre. Donc, il faut chercher du stable pour mettre à la place de l'instable et du transparent pour mettre à la place de l'opaque. Le stable, qu'est-ce que c'est ? Ce sont des marchés comme on dit boursiers, internationaux qui soient davantage surveillés, avec des règles ?

G.L : Donc il faut de la régulation…

F .B : Il faut de la régulation et je voudrais qu’en Europe, il y ait un régulateur unique, parce que vous savez la guerre des gendarmes et des voleurs en Europe. C’est très simple, les frontières qui séparent les Etats sont un gigantesque avantage pour les voleurs, parce que les gendarmes vont jusqu’à la frontière ; ils ne vont pas au-delà et c’est vrai pour le gendarme boursier comme c’est vrai pour tous les autres. Je souhaite donc un régulateur unique européen.


G.L : Vous privilégiez plutôt la régulation plutôt que la relance ? Ce n’est pas tout à fait ce que demandent les Américains…

F.B : Oui c’est vrai. Mais premièrement, je souhaite la régulation. Et deuxièmement, la transparence. Une grande partie de l’évasion fiscale du monde, une grande partie des trafics, une grande partie des mafias passent par les paradis fiscaux et ces paradis fiscaux il faut trouver une obligation, une interdiction pour toutes entreprises des pays « normaux », démocratiques, de travailler avec eux.


G .L : C’est un peu ce que dit Nicolas Sarkozy, non ? Vous êtes d’accords avec lui sur ce point ?

F.B : Qu’on y arrive et qu’il le fasse ! Et enfin troisièmement, je pense qu’il faut un soutien à l’activité et que ce soutien ne peut être qu’européen… Les soutiens nationaux - chacun dans son coin – il y a là des limites que l’on atteint très vite et ça ne marche pas comme il faudrait.


G .L : Mais cela, par exemple, on a le moyen de le faire en France même en Europe. On sait à quel point la dette et le déficit sont de vraies préoccupations pour vous. Peut-on faire plus de relance en France ?

F.B : Concernant la dette et les déficits, l’exigence d’équilibre est une exigence qui va que quand l’économie se porte à peu près bien. Une des raisons pour lesquelles j’ai tellement plaidé pour qu’on lutte contre les déficits et la dette, c’est parce qu’il faut avoir des moyens lorsque ça va mal, lorsque la situation est dégradée pour soutenir l’activité. Et vous voyez qu’aujourd’hui, dans la situation de chacun de nos Etats, nous ne pouvons accéder à ce soutien que si nous faisons une action européenne tous ensemble, de manière à apporter quelque chose à l’économie.


G .L : Vous dites « action européenne ». On a vraiment l’impression que pendant ce sommet, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont vraiment côte à côte et que l’axe franco-allemand s’est vraiment reconstitué… Cela doit vous faire plaisir à vous l’Européen ?

F.B : Cela me fait plaisir, mais l’Europe ce n’est pas deux pays seulement. L’incompréhension, la manière dont les dirigeants français parlaient de la chancelière allemande, tout cela allait dans un très mauvais sens et j’espère de toutes mes forces que l’on va durablement mettre en place une entente entre les Allemands et les Français.


G. L : Est-ce que vous pensez, au début de ce sommet du G20, qu’il y a une sorte d’opposition entre les pays anglo-saxons, les Etats-Unis et l’Angleterre, et de l’autre côté le reste des pays d’Europe notamment ?

F.B : Je crois que l’on se tromperait si on se limitait à un face à face Européens et Américains…


G.L : Il y a aussi les autres pays, comme la Chine…

F .B : Il y a l’immense Chine et tous les autres acteurs économiques de la planète. Je voudrai ajouter une dernière idée. Vous me demandiez ce que j’espérerais du G 20. Il y a une chose que j’espère, c’est que tous ces pays que sont les acteurs du monde économique se mettent ensemble pour traiter une question qui va nous exploser à la figure, nous ne pouvons pas continuer à accepter sans rien faire le fait que le dollar soit la seule monnaie de la planète. Nous ne pouvons pas avoir une monnaie pour l’ensemble des Etats du monde qui soit uniquement dirigée par un seul Etat pour ses propres intérêts. Et donc l’idée que l’on cherche une référence internationale qui permette de ne plus accrocher nos monnaies du monde uniquement au dollar me parait quelque chose de tout à fait essentiel à faire.


