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4 novembre 2011

Grèce: "On ne peut pas considérer comme une victoire d'avoir interdit à un peuple de s'exprimer"

François Bayrou

François Bayrou était l'invité de Radio Classique et Public Sénat, vendredi 4 novembre.

La suppression du référendum grec est "pour le moins une maladresse à l'égard des peuples", a-t-il notamment estimé, ajoutant qu'on ne pouvait pas "considérer comme une victoire d'avoir interdit à un peuple de s'exprimer".

"Je ne dis pas que je regrette le référendum, je dis qu’à l’égard des peuples il y a là pour le moins une maladresse. Pour un peuple, ça veut dire que c’est de l’extérieur que viennent les pressions qui vont réduire à une situation de plus en plus difficile […]. Sur le fond, considérer que c’est une victoire d’avoir interdit à un peuple de s’exprimer me paraît quelque chose de dangereux", a souligné le président du Mouvement Démocrate.

A propos de la crise de la zone euro, le leader centriste a rappelé que "la situation grecque est la conséquence directe d’une erreur de stratégie à l’intérieur de l’Europe depuis un an bientôt, qui a consisté à vouloir régler un par un les problèmes des pays en situation de surendettement à l’intérieur de la zone euro. Au bout du chemin, nous allons arriver à faire ce qu’on aurait pu faire dès la première minute, c'est-à-dire à une déclaration de solidarité qui fasse que les institutions de la zone euro garantissent la dette de la zone euro, en lui substituant une dette européenne peut être".

Interrogé sur le bilan du G20, François Bayrou a pointé « des résultats qui ne sont pas à la hauteur des attentes". On nous avait annoncé que ce G20 servirait à plusieurs choses : mettre en place la taxe sur les transactions financières, poser la question du déséquilibre entre la monnaie chinoise, le Yuan, et les autres monnaies du monde, mettre en place une régulation sur les marchés financiers de la planète. De tout ça, évidemment, aujourd’hui, on n’aperçoit pas le début du commencement de l’ombre. C’est un résultat extrêmement loin de la réussite qui était prévue. De grandes mises en scènes, puis au bout du compte, assez peu de résultats, comme chaque fois", a-t-il déploré.

Il a enfin estimé "très troublant" le déséquilibre qui est créé dans le traitement de Nicolas Sarkozy dans les médias. "Que les deux principales chaînes de télévision françaises soient requises toutes les deux, la semaine dernière pour une heure et quart d'interview de Nicolas Sarkozy et que, deuxièmement ce soir, on fasse rebelote avec Barack Obama et Nicolas Sarkozy dans une opération dont le but est transparent: montrer que ce sont les grands de la planète et qu'ils se parlent, qu'ils se tutoient" est "quelque chose de très troublant dans le déséquilibre qui est créé dans la communication", a-t-il déploré.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

S'exprimer...

Posté par : trufface | 8 novembre 2011 10:35

Oui, tout comme les articles que l'on pouvait écrire en première page ! en dessous des blogs, on participait, on "s'exprimait", c'était bien ....


Prendre une décision en situation d'urgence n'est pas contraire à la démocratie

Posté par : Broceliande55 | 7 novembre 2011 14:51

Il était séduisant d'organiser un referendum auprès du peuple grec, mais il est des moments où, quand le feu est dans la maison, il n'est pas utile de savoir s'il faut le combattre avec une lance à incendie ou un extincteur, et s'il faut l'éteindre dans la cuisine ou dans la chambre. L'annonce d'un referendum alors que des décisions avaient déjà été prises au niveau européen était malvenue, et le projet a fait long feu. On ne sait même pas quelle aurait été la question posée (pour ou contre le maintien de la Grèce dans l'U.E. ? Pour ou contre le maintien de la Grèce dans l'euro ? Pour ou contre le plan de redressement défini par Sarkozy et Merkel ?). Dans ce dernier cas, il est plus que probable que les citoyens grecs auraient voté "non", et que la maison continue de brûler encore un peu plus. La mise en place d'un gouvernement d'union nationale en Grèce reste toutefois la meilleure nouvelle dans cette cacophonie. Il n'est pas inutile de rappeler que c'est sous le gouvernement Karamanlis (droite) que les comptes publics ont été falsifiés, qui ont permis à la Grèce d'entrer dans l'euro. C'est pourquoi il est choquant que des personnalités de la Droite grecque osent aujourd'hui refuser l'union nationale.


Pour une démocratie directe qui soit force de proposition !

