François Bayrou était l'invité ce lundi de la matinale de France Inter, animée par Patrick Cohen.
Patrick Cohen Comment sortir du conflit des retraites ?
François Bayrou La situation est dangereuse
Patrick Cohen Dangereuse ?
François Bayrou Dangereuse, plus qu'elle ne l'a jamais été depuis des années, on est devant un risque de radicalisation qui est désormais généralisé, on se trouve dans une situation où le conflit des routiers plus le blocage des raffineries, plus le problème des ravitaillements des stations services plus les lycéens plus la poursuite du mouvement sur les retraites crée, en effet, une situation de risque dont il faudrait sortir. (Lire la suite)
Patrick Cohen Comment ?
François Bayrou Oh, c’est devenu extrêmement difficile parce que, lorsque la première brindille flambe,
un verre d’eau suffit pour l’éteindre. Mais lorsque c’est la forêt tout entière,
ou en tout cas de larges parts de la forêt qui prennent feu, alors à ce moment là, même les
canadairs n’y arrivent pas facilement. Donc on est vraiment dans un moment, me semble-t-il,
extrêmement lourd.
Patrick Cohen Est ce qu’il faudrait suspendre, comme le demande le PS, suspendre la discussion au
sénat, remettre à plat le projet…
François Bayrou Non, ça ne se fera pas.
Patrick Cohen Ramener les syndicats autour de la table ?
François Bayrou Ca ne se fera pas. Je suis parti de France il y a 10 jours pour une longue visite en Corée du
Sud, puis au Japon, puis je reviens, le climat a considérablement changé, s’est
considérablement durci, et donc on est devant cette situation. Est ce qu’on peut interrompre
la discussion du texte ? Ca ne se fera pas. Parce que vous voyez tout ce qu’aurait à
perdre le gouvernement, l’image de la France, les choses sont très dures. Moi, je crois
qu’il y a deux pistes qui devraient être suivies. La première piste, c’est qu’on
regarde attentivement ce qu’on est en train de voter du point de vue des dates. Et du point
de vue des dates, alors on observe que l’une des mesures les plus injustes à mes yeux, que
j’ai combattu à l’Assemblée Nationale, la mesure des 67 ans, pour ceux qui n’ont
pas réussi à avoir une carrière, c’est à 67 ans qu’on repousse leurs droits à faire
valoir les annuités qu’ils ont acquises, pas plus, mais les annuités qu’ils ont
acquises, c’est injuste, tout le monde le voit bien. Or, cette mesure elle ne prendra effet,
elle ne commencera à s’appliquer pour les plus jeunes de ceux qui sont atteints, que en 2016.
2016, c’est dans 6 ans. Il serait sage que le gouvernement dise : « Cette
mesure-là, nous allons fixer un rendez-vous pour que d’ici 6 ans, dans 6 ans, en 2016, elle
soit réexaminée, en voyant les gouvernants nouveaux, si on a pu faire des avancées, si elle est
légitime ou pas. Selon moi, maintenir à 65 ans le droit de faire valoir ses droits et pas plus que
ses droits, ça me paraît normal, ça c’est la première chose.
Patrick Cohen Donc on renvoie le problème à plus tard ?
François Bayrou
Non, je n’ai pas dit ça.
Patrick Cohen C’est exactement le compromis qu’a proposé hier Dominique de Villepin.
François Bayrou C’est le compromis qu’a proposé François Bayrou depuis longtemps, François
Chérèque depuis longtemps aussi, il y a un confluent de raison, me semble-t-il, qui fait que de ce
point de vue-là, on peut avancer des choses. Y’a une deuxième chose qu’on peut faire et
ça va être dans la discussion au Sénat, j’espère que le Sénat va s’en saisir,
c’est pour la pénibilité, de créer un fonds comme pour les accidents du travail. Auquel
contribueraient les entreprises qui offrent des travaux pénibles ou qui font faire des travaux
pénibles, de même que contribuent d’avantage les entreprises qui font faire des travaux qui
risquent l’accident du travail. Y’a deux pistes : 67 ans et pénibilité, de ce
point de vue-là, il me semble qu’on devrait progresser. Est-ce qu’il est encore
temps ? Je n’en sais rien, je trouve que le climat d’épreuve de force ou
d’indifférence à ce qu’il se passe en France est risqué.
Patrick Cohen Bon. Mais vous pensez que le gouvernement doit bouger et ne doit pas rester campé sur la
position qui a encore été appliquée par François Fillon hier soir.
François Bayrou Je pense qu’il devait bouger depuis le début. La méthode, à supposer qu’il y ait
une méthode, la méthode qui a été suivie depuis le début, c’est une méthode qui a fait
qu’on a gâché toutes les chances de succès d’une réforme que, pourtant, tout le monde
pensait indispensable. Je ne sais pas si vous avez écouté attentivement. Dans les déclarations du
PS depuis quelques jours, de dirigeants du Parti Socialiste, il y a des inflexions. Ils ne
demandent plus le retrait de la réforme. Ils demandent que l’on réfléchisse à
l’aménagement. Tout le monde, ou presque, exprime une nécessité qui est tout de même
fondamentale, qui est qu’il y ait plus d’actifs par rapport au nombre des pensionnés,
et le PS propose de le faire en allongeant la durée du travail et en augmentant les pénalisations.
