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23 septembre 2009
Propos d'Ahmadinejad sur la France : François Bayrou y voit un retour de "boomerang"
François Bayrou a estimé mercredi 23 septembre, dans l'émission "Questions d'info" (LCP/France Info/AFP), de retour de "boomerang" les déclarations du président iranien Mahmoud Ahmadinejad sur la France, y voyant une conséquence d'"insultes" lancées par Nicolas Sarkozy.
Marie-Eve Malouines : Le président iranien suggère à la France un échange de prisonnier entre les prisonniers iraniens détenus en France et l’étudiante française détenue en Iran. Faut-il accepter cela ? François Bayrou : Il faut libérer Clothilde Reiss, dont le seul crime est d’avoir envoyé des photos sur des manifestations en cours. Comment le gouvernement va faire, je n’en sais rien. Je ne mets pas à sa place, ils ont des informations que je n’ai pas depuis longtemps. Cet échange, d’ailleurs, si j’ai bien compris, est en cours depuis des semaines. On touche aussi là les limites de quelque chose. Les jugements agressifs à l’égard de responsables de leur pays en place, quelque soit les choses qu’on peut leur reprocher, se heurte un jour ou l’autre à un effet boomerang. Les propos tenus à l’égard du président iranien devaient fatalement, un jour ou l’autre, revenir en boomerang. Nous devrons donc accepter des échanges qu’on n’aurait pas acceptés autrement, en raison de la manière dont on s’est publiquement exprimé. Beaucoup de dirigeant de la planète mérite qu’on porte un jugement négatif sur eux. Regardez ce que fait Obama par exemple. Sa manière de s’exprimer est aussi efficace, pas moins sévère, mais plus maîtrisée qu’un certain nombre de choses qui ont été dites pas Nicolas Sarkozy. Frédéric Haziza : Il faut donc être beaucoup plus modéré à l’égard du président iranien ? François Bayrou : Je ne parle en rien de modération, mais du style qui est choisi. Obama dit les choses avec maîtrise et équilibre qui permet de ne pas subir d’effet boomerang. Frédéric Haziza : Voulez-vous dire que Nicolas Sarkozy n’est pas un président qui se contrôle, contrairement à Obama ? François Bayrou : Si vous attendez que je fasse ce type de déclaration, vous vous êtes trompé d’invité. M-E Malouines : La France soutenait la candidature du candidat égyptien [Farouk Hosni] à la direction de l’UNESCO ; ce n’est pas ce qui s’est passé, la candidate bulgare [Irina Bokova] ayant été élue. C’est un camouflet pour la France ? François Bayrou : C’est une défaite pour le gouvernement français. La question est de savoir pourquoi soutenait-on ce candidat, en sachant pertinemment les propos tenus par cet homme, propos inacceptables. On voulait sauver la moribonde Union pour la Méditerranée, en faisant des concessions à mon avis excessives. Je vais tirer de cela au moins une chose positive : c’est une candidate européenne qui a gagné. Frédéric Haziza : Donc double camouflet pour Nicolas Sarkozy, pour le président iranien et le candidat égyptien à l’UNESCO ? François Bayrou : Concluez ce que vous voulez. La France et sa diplomatie exigent équilibre et mesure. Chaque fois qu’on entre dans des confrontations publiques, y compris avec ses propres valeurs, on est en situation de fragilité. Corinne Delpuech : Sur la diplomatie, Nicolas Sarkozy fait preuve de volontarisme. Il a des discours vigoureux. Le créditez-vous d’être un fer de lance à l’ONU, et peut-être demain au G20 ? François Bayrou : J’attends avec impatience de voir les résultats. Cette approche, notamment pour le G20, moraliser le capitalisme, est insensé. Le capitalisme est amoral. Je ne dis pas immoral, mais amoral. C’est-à-dire que le capitalisme est fait pour faire de l’argent pour ceux qui ont de l’argent. Par conséquent, la morale a peu de chose à voir avec ce système. Le combat livré au G20, celui contre le bonus des traders, est un combat de diversion. Le problème du capitalisme n’est pas les traders. Le problème est que ceux qui devraient être protégés, les épargnants, sont mis dans des risques excessifs. Je pense qu’il faut séparer banque de dépôts et banque d’investissements. Je rappelle que c’était la situation aux Etats-Unis jusqu’en 1999. Si vous faîtes cela, vous avez un système de cloison étanche. Pourquoi le Titanic a-t-il sombré ? Parce que les cloisons n’étaient pas étanches, elles communiquaient les unes avec les autres. Je suis donc pour un système de cloisons étanches, pour que les activités de risque insensé ne contaminent pas le reste de l’économie. De même que je suis pour une régulation de l’ensemble des marchés. Une régulation la plus large possible, et une extension