G.L : Qu’est-ce que vous pensez de la posture de Nicolas Sarkozy ? On lui a interprété des propos comme quoi, s’il n’y avait pas de résultats tangibles à Londres, il pourrait quitter la table. Que pensez-vous de ce genre de posture si elle se confirme par ailleurs ?

F. B : Ayant beaucoup observé le pouvoir actuel et le président de la République actuel depuis 18 mois…


G.L : Vous le connaissez assez bien…

F.B : Oui je le connais assez bien… Il y a une chose que je sais, c’est qu’il ne faut pas s’arrêter aux mots, il faut regarder les actes. Les déclarations, les affirmations, tout cela c’est la surface des choses. Ce qui est intéressant de regarder, ce sont les actes et on verra ce soir si oui ou non ces manifestations étaient justifiées.


G.L : On revient un peu en France… Quand on regarde les effets de la crise, notamment des tensions sociales, on commence à voir des actes, par exemple des cadres séquestrés… Etes-vous très inquiet de la tournure sociale des évènements dans notre pays ?

F.B : Non, je suis très inquiet du modèle de société que l’on est en train de nous imposer. Je suis très inquiet d’une société d’inégalités de plus en plus frappantes. Et je suis sûr que cela vous frappe aussi. C’est impossible que l’on continue sans rien dire, en voyant des gens qui travaillent et qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, en voyants des personnes âgées qui ont de petites retraites qui sont en difficulté ; et d’un autre côté on a annoncé hier soir des dizaines de millions d’euros pour des dirigeants d’entreprises.


G.L : Il faut plafonner par exemple les rémunérations des patrons en France ?

F.B : Il faut traiter cette question et il faut la traiter par une loi. Quel est mon reproche fondamental et la confrontation première que j’ai avec le pouvoir actuel ? Ils ont choisi de bâtir une société ou les inégalités ont de plus en plus de place et ils l’ont fait exprès.


G.L : Pardon de vous interrompre, ce n’est pas dangereux tout de même de montrer du doigt les chefs d’entreprises qui font l’économie du pays, non ?

F.B : Est-ce que vous vous rendez compte qu’en disant cela, vous faites l’amalgame entre des managers qui accèdent à des richesses insupportables et des patrons de PME, des cadres d’entreprises qui travaillent beaucoup pour des revenus faibles ? C’est ça le danger et c’est ça le risque. Ce que je dis, c’est que les inégalités sont destructrices, vous entendez, les inégalités sont destructrices. Si on a un gouvernement, un pouvoir comme celui-ci qui a choisi de faire des inégalités son axe pour la société française, ce dernier fait beaucoup de mal au pays. C’est ça qui est en train de se passer.


G.L : Dernière question, est-ce que vous allez lier le retour de la France dans le commandement intégré et votre campagne européenne sachant que le soixantième anniversaire de l’OTAN est à la fin de la semaine ?

F.B : En fait, ça à l’air d’une question différente, mais c’est la même. Parce que le choix que le pouvoir a fait, c’est celui d’aligner la France avec cette société qui domine la planète, on sait bien d’où cela vient, et pour moi il faut remettre cette société en question plutôt que de l’accepter. L’entrée dans le commandement intégré de l’OTAN, c’est un signe qui dit que la France n’a plus de modèle à et qu’elle va se ranger dans le modèle des autres. Je suis en désaccord avec cette orientation, je suis pour que la France retrouve les choix fondamentaux qui ont été ceux de son histoire et de son avenir.


G.L : Merci beaucoup, François Bayrou.

F.B : Merci à vous.