Ce qui veut dire, en effet, des petites retraites pour ceux qui partiraient avant d’avoir
acquis ces annuités. Je trouve que c’était une réforme qui était mûre. Que tout le monde, au
fond, et si vous écoutez bien les responsables syndicaux, vous allez trouver qu’ils sont, au
fond, sur la même ligne et raisonnables, enfin, ils tiennent comme ils peuvent en face d’une
base qui ne veut plus trop les suivre, mais les responsables syndicaux eux-mêmes savent bien
qu’une réforme était nécessaire, cette réforme était mûre, je trouve que la méthode qui a été
suivie, en fait, c’est un immense gâchis et qui rend la situation dangereuse
aujourd’hui.
Patrick Cohen La fiscalité, le bouclier fiscal qualifié ici même par François Baroin de symbole
d’injustice ne semble pas promis, désormais, à un grand avenir, vous êtes content, François
Bayrou ?
François Bayrou Et bien c’est ce que je demande depuis longtemps, encore faut-il qu’on ait une
réforme équilibrée. Je vais vous surprendre, je crois que la réforme fiscale est plus facile à
faire qu’on ne le dit. Ou qu’on ne le croit. Je pense que l’on peut tout à fait
trouver une réponse qui permette à la fois d’avoir une fiscalité raisonnable, et pas
déraisonnable et en même temps que les plus riches participent, que l’impôt sur le patrimoine
ou le capital soit réécrit, de manière que tout le monde soit assuré que ce n’est pas parce
qu’on est le plus riche qu’on va payer le moins. Ce qui est la situation créée par le
bouclier fiscal.
Patrick Cohen En même temps, vous, vous avez milité, vous avez plaidé pour une réforme de l’ISF dans
le passé avec un taux d’imposition moins élevé.
François Bayrou Mais je suis pour une réforme de l’ISF et je prends tendez-vous, tout le monde la fera.
C’est-à-dire que même ceux qui prétendraient le contraire, ils feront cette réforme, parce
que cet impôt, comme vous le voyez bien, est un impôt qui est mal ficelé, mal fait et qui provoque
tellement, au fond, de conséquences négatives, moi je suis pour qu’on explore la piste de la
transformation de l’ISF pour que cette partie d’ISF soit imputée sur l’impôt sur
le revenu des plus riches, de manière qu’on ait plus besoin que la question du bouclier
fiscal soit réglée et je suis pour la création d’une tranche supplémentaire d’impôt sur
le revenu.
Patrick Cohen Ca veut dire qu’on ne taxerait plus le patrimoine mais le travail et les revenus ?
François Bayrou Non, pas du tout. Ca veut dire qu’à l’impôt sur le revenu, on ajouterait une
partie du revenu du patrimoine.
Patrick Cohen D’accord, j’ai compris. La TVA sociale, ça veut dire une hausse du financement de
la TVA affectée à la Sécurité Sociale, votre ministre du budget ou tout du moins celui qui est
chargé du budget dans votre Shadow Cabinet, Jean-Jacques Jegou, lui, est favorable à une TVA
sociale. Et vous, François Bayrou ?
François Bayrou Oui, moi je suis prudent. Je veux bien que l’on m’explique, j’ai des débats
sur ce sujet avec Jean Arthuis, en particulier, avec Jean-Jacques Jegou depuis très longtemps. Ca
veut dire quoi TVA sociale ? En une phrase : Ca veut dire qu’on fait payer aux
consommateurs la partie de charges sociales qui est actuellement assumée par ceux qui achètent les
produits français à l’étranger. C’est ça que ça veut dire, simplement. Donc ça cible
beaucoup les retraités, et ça cible beaucoup ceux pour qui la consommation est une part très
importante du budget.
Patrick Cohen Mais c’est favorable aux producteurs français.
François Bayrou Oui, peut-être, je demande qu’on me le prouve. Je ne suis pas fermé, mais vraiment, je
demande qu’on étudie cette question et que l’on ne considère pas qu’il y a là
quelque chose, vous entendez, je fais claquer mes doigts en même temps, qui permet de régler tous
les problèmes du pays d’un seul coup. Je suis sceptique sur ce sujet.
Patrick Cohen On reparle de la réforme des retraites avec au standard d’Inter une volée de questions,
comme souvent, chaque fois qu’il y a un homme politique à ce micro, ce qui arrive assez
régulièrement, sur les retraites des députés. « Je voudrais savoir quand est-ce que les hommes
politiques vont réformer leurs propres régimes de retraites », nous demande Evelyne de
l’Eure, « Qu’en est-il des retraites des députés ? », nous dit
Marie-Odile de Fontainebleau, « Il paraît que les députés ont voté contre la réforme de leur
système de retraites, est-ce vrai ? » nous demande Patrick d’Avignon.
Qu’avez-vous voté, François Bayrou ?
François Bayrou J’ai voté contre le texte présenté par la gouvernement, en partie à cause de cela et si
vous avez suivi mes interventions à la tribune, elles disaient : « Vous ne pouvez pas
voter le report à 67 ans pour ceux dont les carrières sont incomplètes, alors que vous avez
vous-même, tous les parlementaires et beaucoup d’autres régimes en France, une situation dans
laquelle on vous donne la retraite, même si vous n’avez pas les annuités qui vont
avec ». Et donc je suis pour la mise en conformité du régime des parlementaires, en
particulier sur la durée des cotisations, avec le régime qu’ils ont eux-mêmes voté pour les
Français.
Patrick Cohen Qui a bloqué l’envie de réforme d’aller plus loin ?