de cette régulation à tous les marchés, y compris les marchés à terme. Corinne Delpuech : C’est le combat de Nicolas Sarkozy… Ces démarches ne sont-elles pas positives ? François Bayrou : Je suis d’accord sur les intentions à condition qu’on ne joue pas la diversion. Focaliser la question sur les bonus, ça me paraît être secondaire. Il faut que le capitalisme, amoral par essence, trouve des bornes. Etes-vous capable de mettre en place de lois, auxquelles le capitalisme devra obéir ? Si c’est le cas au G20, j’approuverai. Si on se contente d’intentions et de vœux pieux, je constaterai que rien ne change. M-E Malouines : Ces intentions, diversions… C’est de la manipulation d’opinion ? François Bayrou : Je n’ai pas envie d’employer de mots excessifs. Corinne Delpuech : Jean-François Copé a proposé de fiscaliser les indemnités journalières versées pour accident du travail ; vous approuvez ? François Bayrou : Non. Depuis des mois, on vise toujours les faibles, jamais les forts. Cette fois-ci, ce sont les accidentés du travail. Les accidentés du travail ne sont généralement pas des privilégiés. On s’attaque aux mères de famille, au congé parental d’éducation. C’est toujours la même chose. On s’attaque toujours aux moyens ou aux faibles de notre société. Pour les privilégiés, il y a le bouclier fiscal, ceinture, bretelles… Garantie absolue de protection. C’est une idéologie : la protection des plus puissants. Au contraire, les charges pèsent sur les autres, par exemple pour le financement du RSA, qui a été dévolu aux classes moyennes. J’ai une idée simple : lorsqu’il y a des charges nouvelles, elles doivent être équitablement partagées entre les contribuables, en proportion de leurs moyens. Ceux qui ont plus doivent payer pour ceux qui ont moins ; ça, c’est la justice. Tant que vous aurez un système dans lequel on protège les privilégiés et on accable les plus fragiles, vous serez dans un système injuste, et je le combattrai. M-E Malouines : Faudrait-il que la taxe carbone soit progressive ? François Bayrou : Ce qui est frappant pour la taxe carbone, c’est qu’on va rembourser de la même façon riches et pauvres. Par exemple, vous êtes une famille avec deux enfants, vivant au centre ville, avec des moyens importants : on va vous rembourser la même chose que si vous étiez au RMI, ceci est injuste ! D’autre part, je ne trouve pas normal que l’électricité soit tenue à l’écart de ce dispositif. Corinne Delpuech : L’arrivée d’Henri Proglio à la tête d’EDF vous choque ? Vous auriez préféré Henri Guaino, peut-être ? François Bayrou : Non. La nomination de M. Proglio pose deux questions : le cercle le plus étroit du président de la République occupe de plus en plus les postes importants en France. Pas que dans la politique, dans l’économie, l’industrie, les médias, la finance… Jamais, à mon avis, il n’y a eu installation aussi stratégiquement voulue du cercle intime du président de la République, dans l’Etat et dans le pays. Je rappelle que M. Proglio était au Fouquet’s. C’est le « Club du Fouquet’s » qui est récompensé, et s’installe ainsi dans les arènes du pouvoir. Il y a là un problème dans l’équilibre du pays. Selon moi, le pouvoir ne devrait pas avoir le pouvoir de confisquer tous les postes de responsabilité. Deuxième question : M. Proglio est à la tête de Véolia, entreprise privée, dans laquelle il veut conserver des responsabilités. Je considère comme anormal de nommer à la tête d’une entreprise publique quelqu’un qui se soucie d’une entreprise privée. Car les intérêts ne sont pas les mêmes. M-E Malouines : Que pensez-vous de la déclaration de M. de Villepin à l’ouverture du procès de Clearstream ? François Bayrou : Vous vous souviendrez que sur le procès Clearstream, j’ai voté la censure du gouvernement. J’ai dit que je ne savais pas qui utilisait l’affaire contre l’autre ; ils étaient tous les deux au gouvernement, c’était une affaire de manipulation claire, et je ne suis pas capable de dire aujourd’hui ce qu’il y a vraiment sous cette affaire. Mais celle-ci devient exorbitante, au regard des coutumes et du droit. Pourquoi ? Vous avez un ancien Premier ministre qui est traduit au tribunal correctionnel avec comme partie civile son ancien ministre de l’Intérieur devenu président de la République, c’est-à-dire président du Conseil Supérieur de la Magistrature, et supérieur hiérarchique du Parquet. C’est quelque chose qui ne pourrait exister dans aucun pays du monde. Vous savez que le président de la République ne peut être non seulement jamais traduit dans des affaires de justice, mais en plus il ne peut même pas témoigner. Aucun juge ne peut