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sarkozy nous fait honte au G20

Posté par : regisr | 3 avril 2009 09:24


les images d'hier nous montre combien nous n'avons pas un président digne de ce nom. Il s'agite, vut se grandir de sa petite taillle, il cherche le regard, la main de Barack Obama qui ne s'y tropant pas le garde à distance et préferre encore plaisanter avec Berlusconi qu'avec NS. que s'est il passé dans cet affrontement qui nen était pas un .
Sarkozy a entrainé Merckel pour exoger une liste de NOM je evux des Noms ! comme un vieux surveillant général de qui on se moque..
Obama s'était en fait gardé cette cartouche car un seul axe l'intéressait, c'était d'amener la Chine à lui et obtenir des chinois la confiance et l'adésion à la relance finacière. voilà ce quil a obtenu:
"..De très importants moyens financiers supplémentaires ont été octroyés pour soutenir l'économie mondiale : 500 milliards de dollars de plus pour le FMI dont les moyens vont ainsi être triplés, 250 milliards de dollars pour les instances internationales afin de soutenir le commerce mondial, 250 milliards de dollars de DTS, droits de tirages spéciaux (panier de monnaie) supplémentaires et 100 milliards de plus pour les banques de développement. Soit un total de 1100 milliards de dollars... Selon le communiqué final, les mesures prises vont permettre d'injecter 5000 milliards de dollars supplémentaires dans l'économie (soit quatre points de croissance en plus) et de permettre sa transition vers un système respectant davantage l'environnement...Une organisation mondiale de la finance, le Conseil de stabilité financière, va se substituer à l'actuel Forum de stabilité financière afin d'intégrer les grands pays émergents tels la Chine et l'Inde ainsi que l'Espagne, les pays du Forum de stabilité financière, et la Commission européenne...."

voilà la grande réussite du G20 de BO. Ce qu'o obtenu Sarkozy est sasn doute très utile une liste mais ça n'était pas l'essentiel CAR ça ressemble à de la répression avant tout alors que l'investissement c'est de la prévoyance SURTOUT compléter aux US par une limitation des hauts revenus des patrons à 500 000$ et ça c'est une mesure avant tout qui ne va pas alimenter la pompe à dollars qui vont se cacher dasn les paradis. Sarkozy lui laisse faire le libéralisme financier en disant "nous allons taxer les profits! .. tu gagnes mais tu partages, on te taxe"; ça rappelle quelque chose, ça s'appelle la corruption des gouvernements. alors qu'il faut limiter les profits et pour ça OUI françois IL fallait LEGIFERER, même sur les stocks options Sarkozy ne veut pas légiferer
La chance de la planète c'est d'avoir révéler ce BO qui est la "providence"..comme on l'annonce fréquemment, bien sûr il fera des erreurs, mais il les reconnait (pas comme notre NS) comme le compare le Nouvel Obs cette semaine Obama/Sarkozy , y a pas photo !
Pauvre France, et dire qu'il s'est prostitué dans l'OTAN alors que là il fallait LA! tenir bon pour amener l'amérqiue, à terme à accepter une défense Europeenne et là, on s'éloigne à vitesse V !
Sarkozy aujourd'hui à Srasbourg: il fait pitié, il est bouffé, tout petit, entre les garnds Barack, Michelle et même Carla, il fait piète!
Obama lui accorde cette grâce comme à un petit garçon pour calmer sa crise. et auusitôt il va se diriger à Baden Baden ou des milliers d'allemands vont l'applaudir, rappelez vous à Berlin en Avril 2007; 200 000 allemands sont venus l'applaudir alors que la maison blanche était encore loin, ..et une heure de passage à l'elysée seulement
Sarkozy a tout faux encore une fois.
Nous deevons redresser cette image, NOUS les DEMOCRATES et rayer ce JE de NS. NOUS EUROPEENS en cahgeant cette Europe avec tous les démocrates de l'ADLE qui n'attendent que ça.
Régis78


La "Devise Républicaine Française" a la banane...!

Posté par : Reynaldo | 2 avril 2009 13:24


D'autant plus qu'il est inutile de rappeler que la devise de la "République Française" est : "Liberté, Egalité, Fraternité" !

J'ai la pêche,

Reynaldo.



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