François Bayrou Oh, dans ces cas-là, vous savez, j’ai l’impression que l’enthousiasme sur
tous les bancs, comme on dit, n’est pas immense. Mais, il faut que nous sachions cela. Si
nous sommes incapables de traiter ce genre de question et de faire que les hommes politiques aient
non pas une situation exemplaire, comme ça a été dit souvent, mais la même, ou en tout cas qui se
rapproche suffisamment de celle des Français, pour qu’on considère qu’ils sont honnêtes
et qu’il n’y a pas deux poids, deux mesures, ceci, un jour, sera explosif.
Patrick Cohen Patrick, donc, nous appelle de Haute-Normandie. Bonjour Patrick.
Patrick Bonjour monsieur. Bonjour monsieur Bayrou.
Patrick Cohen Nous vous écoutons.
Patrick J’ai une question d’ordre un peu plus technique. Je me demande pourquoi, au lieu
de privilégier en permanence l’âge de départ à la retraite, qui est une sorte de chiffon
rouge, on ne s’attache pas d’avantage à la durée de cotisation, qui serait un critère
extrêmement juste, j’en donne un exemple. Lorsque quelqu’un a travaillé à partir de 18
ans et un mois, il devra travailler jusqu’à 62 ans, une autre personne qui aurait travaillé à
partir de 21 ans et 6 mois, aujourd’hui, telle qu’est présentée la réforme, devra
travailler 3 ans et demi de moins. Donc, tout ça me paraît terriblement injuste, et en plus, ça
agite, j’allais dire, le critère de l’âge, qui cristallise aujourd’hui toutes les
rancœurs.
Patrick Cohen François Bayrou vous répond.
François Bayrou Il y a quelque chose de tout à fait juste dans ce que vous avez dit, monsieur, c’est
que ce système ne trouvera pas son équilibre, tant qu’on aura pas, en effet, réussi à rendre
la retraite en grande partie proportionnelle à la durée de cotisation. C’est le principe de
la retraite par points que je défends, comme vous savez, depuis 10 ans, alors, retraite par points,
c’est un mot qui peut être piégeux, en tout cas par comptes individuels, qui permet à chacun
de savoir où il en est et de décider lui-même de son âge de départ à la retraite en fonction des
cotisations qu’il a obtenu. Mais y’a une réponse précise à faire à ce monsieur,
pourquoi est-ce qu’on a poussé à 62 ans ? Parce que si on ne l’avait pas fait, il
aurait fallu allonger bien d’avantage encore la durée de cotisation pour trouver
l’équilibre du régime. Or, je considère que 41 ans et demi, comme c’est programmé dans
la réforme, c’est déjà beaucoup, le parti socialiste envisage d’aller au-delà de 41 ans
et demi…
Patrick Cohen Sans être précis, pour le PS.
François Bayrou Oui, mais ils disent qu’il faudra allonger et, plus grave, ils disent qu’il
faudra augmenter les pénalisations. Si vous augmentez les pénalisations, et bien ça veut dire que
ceux qui partent avant d’avoir leurs annuités partent avec des retraites extrêmement basses.
Or, qui est touché dans ce cas-là ? Et bien c’est tout ceux qui ont eu des carrières
incomplètes ou tout ceux qui ont fait des études. Parce que quand vous entrez dans la vie
professionnelle à 25 ou à 26 ans, ou 27 ans, comme c’est le cas de tous ceux qui font des
études, alors vous êtes extrêmement pénalisé, ça veut dire que si vous n’avez aucun accident,
ça veut dire que vous devez travailler jusqu’à 68 ou 69 ans. Et bien, pour moi, ça
n’est pas justice non plus. Parce que ceux qui font des études, ça n’est pas des
parasites, ils vivent pas au crochet de la société, ils rendent service à la société en faisant des
études, et d’une certaine manière, le temps des études, c’est pas un temps inutile,
donc je suis, pour ma part, très réservé à l’égard de ceux qui envisagent une augmentation
continue du temps de cotisation.
Patrick Cohen Donc, pour répondre précisément à Patrick, si on se focalise et si le gouvernement a mis dans
son projet des bornes d’âge telles que 62 et 67 ans, c’est pour des raisons économiques
ou pour des raisons financières ?
François Bayrou C’est pour des raisons comptables.
Patrick Cohen Oui, pour assurer le financement du système.
François Bayrou Ca permet le financement du système sans allonger considérablement la durée de cotisation,
y’a une de ces bornes d’âge que je considère comme raisonnable : 60 à 62 ans en 8
ans, et y’en a une autre que je considère comme injuste, c’est celle de 67 ans.
Patrick Cohen C’est noté, Alain nous appelle de l’Yonne, bonjour Alain.
Alain Oui, bonjour.
Patrick Cohen Nous vous écoutons.
Alain Merci de prendre mon appel. Voilà, comme question à poser à monsieur Bayrou, la question
suivante, monsieur Bayrou, vous avez été ministre de l’éducation nationale, imaginez-vous un
enseignant de 65 ou 67 ans face à des bambins avec des douleurs liées à l’âge, il y a 20 ans,
les instituteurs avaient le droit de partir à 55 ans, maintenant on nous propose 65 ou 67, ce
départ à 55 ans n’était-il pas la reconnaissance de la pénibilité du métier ? Voilà,
merci de répondre, s’il vous plaît.