demander le témoignage du président de la République. M-E Malouines : Est-ce que, malgré cela, vous pensez que la vérité sortira de ce procès ? François Bayrou : J’ai tellement d’interrogations sur cette affaire que je ne veux pas préjuger du résultat. Je doute beaucoup du résultat de cette affaire, je crois que pour l’instant on n’est pas sur la voie de ce qui s’est passé. Je prends une question très simple : tout le monde dit, « il n’y a jamais eu de comptes individuels chez Clearstream. » Il suffisait alors de faire une ligne en affirmant qu’il n’y a pas de comptes individuels chez Clearstream pour clore l’affaire. Par conséquent, je crois qu’il y a des manipulations dans tous les sens. Frédéric Haziza : Vous avez envie de poursuivre les relations que vous avez avec Dominique de Villepin, malgré les soupçons que vous avez indiqué à son encontre ? François Bayrou : C’est simple, je parlerai avec tous les responsables publiques français qui veulent que ça change, qui ont envie que ce rouleau compresseur qui est en marche s’arrête, et qu’on invente pour la France, et aussi pour le monde, un autre projet de société. Autrement dit, un autre projet de société dans lequel ce qu’on choisira comme ligne sera la justice, et non l’injustice. Je voudrai parler de l’agriculture française. Il y a un drame dans l’agriculture française. Des milliers d’exploitations familiales sont en train d’agoniser en raison d’une décision politique : faire sauter le système des quotas laitiers, qui était la garantie que les exploitations pouvaient vivre. Que je sache, personne ne se plaignait du fait qu’il y avait beaucoup d’exploitations laitières. La preuve, c’est que les industries laitières françaises sont devenues parmi les premières du monde. On avait un système équilibré, une décision politique l’a déséquilibré. Il y a des familles entières qui se sont lancées dans une action que je soutiens. Et donc je dis que nouveau modèle de société signifie réinventer des régulations, et organiser la production. M-E Malouines : Sur les régionales, des alliances sont possibles avec la droite et la gauche comme aux municipales ? François Bayrou : Je pense que les majorités locales devraient refléter les enjeux locaux. C’est une idée que je trouve juste ; il demeure qu’elle n’a pas été comprise. Par conséquent, nous aurons une discussion stratégique jusqu’au mois de décembre où nous allons arrêter une stratégie coordonnée nationale. Ca ne veut pas dire exactement la même chose partout, mais au moins un certain nombre de bornes. Corinne Delpuech : La « jungle » de Calais devait-elle être rasée, et est-ce que l’approche humanitaire est suffisante dans les commentaires politiques ? François Bayrou : On nous a bassiné avec Sangatte. On a fait des mises en scène formidables en disant que ce camp de réfugiés qui n’était pas trop mal organisé, qu’il y avait des bâtiments et qu’il n’était pas en plein air et abandonné, qu’il était rasé et que c’était un très grand progrès. Que s’est-il passé ? La situation s’est empirée, non pas améliorée. On a abouti à cette jungle innommable, composée de gens abandonnés à la pire des misère et des malheurs, sans compter les avertissements à l’avance afin que les malfrats, les organisateurs de réseaux, puissent s’échapper ! Evidemment, ceux qui tiennent les réseaux se sont enfuis, et sont restés les malheureux, les adolescents. La situation s’est donc empirée, et je dis que ceci n’est pas digne de la France. On peut être ferme, il le faut, tout en ayant des conditions de vie acceptables. Corinne Delpuech : Le roman de Valéry Gsicard-d’Estaing, dans lequel il raconte une idylle entre lui et la princesse Diana, fait-il partie de votre programme de lecture ? François Bayrou : Non, ce n’est pas mon genre de prédilection littéraire. Et la considération que j’ai pour son auteur me retiendra de le lire. M-E Malouines : Et sur le principe qu’un ancien président de la République fasse des romans qui mettent en scène des personnages disparus ? François Bayrou : Je vous ai dit que ce n’était pas mon genre littéraire. Frédéric Haziza : Mais sur le principe politique ? François Bayrou : Ce n’est pas non plus du genre politique que j’affectionne. Tout ça c’est… Frédéric Haziza : …d’un autre siècle ? François Bayrou : Non, au contraire. Je crois qu’on est devant des manifestations du siècle le plus actuel, c’est-à-dire… Frédéric Haziza : …la « peopolisation » ? François Bayrou : Oui, quelque chose comme ça ; les hommes politiques cherchent des affichages publiques de choses qui, autrefois, devaient demeurer privées. Non, je ne participe pas à ce genre de culture.