Posté par : citizenet | 6 novembre 2011 16:35

Cf wikipédia : "Le Traité de Lisbonne entré en vigueur le 1er décembre 2009 prévoit l'initiative citoyenne européenne dans son article 11 TUE (Traité sur l'Union Européenne)7 qui dispose que 'Des citoyens de l'Union, au nombre d'un million au moins, ressortissants d'un nombre significatif d'États membres, peuvent prendre l'initiative d'inviter la Commission européenne, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu'un acte juridique de l'Union est nécessaire aux fins de l'application des traités'.Les règles d'application de l'initiative citoyenne ont été fixées par un règlement communautaire le 14 février 2011 conformément à l'article 24 TFUE (Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne)7 selon la procédure législative ordinaire (art. 294 TFUE)7 qui ne prendra effet qu'en 2012 afin de laisser le temps aux gouvernements nationaux de prendre les dispositions nécessaires à la garantie de l'application de ce règlement. "Parmi les 500 millions d'européens, il se trouvera bien dès 2012, n'en doutons pas, au moins quelques millions d'entre eux pour accélérer la convergence économique et sociale de l'UE, grâce à ces initiatives populaires supranationales devenues enfin possibles. Sans attendre qu'on les "convoque" à un référendum limité à un pays, qui arrive souvent trop tard en ne posant pas la bonne question...


Le MoDem a son projet, la recette pour tuer la dette!... Qui compte sur la solidarité et l'Union : 100 milliards d'économie=60milliards de rectte sup + 40 milliards de reduction des dépenses

Posté par : regisr | 6 novembre 2011 10:19

"..Au bout du chemin, nous allons arriver à faire ce qu'on aurait pu faire dès la première minute, c'est-à-dire à une déclaration de solidarité .." Solidarité et Union .. en ce qui concerne le plan d'austérité (non d'actualité jusqu'à ce jouir dans la bouche de Lagarde et Barouin..) qui arrive pour les Français ; déclaration de Fillon hier je n'entend: la seule solution est de diminuer nos dépenses.. il stigmatise l'austérité sur les couches sociales du "bas" pour justifier son plan qui va être présenté Le MoDem, lui, compte sur la solidarité de tous sur le compromis entre recette et dépenses à ceux qui crient que Bayrou tire sur l'ambulance en n'apportant aucun secours: Lisez « 2012 État d'Urgence »: p 103 : un plan pour les finances publiques- F Bayrou. Voilà les recettes! loin de celles du PS et de l'UMP. 2011, ce seront 100 milliards de déficit ! Comment équilibrer entre économie de dépenses et augmentation des ressources pour arriver au chiffre fatidique de 100 milliards ? Plan de François Bayrou : trouver 60 milliards de recettes et 40 milliards d'économies = 100 milliards, c'est très clair ! 60 milliards de recette : Impôt : Le PS dit 50 milliards sur niches fiscales mais non, impossible ! Sur les ~70 milliards, un EXPLOIT (p 106) si on trouve 20 milliards ! On est content. Pour arriver aux 40 milliards de recette supplémentaires : 2 points de TVA = 20milliards Augmentation de tranche d'impôt hauts revenus : 5 milliards. Encore 15 à trouver sur les finances sociales et budgets sociaux en améliorant l'efficacité des dépenses des services publiques retraite (réforme inachevée) et sécu VS profit labo (ça c'est moi qui l'ajoute), c'est possible ! 40 milliards d'économies : A ces 60 milliards (p 107), il faut ajouter une diminution du train de vie de l'Etat => 20 milliards ! Si on dispute l'augmentation des fonctionnaires du PS irraisonnable, on ne peut proposer sérieusement une diminution drastique du nombre des fonctionnaires de l'UMP. Alors il faut se diriger en direction des entreprises qui font des profits et qui gaspillent des aides de l'État. Ainsi, il faut avoir le courage de le dire certaines dépenses des collectivités territoriales, pour gagner de l'électorat ! Il reste 20 milliards : eh bien c'est là que démarre la croissance : 20 milliards doivent résulter de la politique de soutien à la production de l'investissement consécutif au grand emprunt pour positiver cette part d'emprunt qui pour elle ne concerne pas la part pour payer les intérêts de la dette mais pour apporter de la croissance. Conclusion : 20 (niches) 20 (TVA) 5 (impôts hauts revenus) 15 (rentrées finances sociales) = 60 20 (train de vie) 20 (intervention de l'Etat sur investissement R&D par entreprise) = 40 60 40 = 100 milliards ! C'est dans 2012 État d'urgence, c'est clair et net. Voilà messieurs du PS et de l'UMP ! LISEZ 2012 ÉTAT d'URGENCE ! le Modem est prêt ! Régis 78


Grèce : tout ça pour ça ?

Posté par : Canard_Orange | 5 novembre 2011 17:51

Humilier le peuple Grec en ''convoquant'' son premier ministre au G20, le priver de conférence de presse, l'affubler des qualificatifs d'irresponsable , plutôt apprécié par la chancelière quand il est ''raisonnable'', laquelle fut appuyée par notre président.La Grèce, (2 pour cent de l'économie européenne),provoque une déferlante ciblée par les médias tellement disproportionnée que cela devient presque comique. Pour cacher la dette française qui est beaucoup plus préoccupante.La Grèce n'acceptera jamais d'être sous tutelle, et elle vivra éternellement, avec ou sans nous. Les grecs ne supportent pas le rouleau Allemand.Voyez comme le Monténégro a adopté l'Euro comme monnaie officielle sans être dans l'UE. Cela semble lui réussir.



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