Patrick Cohen Merci Alain, François Bayrou…
François Bayrou D’abord, ce n’est pas 67 ans. J’espère que pour les enseignants qui
entrent, moi-même, j’ai passé le concours à 22 ans, donc on voit bien jusqu’où ça mène,
en tout état de cause, tous les métiers, naturellement, on voudrait qu’ils s’arrêtent
de manière raisonnable. Mais y’a une chose que je sais, c’est que en plus de la
réflexion qui a été faite sur la durée de cotisation, y’en a une autre qu’il faut
faire. Comment faire pour que l’on puisse concilier le maintien dans le travail et le départ
progressif à la retraite ? Comment faire pour que l’on puisse, par exemple à mi-temps,
pendant 3 ou 4 ans, préparer en même temps son temps de retraite, et continuer, en même temps, à
assumer une partie de cette tâche ? C’est cette souplesse-là qui permet de concilier
progressivement fin du travail et début de la retraite et qui permettrait d’avoir, à
l’âge qu’on évoque, 63 ou 64 ans, qui sont tout de même pas des âges insupportables,
tous les professeurs d’université travaillent au-delà de 65 ans, et ils ont en face
d’eux des filles et des garçons qui ont 20 ans, donc je pense que si on trouvait
progressivement une articulation entre travail et retraite, on aurait fait du meilleur travail que
ce texte brutal.
Patrick Cohen Question de Thomas Legrand.
Thomas Legrand Tout à l’heure, quand vous parliez avec Patrick Cohen du malaise social, de la grève,
vous avez fait une description assez factuelle de ce qu’il se passait, vous avez dit ce que
vous feriez, ce que le gouvernement devrait faire, mais je voudrais savoir, est ce que vous
comprenez ce mouvement qui est soutenu, à peu près, à 71 pour cent, comment vous décririez
d’abord, ce malaise diffus et est-ce que vous le comprenez et qu’est ce que vous avez à
dire aux gens qui participent à ce mouvement ? Est ce que vous dites
« arrêtez ? ». Est-ce que vous dites « Je vous comprends ? ». Est-ce
que vous dites « continuez ? ».
François Bayrou J’ai été frappé de l’expression malaise diffus dans la revue de presse
qu’on a entendu. Et vous aussi, puisque vous reprenez l’expression. J’ai été
frappé parce que je crois que le mouvement qui est en cours dépasse désormais les retraites.
Y’a eu pendant longtemps un conflit ou un affrontement sur la question des retraites,
d’ailleurs c’était pas toujours complètement cerné, mais aujourd’hui, c’est
beaucoup plus large. Et je pense que la succession des affaires, affaire Bettencourt, affaire du
bouclier fiscal, affaire Tapie, la succession de ces affaires a crée un sentiment
d’exaspération qui est très lourd dans l’opinion et ce sentiment d’exaspération
il tourne autour de la conviction de l’injustice. Et donc, non seulement je le comprends,
mais il y a beaucoup de temps que je tire la sonnette d’alarme sur ces sujets que je viens
d’évoquer à l’instant. Alors je pense que la situation est, comme je l’ai dit,
devenue très risquée, l’affrontement est très lourd, il tourne autour des fondamentaux de
l’action du gouvernement et ce sont ces fondamentaux qui sont en cause aujourd’hui.
Thomas Legrand Oui, mais vous avez dit ce que vous souhaiteriez que le gouvernement fasse, qu’est ce
que vous dites aux grévistes ?
Patrick Cohen Parce que ce que l’on retient de votre intervention, François Bayrou, c’est que
vous n’êtes ni dans le camp du gouvernement, ni dans le camp des syndicats,…
François Bayrou Ben je suis comme beaucoup de Français, je considère que le gouvernement non seulement
s’est trompé, mais qu’il suit une politique qui, depuis longtemps est une politique qui
va dans la mauvaise direction pour le pays et en même temps, je ne veux pas être de ceux qui
mentent aux Français en leur laissant croire pourrait être évitée.
Patrick Cohen C’est la gauche des illusions que vous avez dénoncée ?
François Bayrou Oui, je refuse et j’ai observé que même au PS, maintenant, ça commence à changer
d’ambiance sur ce sujet. Je ne veux pas être de ceux qui mentent. Tant que je le pourrais.
Patrick Cohen Donc, vous dîtes aux cheminots de remonter dans leurs locomotives ?
François Bayrou Non, ce sont des formulations caricaturales. Je ne veux pas en avoir, précisément pas.
Précisément, je veux qu’ils soient entendus, qu’il y a en France des responsables
politiques qui, un, n’approuvent pas, depuis des années, ce qu’on est en train de faire
dans notre pays, la manière dont on le fait et les orientations qui sont choisies, et qui, en même
temps, ne veulent pas être dans l’illusion ou le mensonge ou une démagogie qui serait
mortelle dans le pays. Je ne veux pas participer à ces mensonges-là, donc je le dirais tant que je
le devrais, je suivrais cette ligne.
Patrick Cohen Et une dernière très factuelle, alors, on voit que les blocages continuent de se
multiplier…
François Bayrou Ils vont se multiplier.
Patrick Cohen François Fillon a-t-il raison d’afficher sa fermeté là-dessus et d’annoncer
qu’il ne laissera pas bloquer le pays ?
François Bayrou Oh, il est dans son rôle, c’est le rôle de tout gouvernement de ne pas laisser bloqué
le pays.
Patrick Cohen Donc d’envoyer les forces de l’ordre quand c’est nécessaire ?