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Sarkozy a bout de souffle ??
Posté par : regisr | 24 septembre 2009 08:20hier soir j'avais presque de la pitié pour notre président qui se veut comme la grenouille, plus gros que le boeuf ! première parole: ".. il fallait bien faire quelque chose !.." un ton d'acte désespéré.." j'ai beaucoup d'admiration( peut être pas le terme excat.) pour le président Obama, mais il est en avance sur le peuple américain.." lui Sarkozy on ne peut pas dire qu'il soit en vance sur son temps avec une politique tellement à droite, eh oui Obama est en avance sur son temps comme le Modem qui apportent des solutions nouvelles au 21ème siècle , la postmodernité dit-on au Japon, et quand on est un vait leader il vaut meiux être devant pour montrer le chemin.."..j'en ai tellement sur les épaules que aujourd'hui je ne pense plus en me rasant à l'élection prochaine.." fatigué aurait-il pu ajouté car son visage le disait.."NON c'est du chantage.." la bête blessée reprend son orgueil..mais s'il n'avait pas mis le feu au poudre , "La manière dont Barack Obama s'exprime est aussi efficace, pas moins sévère mais plus maîtrisée que la manière dont les choses ont été dites par Nicolas Sarkozy", a dit François, c'est excacement la différence entre un grand président qui monte et un qui s'écroule en essayant de se rattraper aux branches qu'ils trouvent.., avec les sondages qui ne lui accordent que les voix de ses inconditionnels..." a l'entendre, sarkozy s'occupe de tout, de la France de l'europe du monde et heureusement qu'il est là !! ".;même pas sous influence de Carla car il est un grand de plus de 50 ans .." alors que tout le monde sait que Carla a réllement eu une influence sur lui qui lui fait faire des zigzags.. "j'ai une qualité, je ne suis pas un menteur.." je ne comenterais pas pour le respect de la fonction présidentielle..mais quand il dit : Brice mon ami d'adolescence n'a jamais eu le moindre propos raciste. ni même envi de prononcer un propos raciste" tout le monde sait que se croyant "off " il sait laissé aller à ce propos et que sa pirouette sur les auvergnats ets parfaitement ridicule ....j'aurais du être plus prudent a t-il ajouté.."je comprends très bien que certains ont envie de casser leur televiseur quand ils entendent que les choses vont mieux et qu'ils ont perdu leur emploi,..." ce n'est pas leur televiseur qu'ils ont envie de casser , c'est..... François je viens de t'entendre sur RTL à la minute même, tu as été encore parfait et comme tu dis "labsus révelateur " diarit Freud lorsque Sarkozy parle que la justice va punir les coupables.; Sarkozy s'est mis en justucier et agit comme s'il commendait la justice.; espérons que la jsusice est vraiment indépendante mais je n'en mettrais jamais ma main à couper.; si cette affaire était tournée en roman ou au cinéma on serait tenté de dire que tout ça a été manigancé par celui qui se place au yeux de tous en victime.;mais je m'arrête là c'e n'est qu'au cinéma qu'on voit ça.. en tout cas ça sent très mauvais.. et en tant que salarié d'Eads je ne suis pas fier de voir un de nos ancien dirigeant à la barre des accusés coupable de ?? régis78
Casse toi amadinedjadh
Posté par : tamino | 23 septembre 2009 21:35Combien je suis d'accord, connaissant assez bien la situation en Iran. Dès la conférence des ambassadeurs en 2007, NS avait mis le feu aux poudres en déclarant "l'Iran doit choisir arrêter son programme ou il sera bombardé" Depuis en 2008 et en 2009 ce n'est que rodomontades. Non maitrise du comportement. On tremble s'il devait un jour uvrer en tant que chef des armées dans des circonstances plus dramatiques.