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5 janvier 2009
François Bayrou sur France Inter lundi 5 janvierFrançois Bayrou était l'invité de Nicolas Demorand sur France Inter ce matin.
Alors que Nicolas Sarkozy commence lundi en Egypte, Cisjordanie et Israël, une tournée éclair de deux jours au Proche-Orient, pendant qu'une mission européenne pilotée par le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, est également présente depuis dimanche dans la région, dans l'espoir d'obtenir un cessez-le-feu, François Bayrou a déclaré ce matin : "J'imagine que si Nicolas Sarkozy a choisi d'y aller, c'est parce qu'il a des éléments qui lui permettent de penser que cette visite va être utile", a-t-il déclaré, évoquant par exemple la possibilité d'obtenir un "cesser-le-feu" ou un "corridor humanitaire". "S'il pense qu'il a une chance de débloquer quelque chose, il a raison d'y aller, mais le risque c'est la dispersion", a-t-il ajouté, soulignant que M. Sarkozy n'était plus président de l'UE depuis le 1er janvier.... Selon le président du Mouvement Démocrate, "le fait qu'il y ait en concurrence et en même temps la délégation de l'Union européenne officielle et d'un autre côté le président de la République française peut faire courir un risque de dispersion". "Si vous avez chacun des pays de l'Union européenne qui s'exprime en son propre nom, ça veut dire évidemment que l'Union européenne n'a pas de voix et si l'Union européenne n'a pas de voix, eh bien nous ne pouvons pas nous faire entendre", a-t-il insisté. A propos du projet de réforme du gouvernement concernant le recrutement des enseignants du secondaire, François Bayrou, ancien ministre de l'Education nationale, s'est insurgé contre le fait que les enseignants soient "recrutés sur autre chose que la maîtrise de la discipline qu'ils auront à enseigner". "Je considère que c'est une régression très grave" contre laquelle il faut que "la communauté universitaire se mobilise", a-t-il dit. Déplorant la suppression, pour "le principal concours de recrutement des enseignants de l'enseignement secondaire", le Capes, des "épreuves disciplinaires : les langues pour les linguistes, les mathématiques pour les mathématiciens, le français, le latin et le grec pour les professeurs de lettres classiques", il a déclaré "c'est une régression incroyable parce que ça veut dire qu'on ne recrutera les enseignants que sur quelque chose de totalement subjectif qui est la capacité oratoire dans une épreuve pédagogique". Les futurs concours de recrutement des enseignants présentés en octobre par le gouvernement et
qui s'appliqueront dès la session 2010, seront organisés, sauf pour l'agrégation, en 4 épreuves,
contre de 4 à 8 actuellement selon les disciplines et les concours. Pour être admissibles, les
candidats devront passer deux épreuves écrites orientées sur le savoir académique, avec
éventuellement une partie portant sur la connaissance de "l'épistémologie" de la ou des
disciplines.
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Israël Palestine et diplomatie française
Posté par : coolfifi | 15 janvier 2009 22:39Je réagis aux posts trés chatouilleux sur l'indépendance de la voix de la France. Bien entendu, la France a encore le droit d'avoir une diplomatie et une politique étrangère indépendantes. Cependant en ce qui concerne la Palestine, il me semble que sa vision est largement partagée par l'ensemble des pays européens. Tous les pays européens souhaitent que les israëliens vivent en sécurité et que les palestiniens aient le droit de vivre libres dans un pays viable et dans des frontières respectées et acceptées par les deux parties. Si c'est uniquement pour "l'image de notre grandeur" qu'il nous faut prétendre nous mêler de ce conflit qui dure depuis plusieurs décennies, au détriment de l'efficacité, il est évident que nous ne ferons que perdre davantage de prestige et de crédibilité auprès de la communauté internationale. Certes, la France a un passé au Moyen Orient mais cela fait bien longtemps, du temps où nous étions aussi une puissance culturelle et économique. Nous ne le sommes plus et il n'y a guère que le Liban qui ait conservé un lien, au moins culturel avec notre pays. Israël n'a jamais écouté la voix de la France seule, pourquoi le ferait-il aujourd'hui? La France a besoin du poids économique de l'Europe. Elle n'a pas, seule, le poids suffisant pour stopper les offensives israeliennes. Certains politiques israeliens et américains ont depuis longtemps tout fait pour avantager les radicaux du Hamas et discréditer le fatah de Arafat auprès de la population palestinienne, afin d'affaiblir la cause politique de la Palestine dans le monde, en misant sur la crainte de l'islamisme radical et du terrorisme. Le retrait sans conditions de la bande de Gaza ne poursuivait pas d'autres buts que cette impasse dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Récipropquement, le Hamas en terrorisant par les tirs de rocket la population du sud d'Israël, gêne les partisans de la paix israëliens. Plus la population est exaspérée par les rockets venus de Gaza et plus la droite nationaliste et religieuse israëlienne gagne des voix. Plus Israël est impitoyable et injuste avec la population