François Bayrou Tous les gouvernements l’ont fait, comme vous savez. Encore faudrait-il, parce que vous
pouvez pas laisser un pays paralysé complètement, soyez en face des responsabilités et qui que ce
soit, y compris autour de cette table, qui se trouverait dans une situation comme celle-là. Encore
faut-il ouvrir la porte du dialogue. Vous ne pouvez pas avoir un mouvement en face de vous, en
ayant simplement une attitude frontale, en disant niet, niet et niet ! Y’a des moments,
en tout cas, quand on considère que l’essentiel est en jeu, où il faut examiner les raisons
de ceux que vous avez en face de vous, être capable de les entendre et de choisir une attitude
différente.
Patrick Cohen Une question de Bernard Guetta.
Bernard Guetta Juste une petite remarque supplémentaire sur le climat sociopolitique, je crois que une des
dimensions du problème, est que, aujourd’hui, une part significative de la droite et je ne
dis pas du centre, de la droite, en France, est aussi exaspérée par le pouvoir politique que
l’est la gauche. Et ça, c’est une dimension, dans un conflit social de cette
importance, qui est tout à fait nouvelle dans l’histoire contemporaine du pays.
Thomas Legrand Quand on a entendu Dominique de Villepin hier et depuis quelques jours et quand on vous
écoute, y’a beaucoup de similitudes, c’est pas nouveau, mais là, sur les solutions
concrètes pour sortir du conflit, c’est quasiment pareil. Votre vision de la retraite, la
borne de 67 ans, c’est la même, qu’est ce qui vous différencie et pourquoi vous êtes
tous les deux séparés ?
François Bayrou Parce qu’il est à l’UMP. Il est adhérent à l’UMP et moi, j’ai au
contraire bâti un mouvement politique.
Patrick Cohen Ca, c’est un détail maintenant, ça.
François Bayrou Et bien, oui c’est un détail, enfin, ça veut dire quelque chose. Ca veut dire
qu’il considère que son camp, c’est le camp du gouvernement. Que son parti, c’est
le parti de l’UMP.
Patrick Cohen Quand on l’écoute,…
François Bayrou Mais, c’est le choix qu’il a fait. Vous dites « pourquoi vous n’êtes
pas ensemble ? ». Parce qu’il a fait ce choix d’adhérer à l’UMP et que
moi j’ai récusé l’UMP depuis le jour de sa fondation. Parce que je considérais
qu’il y avait là une prise de contrôle par une partie du RPR.
Patrick Cohen Ca c’est stratégique. Mais quand vous l’écoutez, vous-vous dîtes « il a
raison » ou pas ?
François Bayrou Non, je dis simplement que nous disons des choses qui sont semblables et que c’est
heureux. Et nous ne sommes pas les seuls. Si vous écoutez avec attention, je vais dire des noms, si
vous écoutez avec attention Dominique Strauss-Kahn, il dit la même chose. Quand il parle, il dit la
même chose. Si vous écoutez François Hollande, il dit à peu près la même chose.
Patrick Cohen La borne des 62 ans, François Hollande n’est pas d’accord avec vous.
François Bayrou Oui, enfin, si vous entendez le ton, vous verrez que c’est la même chose. Si vous
écoutez, y compris les inflexions récentes de Martine Aubry. J’ai été frappé que dans son
émission, Martine Aubry, au lieu de choisir la ligne la plus radicale qui avait été à un certain
moment la sienne, elle a choisi une ligne, malgré le ton, elle a choisi une ligne, en effet, assez
modérée. Il y a une majorité alternative en France. Vous entendez ça ? C’est une bonne
nouvelle, pour les français qui nous écoutent. Il y a une majorité alternative en France.
Patrick Cohen Donc, vous penchez plutôt dans une majorité avec un accord à gauche ?
François Bayrou Non, mais, essayez de…
Patrick Cohen Non, mais je reprends la liste des noms…
François Bayrou Très bien ! Si vous voulez faire ce genre de jeu, moi en tout cas je ne m’y
prêterais pas autant que possible.
Patrick Cohen Non, mais c’est vous qui avez commencé.
François Bayrou Ce que je veux dire, c’est qu’il existe un accord central de gens raisonnables,
les uns, bon, avec des parcours différents, mais de gens, pas seulement raisonnables, enthousiastes
pour le pays sur des bases différentes de celles que nous sommes en train de vivre. Parce
qu’il ne s’agit pas de mettre la raison sous l’éteignoir, avec comme ça, un ton
qui soit un ton de modération qui endorme. Il s’agit de bâtir un projet qui soit un projet de
vitalité pour le pays, pour qu’on en sorte, pour qu’on aille mieux…
Besoin d'un accord enthousiaste pour une majorité alternative en France !
Posté par : citizenet | 20 octobre 2010 11:48
Oui, il existe aujourdhui une majorité de citoyennes et de citoyens, qui comme les 7 Français
sur 10 daccord avec le mouvement actuel opposés aux modalités injustes de la réforme des
retraites, sauront se réunir le moment venu, doù quils viennent, autour dun
projet CENTRAL initié par le Mouvement Démocrate !
Que ce projet soit dorigine centriste est plutôt dans la logique naturelle des choses,
mais de la même façon que la conviction dinjustice de cette majorité dopposants au
gouvernement actuel sous tutelle dun Président monomaniaque du pouvoir, dépasse largement le
débat sur les retraites, nous devons convenir que si François Bayrou « doit » être élu en 2012 pour
réparer avec une équipe pluraliste tout ce gâchis, cela ne pourra se faire quen provoquant
ladhésion à un COMPROMIS CENTRAL du plus grand nombre de celles et ceux qui devrons dépasser
largement leurs intérêts personnels ou partisans, pour bâtir ENSEMBLE une alternative
enthousiasmante qui ouvre enfin de nouveaux horizons générateurs despoir, afin
déclairer un peu un avenir bien sombre pour notre « pauvre » France, qui risque de crever de
son excédent de richesses si mal partagées.
Frilosité de l'opposition
Posté par : BlueFox | 20 octobre 2010 09:01
Ce qui est dommage c'est que l'ensemble de l'opposition est frileuse et ne revendique pas
clairement être du côté des manifestants et des grévistes.
Il manque dans le paysage politique quelqu'un qui tape du poing sur la table et qui, tout en
restant digne, n'ait pas peur de mâcher ses mots lorsqu'il donne son avis sur les agissements de
l'actuel gouvernement.
Nous sommes à l'air du paraître, les discours sont aseptisés, les phrases sont édulcorées.
Et, de ce fait, beaucoup de français considèrent cette tiédeur comme une non volonté de s'opposer
clairement.
Il serait bon aussi que monsieur Bayrou se montre un peu plus dans les villes de France et
qu'il se fasse connaître auprès de toutes les couches de la population. Ce n'est pas du côté des
médias nationaux qu'il trouvera un écho pour faire passer ses idées et sa véritable personnalité.
Les grands leaders émergent en s'adressant directement à leurs interlocuteurs, pas en
chargeant des journalistes de relater leurs propos.
une majorité alternative" à la politique de Nicolas Sarkozy, grâce à un "accord central de gens raisonnables" pour le pays
Posté par : regisr | 20 octobre 2010 07:50
OUI il y a une MAJORITE de français qui veulent un ACCORD central pour le pays... MAIS c'est accord
est combattu par les inetrêts de chaque leader DSK Hollande DDV autres..sinon on serait déjà aux
commandes avec le vrai Leader MODEM celui qui a dressé la voie au Zenith en Mai 2007 ..il y a 3 ans
déjà! ce MOUVEMENT quitté précipitemment par des "sans c...es" prédisant un mort subite ce ce
MOUVEMENT MAIS aujourd"hui tous sont là a vouloir reconquérir ce centre élargi.. ce n'est pas une
alternative à la politque de Sarkozy qui laisse penser (sens du mot alternative) que cette politque
SARKOTISTE reviendra après une expérience au centre! non ce n'est pas une alternative qu'il faut
c'est une REFORME pour une remise en forme de la politique Française dénaturée par SARKOZY et
adoubée par l'UMP a qui François a dit NON et pourquoi nous l'avons rejoint et créer le MODEM(
l'adoubement au moyen age était une cérémonie officielle à laquelle de nombreux nobles assistaient
et qui consistait à consacrer un homme comme chevalier du roi.)" ce qui est sûr c'est que cet
immense gachi va laisser des traces auprès de l'opinion public Sarkozy a atteint un but par contre
"faire taire le FN!".. on ne les entend plus certes!.." le Medef comme le dit ceratain posts aussi
se tait, PREUVE que Sarkozy a servi le FN et le MEDEF son réservoir de voix qui peut lui laisser
une chance en 2012 cette chance qui sera s'il réussit, un malheur pour le pays.. le MODEM est en
GREVE MORALE et cette greve elle tiendra sans faille jusqu'à la victoire car elle ne s'essoufflera
pas contrairement a celle de la gauche de la gauche desespérée qui s'épuise dans un combat
d'affrontement sans espoir. la gauche de la gauche montre encore ses limites avec ses idéologies du
siècle passé martine Aubry doit le reconnaitre et cesser d'appeler a Gauche Toute! régis78
@bobi: non les retraites par points ne sont pas une solution "de droite"
Posté par : coolfifi | 20 octobre 2010 01:45
Le régime par répartition actuel ne signifie pas que l'on ce que l'on va recevoir à la retraite
demain, n'a rien à voir avec le montant de nos cotisations tout au long de notre vie. Sinon il
serait facile d'attendre l'âge de la retraite sans avoir pris la peine de jamais contribuer aux
caisses de retraite, pour profiter plus tard de la contribution de nos plus jeunes qui voudront
bien travailler. Non le régime par répartition n'est pas incompatible avec un régime par points.
Simplement un régime de retraite par points est censé responsabiliser chacun devant sa retraite, le
motiver et surtout assurer un contrat transparent qui ne risque pas d'être remis en cause à un
moment de sa carrière où l'on n'aura plus aucune marge de manoeuvre pour rectifier sa retraite.
C'est avancer vers la retraite en ôtant le bandeau que l'on a sur les yeux quand on n'a pas des
revenus suffisants pour s'offrir des assurances vie conséquentes. A moins de concevoir un régime de
retraite où chacun toucherait le même montant de retraite quel que soit le travail accompli et le
nombre d'années travaillées, je ne vois pas, de projet qui pourrait se prétendre plus "de gauche"
qu'un système par points qui unifirait les dizaines de différents régimes actuels où chaque
coorporation campe sur ses privilèges petits ou grands et demande aux autres régimes ou aux
contribuables de payer les déficits de son régime.