palestinienne et plus le Hamas gagne des voix. C'était la volonté de Sharon, on peut dire qu'il a gagné son pari. C'est une guerre des images et de propagande où dans les deux camps il y a des stratèges qui se moquent bien des malheurs des populations de part et d'autres des frontières et des murs. Bien sûr, il y a un état puissant et armé, contre une population miséreuse et sans défenses sauf que malheureusement, elle a remis son destin entre des mains beaucoup plus puissantes et manipulatrices. Les dirigeants du Hamas ont été formés par les frères musulmans égyptiens, les mêmes qui ont formé les activistes islamistes trés efficaces qui ont propagé le jihad dans le monde entier bien avant l'émergence des wahabites. Bayrou peut s'appesantir sur les malheurs atroces de la population palestinienne, c'est trés facile, mais cela ne résoudra rien. On peut faire des effets de manches sur la responsabilité et la cruauté du gouvernement israëlien actuel. Sauf que ça ne changera rien. Nous aimerions tous, qu'il y ait une solution simple, mais certains, des deux côtés, se sont amusés à rendre la situation aussi inextricable que possible. Et je crois que ce qui est en jeu désormais, est tout bonnement la survie de la Palestine. Il n'est même plus question de leur rendre un territoire plus ou moins grand et plus ou moins viable. Avec l'appui des Etats Unis, sans aucun contre pouvoir puissant et craint dans le monde, les israëliens ont beau jeu de ne laisser aucune chance de survie à ce peuple en jouant sur l'islamophobie et la crainte de l'islamisme radical et du terrorisme dans le reste du monde. Si même les juifs et les musulmans de France sont manipulés comment espérer, plus de lucidité sur une terre où tant d'innocents meurent. La diplomatie de la France sera grande non pas si elle se montre mais si elle parvient dans les coulisses à agir efficacement. Faire, plutôt que faire savoir. Je ne suis pas sûre que ce soit dans la psychologie de notre président.
Conflit Israelo Palestinien
Posté par : michel71 | 9 janvier 2009 19:25C'est vrai qu'il y a risque de dispersion; Nicolas Sarkozi n'est plus Président de l'Union. C'est vrai que la Présidence Tchèque s'est rendu dans la région. Mais n'a-t-on malheureusement pas entendu, un peu comme une rengaine que cette Présidence serait loin d'avoir le poids de la France? Et il n'en faut pas plus pour que Nicolas Sarkozi s'engage d'autant ques ces dernières semaines il est plus à son avantage à l'extérieur que sur les problématiques de politique intérieure. Ceci dit, c'est la classe politique toute entière qui devrait se lever d'un seul homme pour exiger l'arrêt immédiat des combats dont chacun connaît l'inégalité entre les parties. Si l'on place l'humain au centre on doit être révolté que des civils meurent chaque jour que ce soit d'un côté ou de l'autre. Ce soir encore le Premier Ministre Israélien indique que tsahal passera outre la résolution des Nations unies et poursuivra l'offensive. Michel S__ Président du Mouvement Départemental de Saône et Loire
tiède
Posté par : demorange | 9 janvier 2009 16:15La réaction de François Bayrou est est un peu décevante, il ne parle pas des centaines de civils sans défense, assasinés depuis le début de l'offensive.il rejette exclusivement la responsabilité sur le hamas, sans parler des avions de guerre qui bombardent sans merci la population de gaza, affamés et meurtris par un blocus total depuis un an et demi. il parle d'une guerre or une guerre se déclare entre deux armées, deux puissances militaires ou deux parties à armes égales, ici il s'agit d'une offensive. J'apprécie beaucoup Mr Bayrou mais là je suis très perplexe et confus car il s'honnerait daventage en prenant, objectivement partie pour la défense des droits de l'homme, de la liberté, de la justice et, contre le crime.
Capes
Posté par : cogito | 6 janvier 2009 23:10Bonjour, Vous avez raison de réagir aux idées du gouvernement à propos du mode de recrutement des futurs profs. Leur projet repose sur l'écomonie à tout prix et une profonde méconnaissance des subtilités des concours. Le savoir est en train de céder du terrain à la technique, à l'utile, à l'astuce et à ce que Philippe Delerm nomme dans 'Le Portique' le 'nouveau catéchisme pédagogique'. Le président et le gouvernement inquiètent de plus en plus de gens, sur de nombreux sujets: nomination (et éviction) du président de France télévisions, "détection" de la délinquence à 3 ans (!!!), contrôle du pouvoir judiciaire, etc. Va-t-on vers un pouvoir autoritaire? Où cela va-t-il s'arrêter? Pourquoi en est-on arrivé là?
la France est un Etat, pas une province sous tutelle
Posté par : lerepublicain | 6 janvier 2009 15:05... la France à ses intérêts et sa diplomatie dans le monde, qui sont liés a son histoire, à la culture francophone... qui tout du moins au moyen orient lui donne nettement plus de chance de succès que la diplomatie du pays présidant l'UE, la république Tchèque. Nous avons une histoire avec le Moyen Orient, le Liban que n'ont pas les autres pays européens. Arrêtons de sous-traiter nos fonctions régaliennes a cette Europe technocrate. Les Usines, comme le pouvoir, ne doivent pas être délocalisées, ni a Pékin, ni a Bruxelles !