C'est vrai que l'on aimerait voir davantage d'orange MoDem dans les cortèges, donc une prise
de position plus nette de solidarité avec les manifestants. Je comprends qu'il est difficile de
s'associer visuellement et physiquement aux côtés de Besancenot ou Mélenchon mais par ailleurs, nos
électeurs sont aussi syndiqués à la CFDT, et il serait normal de représenter des revendications
même modérées mais réalistes et lucides dans ces manifestations. D'autant que la démocratie a été
confisquée à la fois par l'absence de négociations véritables avant la mise au point du texte
soumis au Parlement puis ensuite par l'accélération de la procédure pour éviter les discussions à
l'Assemblée Générale, ou les diverses manoeuvres au Sénat. Même quelqu'un comme Marie-France
Garaud, que l'on peut difficilement taxer d'être gauchiste et mollassonne, pense et déclare que
cette réforme est particulièrement mal ficelée et inutile puisque tout le monde s'entend pour dire
qu'elle ne résoud rien, car au-delà de 4 ans, à nouveau elle ne serait pas financée.
Je comprends que le MoDem se voudrait du côté du réalisme et des petits entrepreneurs
créateurs, qui eux pâtissent énormément du blocage induit par ces grèves, manifestations et
blocages divers pour ne pas faire allusion aux violences. Mais eux aussi contribuent
proportionnellement bien davantage que les grandes entreprises et sont dans un état de fragilité
particulièrement inquiétant avec ou sans manifestations. Ils ont tout intérêt à ce que les
solutions proposées soient viables pour eux comme pour leurs salariés à long terme, pour ne pas
avoir sans cesse à absorber des changements qui compliquent chroniquement leur gestion et ajoutent
des casses têtes administratifs au travail qu'ils se sont choisi.
retour de manif à Metz
Posté par : austin | 19 octobre 2010 19:36
Voilà. Nous revenons de la manif de Metz .Bien que nous avions hésité, nous avons mis nos badges
.Imaginez que cela a intéressé certaines personnes dans le cortège .Il y avait une vraie empathie
et nous avons tout naturellement parlé de François Bayrou .Pas un mot de critique vis-à-vis du
mouvement .Des questions concernant la position du Modem au sujet des retraites. J'avoue que les
cornes de brume et autres sifflets nous ont rendus service .Ils nous ont évité de devoir rentrer
dans une discussion plus serrée .La position du Modem et surtout celle de ses leaders nous parait
quelque peu mollassonne.
Nous avons été émus par le courage et la ténacité des manifestants. Nous les avons trouvés
admirables.
Il y avait toutes sortes de catégories, des universitaires, des ouvriers du bâtiment, des
employés d'hôpitaux Une France courageuse. Un exemple. Un espoir.
Les derniers commentaires ... Tous les commentaires
Besoin d'un accord enthousiaste pour une majorité alternative en France !
Posté par : citizenet | 20 octobre 2010 11:48Oui, il existe aujourdhui une majorité de citoyennes et de citoyens, qui comme les 7 Français sur 10 daccord avec le mouvement actuel opposés aux modalités injustes de la réforme des retraites, sauront se réunir le moment venu, doù quils viennent, autour dun projet CENTRAL initié par le Mouvement Démocrate !
Que ce projet soit dorigine centriste est plutôt dans la logique naturelle des choses, mais de la même façon que la conviction dinjustice de cette majorité dopposants au gouvernement actuel sous tutelle dun Président monomaniaque du pouvoir, dépasse largement le débat sur les retraites, nous devons convenir que si François Bayrou « doit » être élu en 2012 pour réparer avec une équipe pluraliste tout ce gâchis, cela ne pourra se faire quen provoquant ladhésion à un COMPROMIS CENTRAL du plus grand nombre de celles et ceux qui devrons dépasser largement leurs intérêts personnels ou partisans, pour bâtir ENSEMBLE une alternative enthousiasmante qui ouvre enfin de nouveaux horizons générateurs despoir, afin déclairer un peu un avenir bien sombre pour notre « pauvre » France, qui risque de crever de son excédent de richesses si mal partagées.
Frilosité de l'opposition
Posté par : BlueFox | 20 octobre 2010 09:01Ce qui est dommage c'est que l'ensemble de l'opposition est frileuse et ne revendique pas clairement être du côté des manifestants et des grévistes.
Il manque dans le paysage politique quelqu'un qui tape du poing sur la table et qui, tout en restant digne, n'ait pas peur de mâcher ses mots lorsqu'il donne son avis sur les agissements de l'actuel gouvernement.
Nous sommes à l'air du paraître, les discours sont aseptisés, les phrases sont édulcorées. Et, de ce fait, beaucoup de français considèrent cette tiédeur comme une non volonté de s'opposer clairement.
Il serait bon aussi que monsieur Bayrou se montre un peu plus dans les villes de France et qu'il se fasse connaître auprès de toutes les couches de la population. Ce n'est pas du côté des médias nationaux qu'il trouvera un écho pour faire passer ses idées et sa véritable personnalité.
Les grands leaders émergent en s'adressant directement à leurs interlocuteurs, pas en chargeant des journalistes de relater leurs propos.
une majorité alternative" à la politique de Nicolas Sarkozy, grâce à un "accord central de gens raisonnables" pour le pays
Posté par : regisr | 20 octobre 2010 07:50OUI il y a une MAJORITE de français qui veulent un ACCORD central pour le pays... MAIS c'est accord est combattu par les inetrêts de chaque leader DSK Hollande DDV autres..sinon on serait déjà aux commandes avec le vrai Leader MODEM celui qui a dressé la voie au Zenith en Mai 2007 ..il y a 3 ans déjà! ce MOUVEMENT quitté précipitemment par des "sans c...es" prédisant un mort subite ce ce MOUVEMENT MAIS aujourd"hui tous sont là a vouloir reconquérir ce centre élargi.. ce n'est pas une alternative à la politque de Sarkozy qui laisse penser (sens du mot alternative) que cette politque SARKOTISTE reviendra après une expérience au centre! non ce n'est pas une alternative qu'il faut c'est une REFORME pour une remise en forme de la politique Française dénaturée par SARKOZY et adoubée par l'UMP a qui François a dit NON et pourquoi nous l'avons rejoint et créer le MODEM( l'adoubement au moyen age était une cérémonie officielle à laquelle de nombreux nobles assistaient et qui consistait à consacrer un homme comme chevalier du roi.)" ce qui est sûr c'est que cet immense gachi va laisser des traces auprès de l'opinion public Sarkozy a atteint un but par contre "faire taire le FN!".. on ne les entend plus certes!.." le Medef comme le dit ceratain posts aussi se tait, PREUVE que Sarkozy a servi le FN et le MEDEF son réservoir de voix qui peut lui laisser une chance en 2012 cette chance qui sera s'il réussit, un malheur pour le pays.. le MODEM est en GREVE MORALE et cette greve elle tiendra sans faille jusqu'à la victoire car elle ne s'essoufflera pas contrairement a celle de la gauche de la gauche desespérée qui s'épuise dans un combat d'affrontement sans espoir. la gauche de la gauche montre encore ses limites avec ses idéologies du siècle passé martine Aubry doit le reconnaitre et cesser d'appeler a Gauche Toute! régis78
@bobi: non les retraites par points ne sont pas une solution "de droite"
Posté par : coolfifi | 20 octobre 2010 01:45Le régime par répartition actuel ne signifie pas que l'on ce que l'on va recevoir à la retraite demain, n'a rien à voir avec le montant de nos cotisations tout au long de notre vie. Sinon il serait facile d'attendre l'âge de la retraite sans avoir pris la peine de jamais contribuer aux caisses de retraite, pour profiter plus tard de la contribution de nos plus jeunes qui voudront bien travailler. Non le régime par répartition n'est pas incompatible avec un régime par points. Simplement un régime de retraite par points est censé responsabiliser chacun devant sa retraite, le motiver et surtout assurer un contrat transparent qui ne risque pas d'être remis en cause à un moment de sa carrière où l'on n'aura plus aucune marge de manoeuvre pour rectifier sa retraite. C'est avancer vers la retraite en ôtant le bandeau que l'on a sur les yeux quand on n'a pas des revenus suffisants pour s'offrir des assurances vie conséquentes. A moins de concevoir un régime de retraite où chacun toucherait le même montant de retraite quel que soit le travail accompli et le nombre d'années travaillées, je ne vois pas, de projet qui pourrait se prétendre plus "de gauche" qu'un système par points qui unifirait les dizaines de différents régimes actuels où chaque coorporation campe sur ses privilèges petits ou grands et demande aux autres régimes ou aux contribuables de payer les déficits de son régime.
C'est vrai que l'on aimerait voir davantage d'orange MoDem dans les cortèges, donc une prise de position plus nette de solidarité avec les manifestants. Je comprends qu'il est difficile de s'associer visuellement et physiquement aux côtés de Besancenot ou Mélenchon mais par ailleurs, nos électeurs sont aussi syndiqués à la CFDT, et il serait normal de représenter des revendications même modérées mais réalistes et lucides dans ces manifestations. D'autant que la démocratie a été confisquée à la fois par l'absence de négociations véritables avant la mise au point du texte soumis au Parlement puis ensuite par l'accélération de la procédure pour éviter les discussions à l'Assemblée Générale, ou les diverses manoeuvres au Sénat. Même quelqu'un comme Marie-France Garaud, que l'on peut difficilement taxer d'être gauchiste et mollassonne, pense et déclare que cette réforme est particulièrement mal ficelée et inutile puisque tout le monde s'entend pour dire qu'elle ne résoud rien, car au-delà de 4 ans, à nouveau elle ne serait pas financée.
Je comprends que le MoDem se voudrait du côté du réalisme et des petits entrepreneurs créateurs, qui eux pâtissent énormément du blocage induit par ces grèves, manifestations et blocages divers pour ne pas faire allusion aux violences. Mais eux aussi contribuent proportionnellement bien davantage que les grandes entreprises et sont dans un état de fragilité particulièrement inquiétant avec ou sans manifestations. Ils ont tout intérêt à ce que les solutions proposées soient viables pour eux comme pour leurs salariés à long terme, pour ne pas avoir sans cesse à absorber des changements qui compliquent chroniquement leur gestion et ajoutent des casses têtes administratifs au travail qu'ils se sont choisi.
retour de manif à Metz
Posté par : austin | 19 octobre 2010 19:36Voilà. Nous revenons de la manif de Metz .Bien que nous avions hésité, nous avons mis nos badges .Imaginez que cela a intéressé certaines personnes dans le cortège .Il y avait une vraie empathie et nous avons tout naturellement parlé de François Bayrou .Pas un mot de critique vis-à-vis du mouvement .Des questions concernant la position du Modem au sujet des retraites. J'avoue que les cornes de brume et autres sifflets nous ont rendus service .Ils nous ont évité de devoir rentrer dans une discussion plus serrée .La position du Modem et surtout celle de ses leaders nous parait quelque peu mollassonne.
Nous avons été émus par le courage et la ténacité des manifestants. Nous les avons trouvés admirables.
Il y avait toutes sortes de catégories, des universitaires, des ouvriers du bâtiment, des employés d'hôpitaux Une France courageuse. Un exemple. Un espoir.